Alphonse, Ambroise Hurth, né le à Ingersheim, est un résistant employé municipal de la ville de Colmar resté en poste au sein de l'administration en Alsace annexée pendant la Seconde Guerre mondiale. Il est guillotiné le 22 septembre 1944 à Bruchsal.

Biographie Alphonse Hurth travaille dans les bureaux des usines Herzog et Kiener puis il entre aux services municipaux de Colmar comme employé de bureau de recensement de la ville.

En , il épouse Marguerite Schilinger née le à Wintzenheim. Il a quatre enfants.

Après l'annexion de fait de l'Alsace, il entre en contact avec Eric Edenwald, Frédéric Hunsinger, René Hirlemann et Armand Walter qui travaillent dans la police Colmarienne.

Comme Eric Edenwald et Frédéric Hunsinger, il s'engage au sein du réseau Famille Martin des Forces Françaises Combattantes (FFC). Sa mission est de dérober des vierges que remplit Émilie Edenwald. Eric Edenwald leur applique les tampons du service de police et Charles Baumann, employé de l'imprimerie Lorentz réalise les faux cachets. Au total il subtilise une cinquantaine de cartes.

Ainsi il participe aux filières d'évasion. Il est en contact avec d'autres mouvements de résistance comme ceux d'Eugène Hussmann, Jean-Jacques Rinck, Joseph Rey, Jean Metzger (le responsable du réseau Famille Martin pour Colmar), Robert Oberlin et Martin Busser.

En le groupe de résistants policiers est démantelé. Alphonse Hurth est arrêté le à la mairie d'Ingersheim. Il est emprisonné à Colmar puis le 28 au camp de sûreté de Vorbruck-Schirmeck. Le il est transféré à la prison de la rue du Fil à Strasbourg. Le il est envoyé à la prison de Fribourg-en-Brisgau où il est jugé le par le Volksgerichtshof (tribunal du peuple) qui le condamne à mort « pour haute trahison et intelligence avec l'ennemi ». Face aux accusations des juges, il répond : « Je suis français ». Il est déporté à Stuttgart puis à Bruchsal.

Il est guillotiné le . Son corps est transporté à l'université de Heidelberg où les troupes américaines le trouve parmi d'autres corps. Il est incinéré et la Croix-Rouge française rapatrie son urne funéraire à Ingersheim. Il est inhumé le lors d'une cérémonie en présence de la population.

Reconnaissance Il est reconnu « mort pour la France » et « déporté résistant ».

Distinctions

à titre posthume le avec la citation suivante :

à titre posthume. par décret du . de par son statut de « déporté résistant ».

Reconnaissance Nommé sous-lieutenant des Forces Françaises Combattantes (FFC) à titre posthume. Une plaque commémorative à l'Hôtel de Police de Colmar. Son nom sur le monument au morts de la commune Ingersheim.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

DVD pédagogique.

Articles connexes Annexion de l'Alsace (1940) Annexions de l'Alsace-Lorraine Résistance en Alsace et en Moselle annexées Liste de résistants alsaciens Chronologie de l'Alsace annexée entre 1939 et 1945 Liens externes

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