Friedrich Georg Berni, surnommé Fritz Berni, né le à Pirmasens, est un allemand membre du NSDAP et de la SS. Standartenführer de 1929 à 1931, il obtient en 1942 l'insigne d'or du parti, en dépit d'un alcoolisme notoire et de nombreuses fautes, au titre desquelles la mort par accident d'un camarade du parti.
Biographie Fils d'un technicien de Pirmasens, Berni y entame une formation d'électricien. Pendant la période d'occupation de la Rhénanie par les troupes françaises, il combat les séparatistesGerhard Gräber, Matthias Spindler: Die Pfalzbefreier. Volkes Zorn und Staatsgewalt im bewaffneten Kampf gegen den pfälzischen Separatismus 1923/24. Pro Message, Ludwigshafen am Rhein 2005, , , 154.. Il adhère dès 1925 au parti nazi avec le numéro 23.270 , rejoint la SS en et développe la troupe SS de Pirmasens.
Il est promu Standartenführer en 1929.
Affaire des explosifs de Pirmasens Un attentat à la bombe est commis dans la nuit du contre la maison du dirigeant local du NSDAP à Pirmasens. Des lettres anonymes dénoncent Berni comme étant l'instigateur de l'attentatNiels Weise: Eicke. Eine SS-Karriere zwischen Nervenklinik, KZ-System und Waffen-SS. Schöningh, Paderborn 2013, , , 106, 115, 131..
En , Berni apporte à Pirmasens , que Theodor Eicke, chef du avait confectionnés sur son ordre. Les opposants à Berni au sein du NSDAP l'apprennent, ce qui entraîne son exclusion du parti et de la SS le Weise, Eicke, , 110..
Après enquête de la police de Ludwigshafen, Berni et Eicke sont jugés et condamnés le Weise, Eicke, . à deux années de réclusionWeise, Eicke, ., une peine légère si l'on tient compte des lourds antécédents judiciaires de Berni, et des nombreuses failles de l'enquête. L'affaire des explosifs de Pirmasens suscite une forte émotion dans l'opinion publique, à l'échelle du Reich, car elle semble attester que la stratégie de conquête légale du pouvoir affichée par le NSDAP n'est qu'un leurre, particulièrement après la découverte des documents de Boxheim.
Troisième Reich Berni est libéré, après l'accession des nazis au pouvoir, le Weise, Eicke, .. Réintégré dans la SS, il en devient le dirigeant à Pirmasens.
Le , Berni abat au pistolet le SS Georg Haus, alors qu'il tentait, lors d'une soirée festive, et dans un état alcoolique avancé, de viser une bouteille de bière posée sur sa tête. Les soucis d'alcool de Berni étant bien connus du parti, il est relevé de l'ensemble de ses fonctions, perd ses décorations. Il est arrêté et placé sous le régime de la Schutzhaft, ou au camp de concentration de Dachau pour quelques semaines. Le , il est condamné à deux années de détention. Le gauleiter Josef Bürckel introduit pour lui une demande de grâce auprès de Philipp BouhlerWeise, Eicke, , 106., et obtient que sa peine soit commuée en sursis et mise à l'épreuve, en . Berni peut réintégrer le NSDAP en .
Bibliographie
Hans-Georg Meyer, Hans Berkessel: Die Zeit des Nationalsozialismus in Rheinland-Pfalz. Band 1. »Eine nationalsozialistische Revolution ist eine gründliche Angelegenheit.« Hermann Schmidt, Mainz 2000, , S. 84f. .
Notes et références
Catégorie:Membre de la SS Catégorie:Récipiendaire de l'insigne d'honneur en or du NSDAP Catégorie:Naissance en mars 1900 Catégorie:Naissance à Pirmasens Catégorie:Naissance dans le royaume de Bavière Catégorie:Décès en février 1946 Catégorie:Décès en Rhénanie-Palatinat Catégorie:Décès à 45 ans