Jules Leclercq, né le à Maubeuge et mort le à Lille, est un professeur de l'université de Lille, précurseur en médecine du travail.
Biographie En 1910, Jules Leclercq soutient une thèse en médecine légale, réalisée dans le laboratoire du professeur Jules Patoir (1867-1913). Il travaille ensuite sur l'anaphylaxie dans le laboratoire de l'Institut Pasteur de Lille du professeur Albert Calmette.
Il obtient l’agrégation de médecine en 1913. Mobilisé en 1914, il est requis pour l’étude des gaz asphyxiants, des effets nocifs des explosifs et des conditions de vie des femmes dans les usines d’armement. Dans un livre La main-d'œuvre nationale après la guerre, rédigé dans les tranchées, avec son collègue Pierre Mazel, ils ont établi les bases de ce que devrait être la médecine du travail. Les idées originales exposées dans cet ouvrage ont inspiré les législateurs.
Après la guerre, il s'implique dans la médecine du travail en particulier dans les mines de charbon. Il occupe la chaire de Médecine légale et sociale en 1925. Il contribue à la création de l'Institut de médecine légale et de médecine sociale inauguré en 1934 et à la conception de l’hôpital-sanatorium Albert Calmette ouvert dans le CHRU de Lille en 1936. Dans l'institut de médecine légale, à la fin des années 1930, le docteur Amélie Alphant-Marchand est responsable du service d'anatomie pathologique et Louis Christiaens de celui de séro-hématologie. L'institut possède un service de radiologie où travaille Félix Eloire, un service de toxicologie où officie le professeur Albert Lespagnol et des services de clinique médico-légale qui s'occupe des jeunes délinquants sous la direction du docteur Robert Vullien.
Il est le doyen de la Faculté de médecine et de pharmacie pendant la seconde guerre mondiale. Il fonde avec le Professeur Marcel Marchand l’Institut de médecine du travail en 1942. En 1946, il obtient la création d'une des trois premières chaires de médecine du travail (avec Paris et Lyon). Abandonnant la médecine légale au professeur Maurice Muller, il devient titulaire en médecine du travail de l'Université de Lille; il occupe cette place seulement trois ans, il meurt subitement d'un infarctus en 1949.
Il est élu membre correspondant dans la division d’hygiène de l’Académie nationale de médecine en 1945.
Publications
1910 Recherches expérimentales sur la putréfaction : de l'influence de l'arsenic sur la décomposition cadavérique, Thèse de médecine, Lille. 1911 Les Lésions traumatiques des organes génitaux de l'homme devant la loi sur les accidents du travail, Paris : E. Larose, 32 pages avec Charles Paul. 1913 Les Applications pratiques de l'anaphylaxie, Préface de M. le Dr Albert Calmette, Paris : J.-B. Baillière et fils, 95 pages, avec Jean Minet. 1917 La Main d’œuvre nationale après la guerre, Préface de M. Édouard Herriot, Paris : Larousse, 164 pages, avec Pierre Mazel
Notes et références
Liens externes
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