La pandémie de Covid-19, due au coronavirus SARS-CoV-2, frappe tous les continents dont l’EuropeLa délimitation de l'Europe ne repose pas sur des critères exclusivement géographiques puisque rien ne la sépare nettement de l'Asie sur ses marges orientales. Les différentes organisations internationales adoptent chacune des définitions un peu différentes en fonction de leurs membres et de leur périmètre d'activité. L'ONU elle-même peut suivre différentes approches : sa division de la statistique classe dans le Schéma géographique des Nations unies pour l'Europe, son organe UNCTAD y ajoute Chypre, son agence de la santé fonctionne avec une région Europe de européens.

Les codés par la division de la statistique sont membres de l'ONU et le Vatican. Certains pays par ailleurs considérés européens n'y figurent pas : Kosovo, Caucase, Azerbaïdjan, Arménie et Géorgie ainsi que Turquie et Chypre. Les listes de figurant dans cet article sont les européens selon la définition de la division de la statistique de l'ONU, plus le Kosovo, la Turquie et Chypre. Pour les chiffres officiels, le périmètre de l'Europe est à considérer en fonction des institutions qui fournissent les statistiques. Ainsi, dans le contexte des institutions de l'Union européenne (UE), l'Europe s'entend le plus souvent comme ses membres.. Après que l'Asie a été le foyer initial de cette épidémie au début de l'année 2020, l'Europe devient courant mars le nouveau foyer central de l'épidémie devenue pandémie. Cette première vague ralentit ensuite sur le continent européen à partir de la mi-avril et l'Amérique devient son foyer principal en . L'Europe est ensuite touchée par plusieurs vagues successives entre l'automne 2020 et l'été 2022. Au , la pandémie a été la cause d'au moins de décès en Europe, soit 31 % du total mondial, selon les données officielles compilées par l’université américaine Johns-Hopkins. D'après une étude publiée dans The Lancet en , le nombre de décès serait en Europe de l'Ouest de 40 à 50 % supérieur à ces données, et en Europe centrale et de l'Est, il serait environ le double.

En Europe, tous les pays sont touchés, avec toutefois d'importantes disparités entre les pays mais aussi au niveau régional. Fin , la pandémie de Covid-19 a provoqué depuis son commencement confirmés en Russie, au Royaume-Uni, en Italie, en France, en Allemagne, en Pologne, en UkraineLes données relatives à l'Ukraine ne sont plus mises à jour depuis le , en conséquence de l'invasion de l'Ukraine par la Russie. et en Espagne. En proportion de la population, la Bulgarie est avec pour le pays le plus durement touché en Europe, devant la Hongrie (479), la Bosnie-Herzégovine (477), la Géorgie (452), la Macédoine du Nord (450), la Croatie (399), la Tchéquie (381), la Slovaquie (371), la Roumanie (339), la Lituanie (330), la Moldavie (327), la Slovénie (324), la Pologne (307) et la Lettonie (306). Le Royaume-Uni (278) se situe au rang dans le monde. La France (227) se situe au rang. L'Allemagne ne compte que 174 décès pour , au rang dans le monde.

Les premiers cas européens sont détectés en France le , puis en Allemagne le et en Italie le . Au , tous les pays européens ont déclaré au moins un cas confirmé. Partout en Europe, des mesures de confinement sont prises à partir de la fin . Premier pays où l'épidémie prend d'inquiétantes proportions, l'Italie place en quarantaine onze villages du Nord le , tandis que se multiplient en Europe les annonces d'annulation de grands évènements sportifs et culturels. Le , d'Italiens sont placés en confinement strict, décision étendue le à toute l'Italie qui devient ainsi le premier pays de la planète à généraliser sur l’ensemble de son territoire des mesures aussi draconiennes pour tenter d’enrayer la progression de la Covid-19. L'Espagne prend des mesures similaires à compter du , la France en fait autant le , suivie de l'Allemagne le . Le Royaume-Uni est le dernier des cinq grands pays d'Europe de l'Ouest à adopter le des mesures de confinement. Tous les pays d'Europe mettent en place un confinement strict ou partiel dans le courant du mois de mars.

Les pays les moins touchés par cette première vague de la pandémie, comme le Danemark, la Suisse ou l'Allemagne, entament le processus de déconfinement dès le mois d'avril. En Autriche, en Belgique ou encore au Portugal, le déconfinement est entamé le . En Espagne comme en France l'essentiel des mesures de déconfinement sont mises en place par étape à partir du . En l'absence de rebond de l'épidémie, la levée des mesures de confinement s'accélère durant la seconde quinzaine de et la première de . La majorité des États membres de l'UE rouvrent le leurs frontières intérieures, sans ou avec certaines restrictions, et le leurs frontières extérieures avec une quinzaine d'États.

En , le nombre de cas confirmés qui est en augmentation depuis près de deux mois, atteint en moyenne pour Données ECDC sur le périmètre Union européenne, Espace économique européen et Royaume-Uni., soit un niveau trois fois supérieur à celui mesuré fin juillet. Corrélativement, les admissions à l'hôpital ou en soins intensifs ainsi que le nombre de décès imputables à la Covid-19 augmentent dans des proportions qui ne laissent plus de doute à la fin du mois sur l'existence d'une seconde vague. La seconde vague atteint brutalement en octobre et la majorité des États européens. Au cours de la semaine du 2 au (S45), l'Europe compte plus de dus à la Covid-19, un nombre très voisin du pic atteint durant chacune des trois premières semaines d'avril. Des mesures de couvre-feu ou de reconfinement plus ou moins strictes sont mises en place par des dirigeants européens confrontés à la difficulté de trouver un point d'équilibre entre maintien de l’activité et mesures sanitaires efficaces. Malgré ces mesures, la seconde vague ne reflue pas et s'installe en et en sur un plateau à un niveau plus élevé que celui du pic de la première vague. Après une nette décroissance de l'épidémie en , une troisième vague atteint l'Europe en et . Depuis son pic à la mi-avril, elle reflue rapidement jusqu'en .

Les effets dévastateurs de la première vague de la pandémie conduisent l'industrie pharmaceutique à développer dans l'urgence des vaccins contre la Covid-19 avec le soutien massif de fonds publics. Les États membres de l'UE concluent à partir de des contrats groupés d’achat anticipé avec différents fabricants de vaccins. Les premiers vaccins sont développés en un temps record. En , le vaccin Pfizer–BioNTech est le premier à recevoir une autorisation conditionnelle de mise sur le marché par la Commission européenne. La Russie développe également des vaccins qu'elle propose à l'exportation. Les campagnes de vaccination commencent au Royaume-Uni, en Russie et dans l'UE en . Fin , 60 % de la population de l'UE est entièrement vaccinée.

La pandémie met à l'arrêt l'économie, obligeant les gouvernements à emprunter massivement pour éviter les faillites en chaîne des entreprises et limiter les conséquences sociales. Les prévisions économiques publiées par la Commission européenne début novembre tablent sur une rdécession de 7,4 % dans lus forte depuis 1945.

La crise met à rude épreuve la solidarité des membres de l'UE, chaque État réagissant initialement de son côté et gardant pour soi les ressources médicales dont il dispose pour faire face au coronavirus. À partir de la mi- toutefois, l'UE s'organise et prend des mesures sanitaires mais surtout économiques et sociales de grande ampleur. Des malades sont transportés de France et d'Italie vers des pays dont les hôpitaux ne sont pas saturés. Les dirigeants de l'UE s'accordent le sur un plan de relance de d'euros, historique de par son montant, mais aussi par son financement solidaire.

Historique

vignette|upright=1.8|Nombre quotidien de décès en Europe, Amérique et Asiedepuis le début de la pandémie en moyenne mobile sur Ces données ne prennent pas en compte les décès survenus en Chine avant le .</small>. Le nouveau coronavirus SARS-CoV-2 à l'origine de la pandémie de Covid-19 est signalé pour la première fois en dans la ville de Wuhan, en Chine. Les premiers cas en Europe sont signalés à la fin du mois de .. Il est toutefois très probable que des personnes aient été infectées plus tôt mais n'aient pas été diagnostiquées porteuses de ce nouveau virusLe 4 mai 2020, en France des médecins annoncent avoir détecté a posteriori un patient positif au SARS-CoV-2 prélevé le 27 décembre 2019, âgé de et qui n’avait pas voyagé..

De à , l'Europe a été touchée par plusieurs vagues successives d'épidémie de Covid-19. Selon les données publiées par l'université Johns-Hopkins, la pandémie a causé au au moins de décès dans le monde, dont en Europe, soit 31 % du total mondial. Les États-Unis avec plus d'un million de décès, le Brésil avec et l'Inde avec officiellement confirmés concentrent à eux trois plus d'une victime sur trois de la Covid-19 dans le monde. Rapporté à la population de chacune des trois grandes régions du monde figurant sur le graphique ci-contre, l'Amérique est la plus touchée avec pour , suivie de l'Europe () et de l'Asie ()....

L'article Chronologie de la pandémie de Covid-19 en Europe décrit mois par mois les évènements marquants des vagues successives de l'épidémie depuis .

Première vague

L'Europe est touchée par une première vague en et, selon l'OMSLes États membres de l'OMS sont regroupés en six régions. Il existe un bureau régional pour chaque région. L'Europe au sens de l'OMS compte . Ce sont les classés en Europe par l'ONU (M49), sauf le Liechtenstein et le Vatican, plus Chypre, la Turquie, trois États du Caucase et cinq États d'Asie centrale et Israël., en devient rapidement l'épicentre. Le nombre de décès quotidien passe de quelques-uns par jour début mars à plus de par jour au cours de la première quinzaine d'avril. En mars et avril, l'Europe est le principal foyer de la pandémie de Covid-19 dans le monde. Le pic du nombre de décès lié à la première vague de la pandémie est atteint courant avril en Europe. Durant ce mois, sont enregistrés quotidiennement, dont dans l'UE et au Royaume-Uni. Les mesures d'endiguement de l'épidémie portent leur fruit après deux ou trois semaines. Le nombre de décès quotidien retombe à fin avril, puis mi-mai et autour de 700 en juin. La mortalité imputée au coronavirus chute ensuite rapidement et se stabilise dans une fourchette comprise entre et par semaine durant les mois de juin, juillet et août. La première vague est considérée être terminée, et les mesures de restriction des déplacements et des rassemblements sont très largement assouplies ou levées. La pandémie affecte alors surtout l'Amérique du Nord et du Sud....

Depuis le pic atteint début , le nombre de nouveaux cas confirmés diminue semaine après semaine jusque fin en Europe de façon générale mais plus nettement dans les pays de l'UE. Cette situation est liée pour l'essentiel à la Russie où le pic n'est atteint que début et où le nombre de nouveaux cas ne baisse que lentement les semaines suivantes, et à la Suède où le nombre de cas est demeuré stable courant avant d'augmenter fortement début . Dans l'Union européenne, un point bas est atteint début juin : seulement sont enregistrés au cours de la semaine du . Ce nombre demeure relativement stable, moins de étant constatés durant chacune des cinq semaines suivantes.

Deuxième vague

vignette|upright=1.8|Nombre de décès cumulés dus à la Covid-19 en Europe, Amérique et Asie depuis le début de la pandémie.