Site des autorités de santéSite du ministère de l’intérieur Allo veille épidémiologique : Aide médicale urgente :

La pandémie de Covid-19 au Maroc démarre officiellement le . À la date du , le bilan est de .

Mesures de protection et traitements

Mesures sociales 2020 Durant la semaine du au le Maroc met en place des mesures pour contenir la propagation de l'épidémie. Ainsi, les vols à destination de plusieurs pays sont suspendus. mais les vols de retour sont toutefois autorisés.. En parallèle, les liaisons maritimes avec l’Espagne et la France sont suspendues.

Le , le ministère de l'Éducation nationale, de la formation professionnelle, de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique (MEN) annonce la fermeture des crèches, des écoles, des collèges, des lycées et des universités, à partir du et ., les cours sont à présent dispensés à distance et une continuité pédagogique est instaurée.

thumb|thumbtime=0:25|Le ministère de la Santé diffuse trois capsules d'information et de sensibilisation (deuxième et troisième capsule).

Le , le ministère de l’intérieur ordonne la fermeture de nombreux espaces publics et installations du domaine public. Cette décision concerne les cafés, restaurants, salles de cinéma et de théâtre, salles de fêtes, clubs et salles de sport, hammams, salles de jeux et terrains de proximité..

Le , le ministère de l'Intérieur déclare l'état d'urgence sanitaire et restreint de la circulation au Maroc à partir de vendredi à jusqu'à nouvel ordre, et déclare ceci comme seul moyen inévitable pour garder le coronavirus sous contrôle..

Le , le projet de décret-loi visant à instaurer l'état d'urgence sanitaire dans le royaume est adopté par le gouvernement marocain. L'état d'urgence sanitaire est en vigueur du à 18 heures, heure locale. Ce décret-loi permet aux autorités publiques concernées de prendre les mesures nécessaires et adéquates pour veiller au respect du confinement sanitaire devant être respecté afin de lutter contre la pandémie.. L'arrêt de publication des journaux et des magazines sous formats papiers est instauré par le ministère de la jeunesse et des sports jusqu'à nouvel ordre..

Le , le premier ministre marocain, Saadeddine Othmani, annonce un arrêt d'embauche jusqu'à la fin de la crise du coronavirus. Les promotions comme il l'a également annoncé devront être différées jusqu'à ce que la situation soit sous-contrôle. Les secteurs de la santé et de la sûreté ne sont pas concernés..

Le , en plus du permis de circulation nécessaire à tout déplacement hors du domicile et des mesures de sécurité qui l'accompagnent, l'usage du masque de protection est désormais obligatoire lors des déplacements..

Le , le ministère de la santé invite ses directrices et directeurs régionaux ainsi que les directeurs des CHU à actualiser les informations concernant les cas de Covid-19 deux fois par jour (à et à ), en répertoriant les patients selon les régions, les provinces et les villes, et ce en accord avec la politique de transparence mise en place depuis le début de la lutte nationale contre cette pandémie..

Le , le conseil du gouvernement se réunit pour prolonger l'état d'urgence sanitaire qui devait prendre fin le . Un décret prolongeant cet état d'urgence sanitaire sur l'ensemble du territoire national d'un mois, jusqu'au , est donc adopté..

2022 En janvier le gouvernement annonce installer "l’assurance maladie à 100 % de ses citoyens" de manière progressive, les indépendants (commerçants, artisans, agriculteurs, autoentrepreneurs et leur famille, soit 11 millions de personnes. À la fin de 2022 "les travailleurs du secteur informel et les catégories les plus démunies", soit 22 millions, seront les nouveaux bénéficiaires..

Traitements Médicaments Le traitement des patients atteints de la Covid-19 a été généralisé à la hydroxychloroquine ., les autorités sanitaires au Maroc ont décidé la prescription de cette substance à tous les patients pour éviter un trop important nombre de pertes humaines chez les personnes contaminées..

En mai le Maroc, , revendique . L’épidémiologiste marocain Jaâfer Heikel évalue à plus de 94 % le taux de guérison dans la région de Casablanca grâce au traitement.

En , le Maroc lance l'Advaquenil, médicament générique marocain du Plaquenil qui a obtenu son Autorisation de mise sur le marché (AMM) et .. Et fin le pays maintient toujours le traitement..

En , le protocole thérapeutique national de prise en charge des malades Covid-19 maintient l’usage de « Sulfate d’hydroxychloroquine »prévoyant une posologie de « 200 mg deux fois par jour, pendant 7 jours », associé à l’usage d’Azithromycine ("500 mg à J1, puis 250 mg/jour de J2 à J7) et de Sulfate de Zinc (45 mg : 1 comprimé/jour pendant 7 jours). Le protocole est complété par la prise de « vitamine C 1000mg » (1 comprimé le matin et 1 comprimé l’après-midi, pendant 7 jours), la vitamine D, d’antibiothérapie « seulement en cas de surinfections bronchiques » et d’anticoagulants à dose préventive, si alitement", https://www.yabiladi.com/articles/details/123369/covid-19-maroc-l-hydroxychloroquine-maintenue-dans.html, et ajoute le Molnupiravir, antiviral du laboratoire américain Merck, "en cas de facteurs de risque de gravité", protocole "destiné également aux femmes enceintes et allaitantes"..

Vaccination À la suite de la deuxième vague de l'automne 2020, plutôt qu’un , le Maroc opte pour la vaccination, par une , qui se fera de à . Des doses des vaccins des laboratoires Sinopharm et Astra Zeneca ont été commandées..

En , les points d’entrée au Maroc demandent "la présentation d’un pass vaccinal contre le SARS-Cov-2 valide, conformément au protocole national de vaccination, ou du résultat d’un test PCR ne dépassant pas les 72 heures.".

Limitations de déplacements Les autorités publiques ont limité les déplacements autorisés durant le mois de ramadan., interdisant tous les déplacements de nuit, entre la tranche horaire de à , sauf pour les employés des secteurs primordiaux..

Le , le ministre de l'éducation nationale, de la formation professionnelle, de l'enseignement supérieur et de la recherche scientifique Said Amzazi a annoncé les détails du plan élaboré pour le déroulement de la continuité pédagogique assurée depuis l'arrêt des cours en présence suivis, et qui stipule que les élèves ne retourneront en classe qu'à partir de septembre prochain, tout en bénéficiant des cours à distance depuis la plateforme TelmidTice ou depuis les émissions de télévision scolaire, que les notes retenus pour tous les niveaux scolaires seront celles du premier semestre et que les élèves de la premières et de la seconde année du baccalauréat passeront les examens de certification à la fin du cursus dispensé durant cette année scolaire, examens qui porteront sur les cours dispensés en présence jusqu'au . Le ministre a également mis la lumière sur quelques-unes des mesures de protection qui seront établies afin d'éviter les infections durant les périodes d'examens, et la programmation de cours intensifs à distance pour assurer la préparation nécessaire aux épreuves régionales et nationales du baccalauréat..

Le , le conseil du gouvernement s'est réuni pour prolonger l'état d'urgence sanitaire qui devait prendre fin le de trois semaines. Le premier ministre Sâad Eddine El Othmani a indiqué que c'était une mesure de protection nécessaire pour éviter l'apparition de foyer épidémique..

Les autorités ont procédé à l'arrestation du cheikh salafiste Abou Naïm, accusé d’incitation à la haine et de menace à l’ordre public. Ce dernier avait diffusé une vidéo dans laquelle il décrivait le coronavirus comme étant « un délire, un fruit de l’imagination, un mirage », et où il critiquait la décision du gouvernement de fermer les mosquées, car cela ferait du Maroc « un pays renégat ». D’autres vidéos ont circulé, montrant des militants islamistes affirmer que le virus était une « plaie divine ».

La réactivité des autorités face à la crise a globalement été saluée, bien que des abus policiers ont aussi été constatés.

Les ouvriers sont particulièrement touchés par l’épidémie. Certaines entreprises ont en effet été autorisées à poursuivre leur activité à condition de suivre un protocole sanitaire. Plusieurs ONG marocaines ont d’ailleurs interpellé le gouvernement sur les mesures de prévention sur les lieux de travail. Pour Nadia Hmaity, de l’Association démocratique des femmes du Maroc (ADFM), « la responsabilité est partagée entre les autorités qui laissent ces usines exercer dans ces circonstances et les employeurs qui ne sont peut-être pas en mesure de les appliquer. Parce qu’ils n’ont pas forcément d’appui de la part des autorités sanitaires, ni de formations, et que la majorité des usines sont insalubres donc peu propices à des mesures sanitaires efficaces. Ou alors parce que certains sont tout simplement avides de gain »..

Le , la réouverture des cafés et divers restaurants pouvant assurer les commandes à emporter et les livraisons à domicile a été annoncée par le ministère de l'industrie, du commerce et de l'économie verte et numérique. Réouverture pouvant prendre effet à partir du lendemain, , il faudra cependant respecter des mesures sanitaires précises pour éviter l'apparition de foyers épidémiques..

Le , le ministère de la santé nationale met en ligne l'application wiqaytna destinée à pister les cas contacts des cas confirmés de Covid-19 au Maroc..

Conséquences politiques et économiques Avec des infrastructures sanitaires fragiles, la politique de restrictions budgétaires des services sociaux suivie depuis des décennies est remise en cause. Les hôpitaux ne compteraient, selon le chef du gouvernement, que 250 lits de réanimation à travers le Maroc. Devant la polémique provoquée par ses propos, il affirme que le pays compte en réalité de réanimation..

Les retombées sociales de cette pandémie ont été désastreuse pour ''près de 1.9 millions de personnes''. qui se sont retrouvées ''au chômage''. Ce nombre est à titre indicatif, car avoisinant ''5 millions, si on y inclut cette population active dans le secteur informel''.

La situation marocaine est d’autant plus inquiétante que la crise du coronavirus advient en une année de sécheresse, rendant très précaire la situation de l'agriculture. Selon l’expert économique Najib Akesbi, « nous vivons deux chocs en même temps. On avait déjà vu avant le coronavirus les prémices d’une année économique et sociale difficile à cause de la sécheresse. Les prévisions parlaient en effet d’une récolte de de quintaux de blé, soit 42 % de moins que la moisson de l’année dernière, et 34 % si on compare à la moyenne des 5 dernières années ». Selon lui, la crise démontre l’échec des théories néolibérales, qui reposaient sur l'idée que le marché et le secteur privé pouvaient tout assurer : « Cela fait que nous suivons les politiques d’austérité dictées par les institutions internationales. Cette crise a ouvert les yeux de tout le monde. »

Le haut-commissaire à la planification Ahmed Halimi a reconnu que « l’année 2020 sera la pire pour l’économie marocaine depuis 1999 ». Il ajoute que la crise du coronavirus a montré « les points faibles du régime et l’absence d’acquis du néolibéralisme imposé par le FMI », et estime que « le retour à l’État social s’impose. »

Des militants des droits humains ont fait circuler une pétition appelant à « libérer tous les prisonniers politiques et les prisonniers d’opinion, ainsi que les prisonniers des mouvements sociaux, y compris ceux du mouvement du Rif ». Ils ont également demandé une grâce pour certaines catégories de prisonniers de droit commun. Un appel similaire, baptisé « l’appel de l’espoir », a été lancé par plus de 200 personnalités, afin qu’une grâce soit accordée à tous les prisonniers du mouvement du Rif, ainsi qu’aux journalistes qui ont été condamnés dans ce contexte.