Georges Béal est un sculpteur ornemaniste français né le à ParisArchives de Paris, , année 1884, acte de naissance . et mort le à Lagny-sur-MarneArchives de Seine-et-Marne, commune de Lagny-sur-Marne, année 1969, transcription de l'acte de décès ..

Concepteur de modèles d'objets d'art de la vie quotidienne (services de table, café, thé, vases, pendulettes, luminaires, coupes…), il confie la réalisation de ses créations à des bronziers, orfèvres et verriersMartine Hanotelle-Hervé, « Georges Béal, sculpteur ornemaniste », Bulletin de la Société d'histoire et d'archéologie des et de Paris, , décembre 2017, ..

Biographie Formation - La Réunion des fabricants de bronzes Très jeune, Georges Béal décide de son métier. Influencé par son père, Jean-Marie Béal (1856-1944), artisan gainier, il s'oriente dans le domaine des arts appliqués. En 1898, il entre à l'École professionnelle de dessin, modelage et ciselure de la Réunion des fabricants de bronzes à Paris.

En 1901, il passe le concours de fin d'études en sculpture d'ornement et obtient le pour un plateau porte-cartes dont le jury estime qu'il est . Pour ce prix, la Réunion des fabricants de bronzes lui remet une somme de grâce au legs Didier. Les prix sont distribués dans la mairie du le .

En 1909, au Concours des jeunes artisans, la Réunion des fabricants de bronzes lui décerne un pour la réalisation d'un vase en bronze Les Pissenlits avec une somme de du legs DidierLe vase est reproduit dans le bulletin (cf. Fonds de la Réunion des Fabricants de Bronzes, Bulletin annuel 1909, p.59), Archives nationales, 106AS/65..

Ses ateliers En 1920, Georges Béal crée son atelier de sculpture au 73, rue de Bagnolet à Paris dans un des sept locaux d'environ situés sur cour au rez-de-chausséeArchives de Paris, permis de construire, 73, rue de Bagnolet, Paris , VO11/186 et 2351W/22..

En , Béal achète une partie du terrain situé à l'angle de la rue Drevet et de la rue Gabrielle pour faire construire une maison, l'autre partie étant achetée par le peintre Maurice Cahours (1899-1974)Archives de Paris, sommier foncier, DQ18 1876 (pour Béal) et DQ18 1852 (pour Cahours). La maison de Cahours ouvre au 21, rue Gabrielle avec un atelier s'élevant sur deux étages.. Cette maison au 14, rue Drevet comporte un atelier au premier étageArchives de Paris, permis de construire : VO12/252 pour le 21, rue Gabrielle ; VO11/1028 pour le 14, rue Drevet..

La Société des artistes français En 1906, Georges Béal présente au Salon des artistes français une vitrinePierre Sanchez, Dominique Lobstein, Catalogue des Salons des artistes français 1905-1907, Dijon, L'Échelle de Jacob. contenant des objets d'art en matériaux divers réalisés en collaboration, pour la ciselure, avec Raymond Bonnafoux et Georges Soudanas. Il précise dans le catalogue qu'il est élève de Furcy Rambaud.

En 1907, il expose une vitrine contenant des pièces d'orfèvrerie, fruits de la même collaboration que celle de l'année précédente.

En 1910, il présente Les Orchidées, une lampe électrique et un vide-poche avec des motifs végétauxPierre Sanchez, Catalogue des artistes français 1908-1910, Dijon, L'Echelle de Jacob.. Pour ces trois expositions, en 1906, 1907 et 1910, Béal mentionne l'adresse de son domicile du 44, rue Alexandre-Dumas à Paris.

En 1921, Béal présente une vitrineCatalogue du Salon des artistes français en Arts appliqués du 4 mars au 17 avril 1921, Son atelier du 73, rue de Bagnolet est signalé pour la première fois au catalogue.contenant des objets en matériaux divers. En 1922, il présente une vitrineCatalogue de l'Exposition d'art appliqué organisé au Salon de la Société des artistes français : du 5 mai au 30 juin 1922. contenant divers objets d'art en argent et ivoire édités par la maison d'orfèvrerie Lapparra et GabrielExistant actuellement sous le nom de Souche Lapparra. : cafetière en argent à anses d'ivoire, théière, sucrier, crémier, plateau en métal argenté, légumier en argent, plat rond, saucière en argent avec plateau, couvert table en argent, couteau de table à manche en argent, couteau de table à manche en ivoire.

La Société des artistes décorateurs À partir de 1921, Georges Béal expose aux Salon des artistes décorateurs (SAD). Il est membre actif de la Société des artistes décorateurs de 1922 à 1949. Il y envoie les objets suivantsLouis Chéronnet, Société des artistes décorateurs, catalogues 1904-1990, Paris .: Salons de la Société des artistes décorateurs (SAD) Ouvrages créés par Georges Béal Entreprises éditrices 1921 Sept appliques de meuble en bronze doré (pour la parfumerie d'Orsay) Christofle et 1922 Légumier. Saucière sur plateau. Services à thé et à café sur plateau. Plat. Couverts et Couteau. Service tête à tête en vermeil (Modèle Mado)Yvanhoé Rambosson, «La première Exposition de la Décoration Française Contemporaine », Art et Décoration, tome 42, juillet-décembre 1922, : "L'orfèvrerie est représentée par des œuvres de premier ordre. Le service tête à tête en vermeil de MM. Lapparra et Gabriel (sculpteur Béal) pourrait être victorieusement comparé à de belles pièces du passé. J'en dirais autant des envois de M.Puiforcat et du service de MM. Tétard"; le service tête à tête en vermeil est représenté . Lapparra et Gabriel, orfèvres 1923 Un vase argenté à 8 pans ; Un service à thé argent et bois d'amourette Lapparra et Gabriel, orfèvres 1923 Trois pendulettes dorées Servin, horloger 1923 Un lustre bronze et marbre (5 lumières) Bonvoisin, bronzes 1923 Service de couverts et de couteaux en argent à pans filetés (8 pièces) et différents plats à pans filetés en argent; Service de couverts et de couteaux en argent à joncs (8 pièces) et différents plats à joncs en argent René Chavance, « Le des artistes décorateurs », Art et Décoration, tome 43, janvier-juin 1923, : "La fantaisie de M. Puiforcat s'exprime dans d'ingénieuses combinaisons de métal et de matières précieuses, jade, ivoire, aventurine. Plus sévère, l'invention de MM. Puechmagre et Béal, mise à profit par M. Cardeilhac, s'applique à des réalisations harmonieusement équilibrées"; la saucière à joncs en argent est représentée . Cardeillac ; collaboration avec Puechmagre, dessinateur 1924 Un service à thé en argent et nacre sur plateau, érable, nacre et argentLéon Deshairs, « Le des artistes décorateurs », Art et Décoration, tome 45, janvier-juin 1924, : le service en argent et nacre créé par Béal et édité par Linzeler est représenté. Société française de joaillerie et orfèvrerie R. Linzeler 1924 Deux pendulettes, bronze doré Leblanc-Barbedienne 1927 Un service à café argent, bois d'amarante et ébène sur plateau Béal 1927 Deux services à thé, argentRené Chavance, « des artistes décorateurs », Les Échos des Industries d'Art, , juin 1927, p;14: "L'orfèvrerie semble bien avoir trouvé, au moins pour un temps, la forme qui sied à notre époque. Et si M. Pierre Dumont, M. Henri Lapparra, M. Adolphe Truffier, M. Georges Béal cherchent ici une courbe compliquée, ajoutent là un ornement, ils ne peuvent guère s'écarter des normes admises désormais". Lapparra, orfèvre 1928 Vase en bronze patiné : Les Prismes ; Vases en verre-pressé : Capillaires, MimosaVase modèle Mimosa édité par Etling (consulté le 09/03/2020). Société Etling 1932 Vase : Trois poissons ; Serre-livres : Les Cygnes (en verre pressé)Opalescence, le verre moulé des années 1920-1930, [exposition du 15 octobre au 29 novembre 1986], Bruxelles, Éd. Banque Bruxelles-Lambert, 1986. Société Etling 1933 Coupe Vase 1935 Coupe d'aviation métal argentéLa coupe d'aviation exposée en 1935 au SAD pourrait correspondre à celle dont le dessin est conservé aux Archives Lapparra : coupe Béal Aviation, , .La coupe Béal, dont le dessin porte le (Archives Lapparra) a été choisie comme récompense pour le deuxième prix d'un concours d'aviation en 1943, obtenu par la section scolaire de Jouy-en-Josas et de l'aéro-club Louis Blériot. Reproduction dans la revue l'Aérophile, mars 1944, (en ligne). Maison Barbedienne

La Société d'encouragement à l'art et à l'industrie La Société d'encouragement à l'art et à l'industrie (SEAI)La Société d'encouragement à l'art et à l'industrie: son historique, 1889-1929, Paris, Éd. Chaix, 1930. attribue, pour des artistes français se présentant à des salons ou à des concours, des récompenses sous forme de primes et d'une plaquette en bronze gravée par Oscar Roty. Béal a reçu trois récompenses de cette société : au Salon des artistes français de 1922, la SEAI lui décerne la () avec la plaquette gravée par Roty« Chronique », Art et Décoration, juillet 1922, . ; au Salon des artistes décorateurs de 1922, la SEAI lui décerne la () avec la plaquette gravée par Roty« Chronique », Art et Décoration, avril 1922, . ; au Concours du luminaire électrique en 1924, la SEAI lui attribue la plaquette gravée par Roty.

La parfumerie d'Orsay La parfumerie d'OrsayÀ l'actuel emplacement du magasin Dunhill. était située au 15, rue de la Paix, à l'angle de la rue Daunou à Paris. Georges Béal participe à la décoration de la parfumerie avec l'architecte Louis Süe (1875-1968) et le peintre André Mare (1887-1932). Ces deux artistes dirigent la Compagnie des arts françaisFlorence Camard, Süe et Mare et la Compagnie des Arts Français, Éditions de l'Amateur, .. Dix-sept bronzes d'ameublement créés par Béal (poignée, entrée de serrure…) sont répertoriés sur trois plaques de verreLa Maison Christofle, Patrimoine, plaques de verre, 1921.. Sept d'entre-eux sont présentés au Salon des artistes décorateurs de 1921. Trois d'entre-eux illustrent l'article d'Émile Sedeyn dans Art et Décoration de 1921, qui écrit : . Une bonbonnière à décor de roses et fleurs ciselées, signée Béal, a pu être créée pour la parfumerieLa maison Christofle, Patrimoine, plaque de verre, 1920 et collection privée.. Béal est probablement l'auteur des sept frontons des baies d'entrée de la parfumerieLa maison Christofle, Patrimoine, plaques de verre, 1922 et avril 1923..

Le musée Galliéra vignette|redresse|Lettre de Georges Béal pour l'Exposition d'Art moderne de 1923, Paris, palais Galliera, musée de la Mode de la ville de Paris. À l'exposition d'art moderne du musée Galliéra de l'hiver 1923-1924 à Paris, Béal présente ses créations en argent et ivoire édités par les orfèvres Lapparra et Gabriel et montrés auparavant au Salon des artistes français de 1922Une lettre écrite par Georges Béal avec un en-tête de son atelier de la rue de Bagnolet témoigne de sa participation au musée Galliéra à l'Exposition d'Art moderne, archives palais Galliéra, musée de la Mode de la ville de Paris..

En 1924, il expose à l'exposition générale annuelle d'art appliqué au musée GalliéraYvanhoé Rambosson, « L'Exposition générale annuelle d'art appliqué au Musée Galliéra », L'Amour de l'Art, n°20, 1924, ..

L'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes de 1925 à Paris L'Exposition internationale des Arts décoratifs et industriels modernes est marquée par une innovation qui consiste en une étroite collaboration entre industriels et artistesGeneviève Tixier, Les Arts décoratifs, les arts graphiques, les arts du spectacle des années 1920-30.. Béal collabore avec une douzaine d'entreprises industrielles et expose dans différents lieux de l'expositionCatalogue général officiel de l'Exposition Internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, 1925, Paris, Ministère du Commerce, de l'Industrie, des Postes et des Télégraphes, , 123, 133, 247, 248.. Les objets exposés sont groupés en classe par leur nature et leur destinationExposition Internationale des Arts décoratifs et industriels modernes, 1925, Paris : son objet, son programme, son importance économique..

Béal obtient des distinctions dans trois classes« Ministère du Commerce, de l'Industrie, des Postes et des Télégraphes, Liste des Récompenses », Journal officiel de la République Française, 5 janvier 1926.. Deux médailles d'or lui sont décernées :