La Légion arménienne (en ; en ) est une unité militaire de l'armée allemande pendant la Seconde Guerre mondiale. Elle se compose principalement d'Arméniens soviétiques faits prisonniers par les nazis, formés par les SS et SD allemands et commandés par le général Drastamat Kanayan.

Histoire Création vignette|Soldats arméniens. L'éphémère république démocratique d'Arménie, établie en 1918, fut conquise par les bolcheviks en 1920 et incorporée peu après à l'Union soviétique. Les membres du parti politique de la Fédération révolutionnaire arménienne n'accepteront jamais cette annexion car beaucoup d'entre eux furent emprisonnés, tués ou expulsés par les autorités soviétiques à la suite de l'annexion.

Durant la Seconde Guerre mondiale, certains vétérans exilés aux États-Unis, dont Drastamat Kanayan et Garéguine Njdeh, reviennent en Europe pour créer un corps d'armée à même d'attaquer les Soviétiques en s'alliant à l'Axe..

Engagement La légion participe à l'occupation de la péninsule de Crimée et du Caucase du Nord. Une unité comprenant une partie de la Légion arménienne, était le du de grenadiers, d'infanterie, l'une des rares unités de la Légion à avoir reçu l'insigne allemand après le . Le bataillon a participé à la défense infructueuse de Toulon.

Bataillons d'infanterie arménienne En dehors du , les Arméniens ont également servi dans un certain nombre d'unités, leur effectif total atteignait selon Christopher Alisby. Parmi eux, ont été affectés à des bataillons d'infanterie, tandis que autres ont servi dans des unités de soutien logistique et d'autres unités non combattantes. Ailsby estime le nombre d'Arméniens dans à environ .

Formé en en Pologne, il est composé de 916 Arméniens et 41 Allemands. Il participe aux batailles dans la région de Touapsé. En , le bataillon est désarmé et reconverti dans la construction de routes.

« Zeytun » Formé le en Pologne, il est composé de 913 Arméniens et 45 Allemands, il fait partie du de grenadiers, d'infanterie. Commandé par Hermann Becker. Il est dépêché pour combattre dans le Caucase le . Il se joint au combat dans les régions de Naltchik, Mozdok, Kouban et participe à la bataille de la péninsule de Kertch. Plus tard, il sert aux Pays-Bas. Il rejoint la Belgique en . Le bataillon est transféré en Normandie en , où il cesse d'exister à la suite de l'opération alliée Overlord, en raison de pertes importantes.

Il est formé en 1942 en Pologne.

du génie Formé le dans la ville de Puławy, en Pologne, il est engagé dans la ville polonaise de Radom. Le bataillon est déplacé le aux Pays-Bas afin de renforcer la capacité de défense du mur de l'Atlantique. Le bataillon a son propre prêtre et a la possibilité de pratiquer des activités religieuses. En stricte conformité avec le calendrier arménien, le bataillon peut célébrer les fêtes chrétiennes et pratiquer des baptêmes.

Formé en en Pologne, il participe à la défense du mur de l'Atlantique.

Il est formé en 1943 en Pologne.

Il est formé en en Pologne.

Il est formé fin 1943 en Pologne.

Bataillon I / 125 Formé en en Ukraine, il est transféré sur le front occidental pour défendre le sud de la France. Il est placé à au nord de la ville de Marseille, près de la ville d'Aix-en-Provence.

Bataillon I / 198 Formé en en Ukraine, il est transféré sur le front occidental pour défendre le sud de la France. Le bataillon est placé au sud-ouest de Toulon.

Bataillon II / 9 Formé en en Ukraine, il est transféré sur le front occidental pour défendre le sud de la France. Il est placé à Hyères.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie Levon Thomassian, Summer of '42: A Study of German-Armenian Relations During the Second World War, Schiffer, 2012.

Liens externes « Battalion “Zaytun” of the German Army », sur armenian-history.com.

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