Jacques Bourdis, né le à Grenoble et mort le à Paris, est un général français, compagnon de la Libération et grand-croix de la Légion d'honneur.
Ralliant la France libre après avoir entendu l'Appel du 18 juin, il participe au sein de la demi-brigade de Légion étrangère ( DBLE) aux combats en Libye, aux campagnes de Tunisie, d'Italie et à la libération de la France.
Poursuivant sa carrière militaire après la guerre, ils occupe de nombreuses fonctions de commandement, en particulier en Allemagne, et prend sa retraite avec le grade de général de corps d'armée après quarante années au service de la France.
Biographie Jeunesse et engagement Issu d'une famille bourgeoise dauphinoise, Jacques Bourdis naît le à Grenoble. Après avoir effectué une préparation militaire supérieure, il démarre des études à la faculté de lettres de Grenoble.
Seconde Guerre mondiale En 1940, alors qu'il vient de se présenter au concours d'entrée de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr, l'armée française est vaincue lors de la bataille de France. Ayant pris connaissance de l'appel du général de Gaulle, il décide de impliquer dans la lutte contre l'occupant allemand. Il part pour Montpellier puis pour Sète où le un cargo anglais accepte de le prendre à son bord. Après une escale à Gibraltar, il débarque à Liverpool le . Engagé dans les forces françaises libres, il est affecté au bataillon de chasseurs de Camberley où il suit les cours du peloton d'élèves aspirants. Promu à ce grade le , il est envoyé en Afrique-Équatoriale française puis au Levant.
Le , il est affecté au bataillon de la demi-brigade de Légion étrangère ( DBLE) qu'il suivra pendant toute la guerre. Promu sous-lieutenant, il se distingue à la bataille de Bir Hakeim où, du au , il mène de nombreuses patrouilles au nord de la position française. Au cours de l'évacuation du poste dans la nuit du 10 au , son véhicule est immobilisé par un tir ennemi et se retrouve esseulé. Il poursuit sa route à pied en compagnie de ses deux hommes d'équipage et rencontre un autre véhicule touché dont le conducteur est blessé. Soignant le conducteur et remettant le véhicule en marche, ils parviennent à rejoindre les lignes françaises en recueillant au passage deux officiers britanniques égarés. Quelques mois plus tard, il s'illustre à nouveau lors de la seconde bataille d'El Alamein d'octobre à . Il prend ensuite part à la campagne de Tunisie en 1943 puis fait partie du corps expéditionnaire français en Italie. En , toujours avec la DBLE, il participe au débarquement de Provence et prend part à la libération de la France.
Promu lieutenant, il participe à la campagne d'Alsace où il se distingue une nouvelle fois en à Thann. Le , il contribue à l'échec d'une contre-attaque allemande à Illhaeusern. Deux jours plus tard à Elsenheim, alors qu'il mène ses hommes à l'assaut d'une position ennemie, il est blessé au bras et au dos par des éclats d'obus. Après un mois de convalescence, il retrouve son unité dans les Alpes et combat au massif de l'Authion.
Après-guerre Jacques Bourdis est promu capitaine en et part pour la zone d'occupation française en Allemagne où il est aide de camp du général Kœnig. Toujours en Allemagne, il passe dans la zone britannique où il est officier de liaison auprès de la British Army jusqu'en 1950. Il est ensuite affecté au bataillon de chasseurs portés à Freudenstadt puis est engagé dans la guerre d'Indochine au cours de laquelle il sert dans les rangs des et régiments étrangers d'infanterie. En 1953, il retrouve sa ville natale où il exerce des fonctions d'état-major au sein de la division d'infanterie alpine avant de repartir en Allemagne comme officier d'état-major auprès du général Jacquot, commandant en chef des forces françaises en Allemagne.
Il est reçu à l'École supérieure de guerre en 1957 après avoir été promu chef de bataillon. De 1959 à 1961, il commande le bataillon d'infanterie alpine en Kabylie. Passé lieutenant-colonel, il sert de 1961 à 1963 au service d'information des armées avant d'être attaché militaire auprès de l'ambassade de France en Grèce de 1963 à 1966. Il repart à nouveau en Allemagne de 1966 à 1968 avec le grade de colonel pour prendre le commandement du régiment d'infanterie. En 1968, il intègre le centre des hautes études militaires où il étudie jusqu'en 1969.
En 1970, Jacques Bourdis est nommé général de brigade et exerce la fonction de chef du cabinet militaire des premiers ministres Jacques Chaban-Delmas et Pierre Messmer jusqu'en 1973, année où il est promu général de division. Commandant la division d'infanterie à Mulhouse de 1973 à 1975, il est ensuite adjoint du général commandant la armée à Strasbourg. Élevé au rang de général de corps d'armée en 1977, il est conseiller du Gouvernement pour la défense puis prend le commandement de la région militaire à Lille de 1978 à 1980, étant dans le même temps membre du conseil supérieur de l'armée de terre. Jacques Bourdis est admis dans la section des officiers généraux en . De 1981 à 1986, il est chef de la division études à l'Union de l'Europe occidentale. Nommé membre du conseil de l'Ordre de la Libération en , le général Jacques Bourdis meurt le de la même année à Paris et est inhumé dans sa ville natale de Grenoble.
Décorations 106px
Grand croix de la Légion d'HonneurCompagnon de la LibérationGrand croix de l'Ordre national du mériteCroix de Guerre 1939-1945Croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieursCroix de la Valeur militaireCroix du combattant volontaireAvec agrafe "Guerre 1939-1945"Médaille colonialeAvec agrafes "Libye", "Bir Hakeim" et "Tunisie"Médaille commémorative des services volontaires dans la France libreChevalier de l'Ordre de Dannebrog(Danemark)Officier de l'Ordre d'Adolphe de Nassau(Luxembourg)Commandeur de l'Ordre de Georges Ier(Grèce)Officier de l'Ordre du million d'éléphants(Laos)
Références
Bibliographie
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Voir aussi
Articles connexes
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