La chartreuse de l'Annonciade-delà-les-Monts ou de l'Annonciation de Notre-Dame et Saint-MauriceOn la trouve aussi sous les dénominations de Chartreuse de Savoie, Chartreuse de Ripaille-Savoie, Chartreuse unie de Vallon et de Ripaille. est une ancienne chartreuse à Ripaille, près de Thonon-les-Bains, sur les bords du lac Léman, en Haute-Savoie.

Histoire Ripaille est un château des comtes de Savoie. Le comte Amédée VIII y fonde un prieuré de chanoines augustins et s’y retire en 1410. Le duc Emmanuel-Philibert y établit le chef-lieu de l’ordre des Saints-Maurice-et-Lazare en 1572.

En 1614, à la demande de François de Sales, le duc Charles-Emmanuel accepte de l’attribuer aux chartreux. Les lettres-patentes du duc sont datées du et du . Charles-Emmanuel publie le , l'acte de cession de Ripaille aux chartreux à la condition d'y faire construire et d'édifier une chartreuse, qui se nommera « insigne de Savoie ». Le , le duc décrète que le couvent de Ripaille ajouterait à son nom celui de « chartreuse de l'Annonciade-delà-les-Monts » et lui confère le titre et les privilèges de la chartreuse de Pierre-Châtel en Bugey, berceau de l'Ordre de l'Annonciade. Le chapitre général lui attribue les biens de l’ancienne chartreuse de Vallon, d'où le nom de « Chartreuse de Ripaille-Vallon ».

Les chevaliers des Saints-Maurice-et-Lazare continuent à y tenir leurs réunions. Les chartreux doivent soutenir, pour faire reconnaître leurs droits, plusieurs procès contre les procureurs du cet ordre. La communauté se compose de dix religieux et de cinq frères, nombre égal à celui des anciens chanoines augustins.

L’église est commencée en 1762 et n'est jamais achevée.

Un édit de Charles-Emmanuel III, en date du , atteint directement le principe de la propriété des seigneurs féodaux dont les religieux, complété par un nouvel édit le qui impose l'affranchissement. Enfin, le , l'acte d'affranchissement de la main-morte réelle est prononcé officiellement, dans la grande salle de la chartreuse de Ripaille-Vallon.

Le , l'Assemblée constituante prononce l'abolition des vœux monastiques et la suppression des congrégations religieuses. En 1793, la communauté quitte le monastère pour Le Reposoir comme maison de réunion. Tous les biens des monastères sont déclarés biens nationaux. Le Directoire de Thonon autorise les religieux, ayant prêter serment, à demeurer dans les bâtiments de Ripaille, et leur fournit même une pension sur les biens nationaux. En 1796, on procède à la vente des immeubles des religieux.

Prieurs Le prieur est le supérieur d'une chartreuse, élu par ses comprofès ou désigné par les supérieurs majeurs. Liste des prieurs de Ripaille d'après Victorin de Bellevaux, OFM Cap. :

Notes et références Notes

Références

Bibliographie . A. Duplan, « Note sur la chartreuse de Vallon-Ripaille », Mémoires et documents publiés par l'Académie chablaisienne, 14, 1900, pp.32-35 (). Amédée de Foras, « Notes historiques sur les chartreuses de Vallon et de Ripaille en Chablais», Mémoires de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, n°5, 1862, pp.17-24. . François Mignier, « Les chartreux de Vallon-Ripaille », Mémoires de la Société savoisienne d'histoire et d'archéologie, 2, 1888, pp.2-7. Louis Pillet, , « Comptes rendus des travaux de l’Académie impériale de Savoie : chartreuses de Vallon et Ripaille en Chablais », Mémoires de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Savoie, n°5, 1862, XVII.

Voir aussi Articles connexes Château de Ripaille Chartreuse de Vallon

Liens externes

Site officiel du château et domaine de Ripaille

Ripaille Ripaille Catégorie:Fondation en 1623 Catégorie:Monument historique à Thonon-les-Bains Catégorie:Monument historique inscrit en 1942 Catégorie:Monument historique inscrit en 1991