Le premier cas de la pandémie de Covid-19 en Inde est signalé dans l’État du Kerala le , en provenance de la Chine. Au , les autorités ont confirmé un total de plus de de contamination et plus de dans le pays. Les experts estiment cependant que ces nombres seraient en réalité bien plus élevés, les tests n'étant effectués que pour une infime partie de la population. En novembre, une étude sérologique menée dans la ville de New Delhi révèle que 49,5 % des du centre historique auraient été contaminés par la Covid-19, pour la plupart de manière asymptomatique, ouvrant la possibilité d'une immunité communautaire. Ce taux ne serait que de 25,5 % pour le reste de la ville. .
Au , le nombre total officiel de cas est de , le nombre de guérisons est de , le nombre de décès est de .. Au , les autorités font état de 374 000 morts. Le nombre réel de morts est estimé entre 3 et 4 millions.
On note de fortes disparités selon les différents États..
Historique et mesures gouvernementales Nombre de cas déclarés (bleu) et décès (rouge) en échelle logarithmique. Les différences quotidiennes sont indiquées en pointillés. thumb|thumbtime=0:28|Temple Ram Mandir à Bhubaneswar.
L’épidémie a été déclarée dans les États de Delhi, de l'Haryana, du Karnataka, du Maharashtra, du Gujarat et de l'Uttar Pradesh, où des dispositions de la loi de 1897 sur les maladies épidémiques ont été invoquées, et de nombreux établissements commerciaux ont été fermés. Le , l’Inde suspend tous les visas non essentiels, incluant les visas touristiques, car la majorité des cas confirmés étaient liés à des étrangers ou des Indiens ayant un historique de voyage à l'étranger. Le , l'Inde interdit toute entrée sur son territoire. Le , toutes les liaisons aériennes sont suspendues jusqu'à nouvel ordre.
Après un test du confinement le pour toute l'Inde, puis le un confinement déclaré dans 75 districts, ces derniers incluant dont de nombreuses mégapoles comme Bombay et Delhi, le Premier ministre Narendra Modi ordonne le un confinement total du pays (qui comprend 1,3 milliard d’habitants), pendant trois semaines afin de lutter contre la pandémie. Le Premier ministre prend cette décision sans consulter les experts sur la pertinence et l’opportunité d’une telle mesure, choisissant de s’aligner sur la stratégie des États occidentaux, alors que l'Inde ne compte encore que 415 cas. Il déclare au cours d'une adresse télévisée à la nation : « À compter de minuit aujourd’hui, tout le pays va entrer en confinement. Pour sauver l’Inde, pour sauver chaque citoyen, vous, votre famille »..
La gestion de la crise par le gouvernement de l’État du Kerala, au sud de l'Inde, est largement saluée.
Le , l’État du Bihar (presque d'habitants) est reconfiné pour au moins à cause de la pandémie de Covid-19, deux jours après le reconfinement de la mégapole de Bangalore ( d'habitants).
En , la courbe des contaminations pour toute l'Inde a diminué pour arriver, au , à et 94 décès. Ainsi, même si l’Inde a enregistré au total de cas de contamination et à ce jour, son taux de létalité reste faible.
Une nouvelle vague de contaminations frappe le pays en ( cas et enregistrés chaque jour) en raison de l'apparition de variants, des rassemblements religieux et du manque d'efficacité des services de santé. La situation est d’autant plus tendue que les hôpitaux de New Delhi subissent une pénurie de médicaments et que l’oxygène vient aussi à manquer dans les établissements hospitaliers.. En mai, il y a jusqu'à 400 000 cas par jour. La capitale indienne affiche alors un taux de positivité par dépistage de près de 33 %. Dans les campagnes, les populations pauvres ont peu accès aux tests et ne sont souvent pas prises en compte dans les données officielles.
Mais en juillet la pandémie freine, le avec 31 443 cas quotidiens de Covid-19 c'est « le chiffre le plus bas enregistré en quatre mois ». Les infections se concentrent à l’Ouest au Maharashtra, au Sud, au Kerala, et dans les États du Nord-Est.
En , le journal Le Monde évoque le chiffre de 3 à 4 millions de morts en Inde, pour plus de 400 000 morts officiels, dus à la pandémie de Covid-19..
À partir du , l'état du Karnataka instaure un couvre-feu et limite la jauge dans les bars et les restaurants. Dans l'état de Delhi, toutes les piscines, salles de gym et de cinéma sont fermées, et un couvre-feu à 22 h est instauré, ce qui restreint les festivités du Nouvel An.
À partir de , l'Inde est touché par la vague du variant Omicron.
Risques et difficultés L'Inde ne dispose pas d’infrastructure sanitaire capable de faire face à une crise (0,7 lit d’hôpital pour contre sept en France). Les niveaux très élevés de pollution de l'air dans le pays inquiètent les experts : « la Covid-19 attaque et se fixe sur les poumons et les nombreux Indiens présentant déjà des fragilités respiratoires sont donc bien plus susceptibles d’en mourir. » L’Inde recense notamment 32 % des malades pulmonaires du monde et plus d’un million de morts par an liés à la pollution.
Les mesures de confinement et de distanciation sociale pourraient s’avérer très difficiles à faire respecter dans un pays où une grande partie de la population vit dans la pauvreté : « 85 % des Indiens ne disposent pas d’une chambre individuelle. À Bombay, 50 % de la population vit en bidonville où l’on s’entasse à quatre par pièce ». La capitale financière concentre jusqu’à au kilomètre carré dans certains bidonvilles.
Le , malgré l'instauration du confinement, des millions de « migrants de l’intérieur » tentaient à pied de retourner chez eux : « les marcheurs n’ont pas le choix. Ils ont perdu leur travail et n’ont pas eu le temps, ni les moyens, de monter dans un avion, un train ou un bus avant l’arrêt des transports. Le risque est pourtant grand de croiser les forces de l’ordre qui appliquent les consignes sans la moindre compassion. Dans l’Uttar Pradesh, des policiers ont obligé des hommes à marcher à quatre pattes pour les punir d’avoir désobéi au confinement. » Dans des bidonvilles, des policiers frappent avec leurs matraques, parfois jusqu’à la mort, des habitants qui sortent de chez eux, ou les humilient en public. Certains « travailleurs migrants » sont morts en route d’épuisement.
L'Organisation internationale du travail avertit qu'« en Inde, environ de travailleurs de l’économie informelle risquent de sombrer plus profondément dans la pauvreté pendant la crise ». La Confédération syndicale internationale demande ainsi la création d’un fonds mondial de protection sociale universelle pour les pays les plus pauvres, afin de soutenir les soins de santé et le maintien de revenus partout sur la planète.
Choix thérapeutiques Médicaments Hydroxychloroquine En , le Conseil indien pour la recherche médicale (ICMR), l’organisme gouvernemental coordonnant les travaux sur le Covid-19, déclare confirmer « l’efficacité de l’hydroxychloroquine à titre préventif » en s'appuyant sur trois nouvelles étudeshttps://www.lefigaro.fr/sciences/covid-19-l-inde-fait-le-pari-de-l-hydroxychloroquine-a-titre-preventif-20200526. Le pays qui possède 70 % des capacités mondiales de production de la molécule, en produit déjà 100 tonnes par mois. Elle est administrée aux policiers et aux infirmiers du Maharashtra. Dans le Gujarat, le nombre de compagnies pharmaceutiques qui ont la licence pour la fabriquer passe de 28 à 112https://www.ouest-france.fr/monde/inde/coronavirus-l-inde-en-pointe-sur-l-hydroxychloroquine-6831659. Malgré les publications défavorables à la molécule qui se multiplient au printemps 2020, l'Inde « a déjà fourni 446 millions de comprimés d’hydroxychloroquine à 33 pays et prévoit d’augmenter sa production dans les mois à venirhttps://www.rfi.fr/fr/asie-pacifique/20200524-malgr%C3%A9-%C3%A9tude-mondiale-critique-inde-recommande-hydroxy-chloroquine ».
Ivermectine En , le Comité d'expertise Bird (British Ivermectin Recommendation Development) qui milite pour l'utilisation de ce médicament, déclare que "plusieurs Etats indiens ont adopté l'ivermectine comme politique officielle, desservant une population totale d'environ 400 millions d'habitants"Cité dans https://www.francetvinfo.fr/vrai-ou-fake/vrai-ou-fake-l-ivermectine-est-elle-un-traitement-efficace-contre-le-covid-19-comme-l-affirment-ses-partisans_4352893.html.
Le gouvernement de l'État de Uttar Pradesh, le plus peuplé d'Inde, est le premier à avoir introduit la molécule pour un usage « prophylactique et thérapeutique » dans l'arsenal de soin pour les malades de la Covid et indique avoir remarqué un effet bénéfiquehttps://indianexpress.com/article/cities/lucknow/uttar-pradesh-government-says-ivermectin-helped-to-keep-deaths-low-7311786/.
S'inspirant du traitement mis au point par le professeur australien Thomas Borody de Sydneyhttps://www.biospectrumasia.com/news/25/16577/australian-researcher-shares-low-dose-ivermectin-therapy-protocol-for-covid-19.html, un laboratoire indien met en circulation un « Ziverdo kit » (acétate de zinc 50 mg, ivermectine 12 mg, doxycycline 100 mg) vendu à un prix variant de 2 à 10 $, largement distribué dans le monde entier hors Europe. En , ce traitement est invalidé par le protocole général nationalClinical guidance for management of adult covid-19 patients..
Remdesivir Afin d'en augmenter la disponibilité locale et face à une demande très importante, le pays en interdit l'exportationCovid-19 : L'Inde interdit les exportations de RemdesivirCoronavirus digest: India bans export of remdesivir COVID-19 treatment drug.
Alors que l'utilisation en est officiellement réservée aux hôpitauxMaking hay in the black market: Remdesivir sold at Rs 40,000 ..., un marché noir de ce produit se met en place, où le Remdesivir se vend jusqu'à vingt fois son prix officielInside the treacherous black market for Remdesivir in India— from private hospitals to distributorsRemdesivir Selling for $1K a Vial on India's Black Market as COVID Cases SurgeInside the black market of remdesivir as shortages spur demands. Dès 2020, certaines arrestations sont réalisées dans le milieu des trafiquantsIndian police arrest 14 for black market remdesivir as COVID-19 cases jump. En 2021, dans l'État de l'Uttar Pradesh, trois médecins sont arrêtésDelhi Doctor Among 3 Arrested For Black Marketing Remdesivir In UP: Cops. Aide internationale en En avril et , dans le cadre d'une augmentation violente de la pandémie, le pays se retrouve face à une importante demande de RemdesivirIndia's Cipla says supply of COVID-19 drug remdesivir catching up with demandGilead Sciences Announces Steps to Expand Availability of Remdesivir in IndiaIndia battles remdesivir shortages, et fait appel à l'aide internationale. Plusieurs pays de l'Union Européenne comme la BelgiqueLa Belgique envoie des milliers de flacons de remdesivir en Inde, un médicament considéré comme inefficacePourquoi la Belgique envoie du remdesivir, un médicament inefficace et très coûteux, à l'Inde ?De l’oxygène et du Remdesivir seront envoyés de l’UE vers l’Inde dans les prochains jours et le PortugalLe Portugal va envoyer une demi-tonne de Remdesivir en IndeMedical equipments, vials of Remdesivir from Germany, Netherlands, Portugal; Masks from Kazakhstan reached India, ainsi que le CanadaCanada rushing in 25,000 vials of Remdesivir & 350 ventilators to IndiaCanada sending ventilators, remdesivir to support COVID-19 response in India et l'ÉgypteIndia buys 300,000 doses of Remdesivir from Egypt font parvenir à l'Inde, outre des respirateurs, des flacons de ce médicament, provoquant certaines critiques.
Protocole général national