L'Institut Sainte-Marie est un établissement scolaire de Bruxelles, fondé à Schaerbeek en 1879.
Initialement situé rue des Palais, l'Institut a déménagé vers la chaussée de Haecht, au n°164, au début du . Longtemps réservé aux garçons (les filles fréquentaient l'"Institut des Dames de Marie"), l'établissement est aujourd'hui mixte. Appelé également l'ISM, l'Institut a été rebaptisé Centre scolaire Sainte-Marie La Sagesse. Il accueille aujourd'hui un public essentiellement issu des immigrations turque et marocaine, fort présentes dans le quartier, et organise les enseignements général, technique et professionnel.
Accès : lignes 25 et 92 du tramway de Bruxelles et les lignes 65 et 66 des autobus de Bruxelles arrêt Robiano ou ligne 93 du tramway de Bruxelles arrêt Sainte-Marie
Directeurs de 1879 à 1888 : Abbé Raphaël Steemans (1843-1918) de 1888 à 1896 : Abbé Henri Jacobs (1849-1904) de 1896 à 1919 : Chanoine Gérald Kips (1868-1927) de 1919 à 1930 : Monseigneur Albert Michiels (1879-1971) de 1930 à 1941 : Abbé Fernand Willocx (1898-1991) de 1941 à 1945 : Chanoine Arthur Huysman (1899-1977) de 1945 à 1959 : Chanoine Firmin Budts (1908-2000) de 1959 à 1968 : Abbé Raymond Loonbeek (1926-2003) de 1968 à 1980 : Abbé Michel Bayet (1924-1985) de 1980 à 1999 : Jules Milde de 1999 à 2007 : Béatrice Van de Put de 2007 à 2009 : Patrick de Pourcq de 2009 à 2014 : Béatrice Van de Put de 2014 à 2017 : Pascal Novak de 2017 à 2019 : Tristan Di Filippo depuis 2019 : Philippe Declercq
Élèves et professeurs célèbres Frédérique Nolet de Brauwere, artiste visuelle Sophie Alouf-Bertot, artiste plasticienne Michèle Cédric, journaliste, animatrice de radio et de télévision Alain Courtois, homme politique belge Marcel Crochet, ancien recteur de l'UCLouvain Jed El Khalidy, rappeur belge (2008) Luc Michel, chirurgien, professeur émérite de l'UCLouvain
Rajesh Rajilal, écrivain et cinéaste, réalisateur The Target" www.rfpi.tv
Stephan Streker, écrivain et cinéaste, réalisateur de Noces Cardinal Léon-Joseph Suenens (1904-1996), primat de Belgique, archevêque de Malines-Bruxelles (1961-1980) Jean-Claude Van den Eynde, pianiste, au Concours musical international Reine Élisabeth 1964 Rudi Vervoort, homme politique belge
Cercle royal des anciens élèves de l'Institut Sainte-Marie asbl thumb|Logo Cercle Royal des Anciens Élèves de l'Institut Sainte-Marie Association des anciens de l’Institut Sainte-Marie (alumni) fondée en 1890 et constituée en asbl depuis 1959. Le Cercle a son siège social au 164 Chaussée de Haecht à Schaerbeek. L’association a pour but d’offrir à ses membres un centre de relations agréables ou utiles ; de faciliter, par l’octroi de bourses d’études, l’accès à l’université et aux études supérieures de certains de ses membres; de soutenir matériellement et moralement ses membres, ainsi que les œuvres de l’Institut ou celles créées par le Cercle. L’association est administrée par un conseil de 10 membres au moins et de 17 membres au plusStatuts coordonnés du 25 avril 2005..
Le Cercle édite, depuis 1914, la Revue Sainte-Marie, aujourd'hui Revue Sainte-Marie La Sagesse (périodique trimestriel).
Il possède son site internetCercle Royal des Anciens Elèves de l’Institut Sainte-Marie.
Histoire Les origines : de la fondation du Cercle à la Première Guerre mondiale (1890-1914) thumb| du Cercle Royal des Anciens Élèves de l'Institut Sainte-Marie
C’est à Hal, sous la houlette d’un jeune homme du nom de Georges Fourcroy, que fut créé le Cercle des anciens. En , une première assemblée générale se réunit pour constituer un comité dont Georges Fourcroy fut élu président. Le Cercle bénéficia rapidement d’un local dans les bâtiments occupés par l’ancien Institut rue des Palais. Des réunions furent organisées tous les lundis soir. Le lundi est aujourd’hui encore le jour des réunions hebdomadaires du Cercle.
La première activité d’envergure du Cercle qui nous soit connue est l’organisation d’une soirée dramatique et musicale qui fut donnée en dans la salle des fêtes de la rue des Palais. Depuis ce moment et jusqu’au déclenchement de la Première Guerre mondiale, les anciens élèves déployèrent une activité considérable, non seulement en organisant des fêtes au profit des œuvres charitables (la Conférence Saint-Stanislas et, par la suite, la Conférence Saint-Vincent de Paul) mais aussi grâce au local mis à leur disposition où ils multiplièrent les moyens de distraction (whist, bridge, king, échecs, billards, etc.).
En 1908, le Cercle déménagea au 158 de la chaussée de Haecht, lorsque fut disponible le bâtiment des classes dont l’érection par l’Institut avait débuté en 1904. Le local du Cercle fut installé au sous-sol de ce bâtiment.
En , à la veille de la Première Guerre mondiale, fut créé le périodique « Sainte-Marie », revue du Cercle et de l’Institut. Le Cercle y tint dès le départ ses propres rubriques. La parution mensuelle fut suspendue du fait de l’invasion allemande et de l’occupation qui s’ensuivit.
Pour cette première période, parmi les personnes qui ont contribué à la prospérité du Cercle, on retiendra particulièrement les présidents successifs mais également Maurice Sondervorst, trésorier du Cercle de 1890 à 1919.
Le cercle dans la tourmente de la grande guerre (1914-1918) thumb|Couverture de la Revue Sainte-Marie durant la Première Guerre mondiale.Dès le premier jour de la guerre, trois cent cinquante anciens s’enrôlèrent volontairement. Soixante-trois d’entre eux paieront de leur vie leur dévouement à la patrie. Amputé de nombre de ses éléments parmi les plus actifs, le Cercle n’en maintint pas moins ses réunions hebdomadaires du lundi soir.
La Revue Sainte-Marie, qui reparut en Angleterre à l’initiative de l’abbé Michiels, président du Cercle et professeur à l’Institut, fondateur du Saint-Mary’s College à Norwood, en , nous donne divers détails sur les interrogatoires, perquisitions, détentions préventives et emprisonnements de professeurs. Dans le numéro de mai- on apprend également que les portes de l’Institut furent temporairement fermées par ordre de l’autorité militaire allemande. Malgré cette mesure, les professeurs réussirent à assurer la poursuite de cours grâce à la mise à disposition de plusieurs maisons particulières.
L’entre-deux-guerres (1919-1940) Au sortir de la guerre, l’abbé Michiels est nommé directeur de l’Institut. C’est l’abbé Lens qui, en 1919 à son retour du front russe où il avait officié en qualité d’aumônier du corps belge des autocanons, fut désigné à la présidence du Cercle.
Le programme culturel du Cercle reprit quelques jours après la fin du conflit et ne cessa de se développer jusqu’à la Seconde Guerre mondiale. De très nombreuses pièces de théâtre ont été données soit à l’Institut, soit dans d’autres salles de la région bruxelloise (salle Patria à Bruxelles, salle de la rue Goossens à Schaerbeek, salle de l’Union coloniale à Ixelles), le bénéfice étant consacré aux œuvres charitables et ceci tant dans le cadre de la fête annuelle du Cercle que de celle de l’Institut. Alors qu’avant la guerre les acteurs étaient des anciens élèves, il fallut se résoudre à faire appel dans certains cas d’abord, de manière permanente ensuite, à des cercles d’acteurs professionnels extérieurs à l’Institut tels le Cercle Molière. Les raisons de cette nécessité étaient principalement à trouver dans le fait que peu d’acteurs avaient pu être formés pendant la guerre et dans l’interdiction existant à l’époque dans l’enseignement catholique de monter des pièces de théâtre avec des cercles d’acteurs mixtes.
Outre la grande fête annuelle, le Cercle avait pour habitude de donner une fête intime réservée aux membres et donnée au profit du Cercle. Des conférences régulières s’ajoutèrent à ces activités dès 1920. Le Cercle participa également activement au financement du monument aux morts de l’Institut qui fut inauguré le .
C’est en que le Cercle inaugura une tradition qui reste aujourd’hui encore particulièrement vivace, à savoir l’organisation d’un banquet annuel destiné aux anciens élèves et (anciens) professeurs de l’Institut.
Les années 1920 furent pour l’Institut, celles des grands travaux d’agrandissement réalisés sous la supervision de l’abbé Michiels, le directeur bâtisseur. Dans ce cadre, le Cercle participa dans la mesure de ses moyens aux fancy-fair organisées en 1925, 1926 et 1927 au profit de la construction de la nouvelle chapelle.
thumb|Le local du Cercle en 1929En 1927, le Cercle ouvrit une souscription en vue du financement de son nouveau local situé au niveau du balcon de la salle Familia. Le local de cent cinquante mètres carrés fut officiellement inauguré le . Le de la même année, le Cercle prit encore une part importante aux cérémonies organisées à l’occasion du de l’Institut.
Le , le Roi Albert Ier accorda au Cercle la qualification de « société royale ».
Dans les années 1930, le Cercle s’oriente, pour sa fête intime, vers des séances cinématographiques.
En furent lancées les bourses d’études en faveur des anciens élèves. Les bourses d’études prirent le nom de « Fonds Aimé Sondervorst » en 1936. Il était alimenté par le Cercle et l’Institut.
En 1937, le Cercle constitua, à l’initiative de l’abbé Dellevaux, une bibliothèque destinée à ses membres. Constituée d’une quarantaine d’ouvrage au début, cette initiative pris par la suite une réelle ampleur.
À partir de la fin 1939, le Cercle organisa l’envoi de colis aux anciens élèves appelés sous les drapeaux.
Pour cette période, outre les noms des présidents successifs, on retiendra les noms d’Adolphe Schottey (secrétaire) et d’Aimé Sondervorst (vice-président).
La Seconde Guerre mondiale, l’après-guerre et la reconstruction (1940-1959) thumb|Monument aux anciens élèves morts pour la Patriethumb|Jules Dupuis, (1949-1963)Comme lors de la Première Guerre mondiale, nombreux furent les anciens élèves mobilisés. La vie du Cercle, déjà affectée depuis 1939, s’en ressenti fortement pendant la longue occupation qui suivit la campagne des dix-huit jours. L’envoi de colis aux anciens élèves, prisonniers de guerre, put toutefois reprendre assez rapidement et ce malgré les difficultés matérielles et morales découlant de la défaite.
En 1946, une fois les avoirs du Cercle débloqués dans le cadre de l’opération « Gutt », les activités reprirent. Outre les traditionnelles réunions du lundi soir, les conférences furent les premières activités à être relancées. Ainsi, fin , l’abbé Bonn, ancien professeur et aumônier général de la R.A.F., section belge, donna une conférence sur le corps dont il avait fait partie. Un gala put également être organisé dès 1946 ainsi que les premières compétitions de bridge de l’après-guerre.
En cette année, le Cercle dut faire face au départ de son dévoué président, l’abbé Van Velsen, nommé aumônier des frères des Ecoles chrétiennes des Quatre-Vents à Molenbeek Saint-Jean. À la suite de modifications statutaires, c’est un laïc, Adolphe Schottey, qui, pour la première fois depuis Georges Fourcroy, fut nommé président du Cercle.
Le Cercle s’attela, pendant deux ans, à récolter des fonds en vue de l’érection d’un Mémorial en l’honneur des cinquante-neuf anciens élèves morts au cours du conflit. Ce Mémorial fut officiellement inauguré en 1947.
En 1949, le Cercle relança le service de bibliothèque. La même année, la fête théâtrale du Cercle permit de donner « La paix chez soi » de Courteline et « Romanesques » d’Edmond Rostan. Ce succès se concrétisa par un bénéfice important versé aux Bourses d’étude.
En 1952, après avoir fêté deux ans auparavant avec éclat son , le succès de la fête annuelle et de la soirée de bridge permit d’attribuer une somme de 16.000 francs de l’époque aux bourses d’étude.
Globalement, sur toute la période des années 1950, le Cercle put consacrer annuellement une somme de 20.000 francs de l’époque aux bourses d’étude octroyées aux anciens élèves.