La pandémie de Covid-19 en Chine est une maladie infectieuse émergente qui pourrait s'être manifestée dès . Le premier cas signalé dans la ville de Wuhan (la capitale de la province du Hubei) date du .. À partir de décembre, Wuhan devient un foyer épidémique majeur. Le premier cas est officiellement déclaré par les autorités de la république populaire de Chine le ..
À compter du , le gouvernement chinois place sous quarantaine trois villes de la province de Hubei afin de contenir les risques de pandémie : Wuhan, Huanggang et Ezhou. D'autres villes comme Shanghai et Pékin sont également concernées. La Chine obtient une aide internationale à partir de . Les mesures de confinement finissent d'être levées début avril. Officiellement, au , l'épidémie a fait . Toutefois, de nombreux médias étrangers accusent le gouvernement chinois d'avoir délibérément sous-estimé l'ampleur des cas d'infections et de décès.....
La vie reprend un cours normal en Chine à partir de 2021, cette année le dernier décès dû à la pandémie est enregistré le ..
Début 2022, le nombre de cas repart à la hausse avec l’arrivée du variant Omicron, et en mars, la Chine compte de nouveaux décès dus au virus. En , des manifestants présents dans l'ensemble du pays contestent la politique zéro covid. initiée par Xi Jinping, qui finit par abandonner les mesures sanitaires. qu'il avait mises en place depuis le début de la pandémie, ce qui entraine l'explosion des cas. qui ne se reflètent pas dans les statistiques publiées par la Chine.
Apparition et origine
Le , le premier porteur du virus fut un homme de de la province du Hubei... Les cas ultérieurement signalés, en , étaient des personnes travaillant au marché de gros de fruits de mer de Huanan, à Wuhan... La BBC puis l'agence Bloomberg s'en font l'écho début ... La première contamination résulte plausiblement d'une transmission du virus d'un animal vers l'homme, probablement une chauve-souris. En effet, dans un document provisoire publié le sur les premiers résultats du séquençage du génome du virus, des membres de l'institut de virologie de Wuhan, de l'hôpital Jinyintan de Wuhan, de l'université de l'Académie chinoise des sciences et du Centre chinois de contrôle et de prévention des maladies de la province du Hubei exposent que le génome du virus SARS-CoV-2 est identique à 96 % à celui d'un coronavirus de chauve-souris.. Deux jours plus tôt, dans du , (Institut Pasteur de Shanghai) et ses collègues déclaraient que SARS-CoV-2 partageait un ancêtre commun avec les coronavirus et analogues du SARS-CoV, qui ressemblait au coronavirus de la chauve-souris HKU9-1..
Le rôle précis du marché de Huanan, à Wuhan, reste toutefois incertain puisque l'analyse épidémiologique des premiers cas recensés montre qu'ils ne concernent pas des patients ayant fréquenté ce marché... En outre, si une abondante diversité de faune sauvage y était vendue, il ne semble pas que cela ait été le cas de chauves-souris, qui par ailleurs ne sont pas consommées dans cette région contrairement à ce que prétendent des informations virales sur Internet...
Le , le directeur du Département de santé globale de l'institut Pasteur et professeur au Cnam, Arnaud Fontanet, épidémiologiste, déclare que le réservoir est une chauve-souris, et que l'introduction en population humaine du virus s'est faite à la mi- grâce à un animal hôte intermédiaire du marché pour le moment inconnu..
Des chercheurs de l'université d'agriculture de Chine du Sud auraient trouvé 99 % de similitudes entre le coronavirus et les séquences du génome de virus trouvés sur les pangolins, d'après Chine nouvelle, l'agence de presse officielle, le ..
Fin , des théories du complot commencent à circuler sur Facebook et Twitter, selon lesquelles le SARS-CoV-2 émanerait du laboratoire, voire y aurait été conçu pour nuire.... Le journaliste Antoine Izambard souligne qu', en l'absence d’. La Direction générale de la Santé française déclare qu'« aucun élément ne permet d’accréditer les allégations liant la crise sanitaire en cours à l’existence à Wuhan d’un laboratoire P4 ».
Mercredi , Mike Pompeo, reprend cette thèse sur l'origine de l'épidémie, en lançant une enquête sur l'hypothèse selon laquelle le SARS-CoV-2 proviendrait d'un laboratoire situé à Wuhan qui travaillait sur les virus d'origine animale, et non du marché de poissons de WuhanWashington enquête pour savoir si le coronavirus ne serait pas issu d’un laboratoire de Wuhan, sur ouest-france.fr du 16 avril 2020 (consulté le 17 avril 2020).. The Washington Post rappelle à ce sujet que l'ambassade américaine en Chine avait alerté par deux fois le département d'État américain, deux ans auparavant, sur les mesures de sécurité insuffisantes mises en œuvre par l'Institut de virologie de WuhanCoronavirus : Washington « enquête » pour déterminer si le Covid-19 a pu sortir d’un laboratoire chinois, sur 20minutes.fr du 16 avril 2020 (consulté le 17 avril 2020).. L'hypothèse est rejetée par l'Organisation mondiale de la santé, qui souligne que toutes les preuves vont vers une et non vers une quelconque manipulation..
D'autres hypothèses existent : le vison qui a été oublié alors que la Chine est le leader dans le domaine de la fourrure animale avec trois mille élevages de visons chinois, dont certains dépassent les cent mille têtes, malgré une crise en 2019..
Propagation thumb|left|upright=2|Nombres de cas (bleu) et nombres de morts (rouge) en échelle logarithmique.
Les premiers cas suspects ont été signalés le , les premiers symptômes étant apparus un peu plus de trois semaines plus tôt, le . Le marché a été fermé le et les personnes présentant les symptômes ont été isolées. Plus de , dont plus de de la santé, qui sont entrées en contact étroit avec des cas suspects ont été par la suite surveillées. Grâce au développement d'un test PCR spécifique, la présence de SARS-CoV-2 a ensuite été confirmée chez du quartier d'affaires de Wuhan, dont deux auraient été plus tard décrites comme étant un couple marié, et trois autres qui étaient membres de la même famille et travaillaient aux étals de fruits de mer du marché. Le , le premier décès survient chez un patient de à Wuhan. Le , les autorités chinoises annoncent qu'un autre homme de , dont la maladie avait été confirmée, est décédé la veille à Wuhan.
Toutefois, une étude plus approfondie publiée le dans la revue scientifique The Lancet montre que les premiers symptômes attribuables a posteriori à SARS-CoV-2 sont apparus dès le chez un patient qui n'avait pas fréquenté le marché., de même qu'un tiers des signalés à Wuhan en : l'origine de l'épidémie est donc antérieure à et pourrait ne pas se trouver sur le marché de Wuhan...
La transmission interhumaine est confirmée le dans le Guangdong, en Chine, selon Zhong Nanshan, chef de l'équipe de la commission de la santé enquêtant sur l'épidémie... L'Organisation mondiale de la santé (OMS) avertit qu'une épidémie plus ample pourrait se produire. Un risque de propagation accru est craint pendant la saison de pointe des voyages en Chine autour du Nouvel An chinois.
Le , le vice-ministre chinois de la Commission nationale de la santé, Li Bin, déclare que ce virus ..
Le , Xi Jinping, président de la république populaire de Chine, déclare que la situation est grave et que l'épidémie s'accélère..
Le , Neil Ferguson, expert en santé publique de l'Imperial College de Londres, estime qu'environ seraient déjà infectées par le virus, tandis que la Faculté de médecine de Hong-Kong évalue le nombre de malades à au ... Le même jour, la Commission nationale de la santé. de la république populaire de Chine déclare que sont sous observation sans préciser quels sont les moyens utilisés pour les surveiller..
Le , la république populaire de Chine change ses critères de diagnostic de la maladie, ce qui conduit à une importante augmentation du nombre de cas. En effet, débordés, les hôpitaux du Hubei se contentent d'une radio des poumons au lieu d'une analyse de prélèvements. Les autorités justifient leur position en arguant que cela permet de soigner et d'isoler plus tôt les malades diagnostiqués ; en effet, les résultats des analyses ne sont connus qu'au bout de alors qu'ils sont immédiats dans le cas d'une radio.. Par ailleurs, le système de santé chinois ne rembourse les soins que si le malade est testé positif. Seules les dépenses des personnes reconnues porteuses du virus sont prises en charge par la pandémie de maladie à coronavirus. Pour les autres, la facture se monte à plusieurs milliers voire dizaine de milliers d'euros. De nombreuses personnes hésitent à se soumettre au test.
Cependant, la population chinoise est moins âgée (1,8 % ont plus de . contre 6,2 % en France.), présente moins de comorbidités (6 % d'obésité contre 17 %. en France), et le confinement a été plus strict (interdiction totale de sortir). Une autre hypothèse serait la présence d'une souche moins létale et moins virulente.. Le confinement, intervenu plus rapidement, pourrait avoir préservé le reste de la Chine du virus, tandis qu'au Hubei, le taux de mortalité rapporté à la population (4512/) est comparable à celui de l'Allemagne.. Le débat reste donc ouvert mais il est certain que la Chine a fait des efforts considérables par rapport à 2003.
Censure
L'application de messagerie chinoise WeChat censure certaines associations de mots-clés sur le virus depuis le ..
Contrairement à ce qui s'est produit lors de l'épidémie de SRAS en 2002-2003, la république populaire de Chine communique beaucoup sur cette épidémie bien que les autorités n'aient pas immédiatement perçu la gravité de la situation, par exemple en n'annulant pas un banquet de le , quatre jours avant la mise en quarantaine de la ville de Wuhan, ce que le maire de la ville reconnaîtra publiquement comme étant une erreur.. Néanmoins, la presse fait savoir que critiquer le gouvernement chinois au sujet de sa lutte contre l'épidémie est passible de prison..
Le , la Cour populaire suprême chinoise réhabilite officiellement huit médecins qui avaient été arrêtés par la police le et accusés de diffuser de fausses informations sur le virus. Les personnes incriminées travaillaient dans le service de neurologie de l'hôpital de la Croix-Rouge de Wuhan, à l'université de médecine ou encore au centre de cancérologie de la ville. L'un d'eux, Li Wenliang mort du coronavirus peu de temps après, accusé d'avoir annoncé que sept de ses patients étaient atteints du SRAS, avait été forcé par la police à signer une lettre promettant de ne plus publier de tels messages. Les réseaux sociaux chinois se sont emparés de l'affaire, accusant notamment le pouvoir de vouloir cacher la gravité de la situation à la population. Par cette réhabilitation, le gouvernement chinois semble en réalité tenter de faire taire les critiques sur sa gestion de la crise, tout en reportant la faute sur les autorités politiques locales qui sont désormais accusées d'avoir fait pression sur les scientifiques et d'avoir minimisé l'étendue de l'épidémie..
Selon Associated Press, le gouvernement chinois aurait attendu six jours après avoir déterminé l'existence d'un risque de pandémie, en date du avant de révéler le problème le .. Le rôle du directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, élu grâce au soutien de la Chine, est alors pointé du doigt. Pour la chercheuse Valérie Niquet, Isabelle Lasserre, « L'Organisation mondiale de la santé sous influence chinoise », Le Figaro, 10 avril 2020, ..
Selon Human Rights Watch, le gouvernement chinois a dissimulé au public des informations de base sur le coronavirus, sous-déclaré des cas d'infection, a minimisé la gravité du virus et a écarté la probabilité de transmission entre humains.. Les autorités chinoises ont également détenu des personnes pour avoir fait des reportages sur l'épidémie sur les médias sociaux et les internautes pour avoir « lancé des rumeurs », censuré les discussions en ligne sur l'épidémie et freiné les reportages des médias..