Eric Edenwald, né le à Colmar, est un résistant de la police municipale de Colmar resté en poste au sein de l'administration nazie en Alsace annexée de fait pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est mort fusillé le au camp de concentration de Dachau.

Biographie Eric Edenwald est le fils d'un employé des chemins de fer. Il obtient son certificat d'étude et quitte l'école à quatorze ans. Il travaille ensuite dans l'entreprise de textile colmarienne Kiener et Compagnie, au département expédition.

D' à , il effectue son service militaire au régiment d'artillerie de campagne à Colmar.

En septembre 1935, il passe le concours d'entrée de la police et en sort major de promotion. Après une année de stage, il prend ses fonctions le comme inspecteur de la Sureté au sein de la Police municipale de Colmar.

En il est mobilisé et participe à la campagne de France de . Quand elle se termine, son régiment est replié dans le sud de la France où il est démobilisé le . Il rentre chez lui à Beblenheim.

Après l'annexion de fait de l'Alsace, il conserve son poste et entre ainsi dans l'administration nazie. En , il est contraint de faire un stage de recyclage (Umschulung) au sein de l'école des cadres de la police à Berlin-Charlottenburg.

Très rapidement après l'annexion, un groupe de policiers résistants se crée au sein de la police colmarienne. Eric Edenwald en fait partie avec Frédéric Hunsinger, René Hirlemann et Armand Walter.

Leurs rapports avec la Gestapo sont très limités, aussi Eric Edenwald recrute un ami, Othon Klumpp responsable du téléscripteur de la Gestapo de Colmar et Suzanne Zipfel qui est secrétaire à la Gestapo locale. En ayant accès aux messages de la Gestapo, le groupe peut prévenir les personnes avant leur arrestation.

Eric Edenwald entre également en contact avec d'autres mouvements de résistance comme ceux d'Eugène Hussmann, Jean-Jacques Rinck ou Alfred Weninger. Il s'engage dans l'aide à l'évasion en fournissant de faux papiers. Grâce à Alphonse Hurth, employé au bureau de recensement de la ville de Colmar, le groupe dispose d'un important stock de cartes d'identité vierges. Son épouse Émilie se charge de les remplir, Eric Edenwald leur applique les tampons du service de police et Charles Baumann, employé de l'imprimerie Lorentz réalise les faux cachets.

Le , Eric Edenwald prévient Eugène Hussmann, Joseph Rey et Ernest Brenckmann qu'ils vont être arrêté par la Gestapo. Ces deux derniers sont quand même arrêtés.

Avec Frédéric Hunsinger, il s'engage au sein du réseau Famille Martin des Forces française combattantes (FFC) par l'intermédiaire de l'employé des eaux et forêt François Faller et du rédacteur Jean Hardt de Mulhouse. Ils fournissent de nombreux renseignements grâce à leur profession.

En , le groupe de policiers résistants est démantelé. Albert Schuh est arrêté le 2, Jean Gunther le 8 et Jean-Jacques Rinck le 14. Eric Edenwald est arrêté le avec Frédéric Hunsinger pour aide à l'évasion et transmission de fausses pièces d'identité. Ils sont emprisonnés à Colmar puis le 19 à Strasbourg et le 28 au camp de sûreté de Vorbruck-Schirmeck. Le , ils sont transférés à la prison de la rue du Fil à Strasbourg. Par la suite ils sont détenus à la prison de Stadelheim à Munich pour être jugé le par le Oberste SS und Polizeigericht, le tribunal de la police et de la SS. Ils sont condamnés à la peine de mort pour trahison et vol. Ils sont transférés au camp de concentration de Dachau où ils sont fusillés le .

Son épouse Émilie Edenwald est arrêtée le par la Gestapo. Elle est emprisonnée à Colmar, puis transférée le 26 à Mulhouse et enfin au camp de sûreté de Vorbruck-Schirmeck . Le , elle est envoyée à la prison de Fribourg-en-brisgau où elle est jugée le par le qui la condamne à un an de prison. Elle est libérée le .

Reconnaissance Une plaque commémorative à l'Hôtel de Police de Colmar. Inscription de son nom sur la plaque commémorative posée sur le mur de la tour de l’église des Dominicains à Colmar pour les résistants colmariens morts pour la France. Cette plaque est inaugurée par le général de Gaulle le .

Distinctions Il est reconnu « Déporté résistant » et « Mort en déportation ».

par décret du .

par décret du .

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

DVD pédagogique . .

Articles connexes Annexion de l'Alsace (1940) Annexions de l'Alsace-Lorraine Résistance en Alsace et en Moselle annexées Liste de résistants alsaciens Chronologie de l'Alsace annexée entre 1939 et 1945 Liens externes

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