Le prieuré Saint-Nicolas de Campagnac est un ancien prieuré situé à Sainte-Anastasie, au hameau de Campagnac, dans le département français du Gard en région Occitanie, de l'Ordre de Saint-Augustin, de la Congrégation de France, au diocèse d'Uzès.

Localisation Le prieuré est situé sur la commune de Sainte-Anastasie, route d'Uzès, au hameau de Campagnac, à l'extrémité septentrionale du pont Saint-Nicolas de Campagnac, sur la rive gauche du Gardon.

Historique Origines On ignore la date exacte de la fondation du prieuré dans ce hameau qui lui, a une existence légale depuis 896, date à laquelle ce lieu fut concédé par , roi de Provence à l'évêque d'Uzés: . En 1156, Louis VII, roi de France confirme à , vingtième évêque d'Uzès, la propriété de diverses terres, villes et villages formant le domaine de l'évêque, et le prieuré y est indiqué. Ce qui nous indique que ce prieuré fut édifié entre ces deux dates, et de par son style il est permis de le dater du début du

De 1245 à 1260, les moines de l' Ordre des frères pontifes, qui logeaient au prieuré, réalisent le pont Saint-Nicolas de Campagnac avec ses arches ogivales qui permet d'établir la précieuse liaison entre Nîmes et Uzès à la demande de l'évêque Pons de Becmil, et sous le priorat de Pierre d'Arpaillargues.

Le , Jacques de Caulers, nommé évêque de Nîmes, prête serment dans le chapitre régulier des chanoines de Saint-Nicolas de Campagnac, acte signé par Jean de Nîmes, chanoine de ce prieuré, et prieur également de Saint-André de CollorguesE. Germer-Durand, .

En 1560, le prieuré est ravagé lors des guerres de religion, la chapelle s'effondre, les sépultures sont profanées, seules restent intactes les écuries et la tour de veille. En 1583 par la trahison du capitaine Guisard Ferrières, la tour est prise et il coupe la circulation du pont. Deux mois plus tard il est renversé par les nîmois et les Uzétiens qui le pendent au créneau de la tour. Le monastère restera désert pendant un demi siècle.

Les chanoines de Saint-Nicolas adhèrent aux réformes tridentines en se ralliant à la Congrégation de Sainte-Geneviève plus connue sous le nom de Congrégation de France, fondée par François de La Rochefoucauld (1558-1645), abbé commendataire de l'abbaye Sainte-Geneviève de Paris

En 1628 les protestants menés par , font de la tour un poste de garde, tout en respectant les religieux.

Le prieuré est inscrit au titre des monuments historiques par arrêté du ..

Description Église priorale L'église priorale est désaffectée et présente un décor intérieur d'une grande sobriété. Avec une nef en berceau, un transept et une abside semi-circulaire, elle possède un clocher à tour de plan carré.

Dans cette église, les anciens seigneurs d'Uzès avaient leur sépulture. dont : Raymond de Sabran-Uzès (v.1260-1316), coseigneur d'Uzès en 1316 demande dans son testament à être inhumé au tombeau de ses prédécesseurs

Y fut retrouvé lors du séjour du curé de Vic sur place en 1863, une grande dalle de marbre portant l'épitaphe de Jacques de Cambronne, prieur claustral. Cette épitaphe est gravée en latin, sur une dalle de marbre de de haut sur de large dans un losange délimité par un simple filet; compris lui-même dans un carré ornementé à chaque angle d'un cœur. Au sommet de l'inscription une croix, et à l'angle inférieur, une tête de mort. Le texte est :

Cimetière Dans le cimetière détruit lors du percement de la nouvelle route en 1863 furent retrouvés des ossements et des pierres tombales dont celles des: , épitaphe gravée en latin, et disposée en losange, entourée d'un simple filet sur une dalle carrée de pierre grise de de côté , épitaphe gravée en latin, et disposée en losange, entourée d'un simple filet sur une dalle carrée de pierre grise de de côté Père Louis de Loynes, chanoine régulier de la cathédrale d'Uzès, et prieur de l'église Saint-Jean de Saint-Privat-des-Vieux

Propriétés et revenus

Moulins, ponts et cours d'eau Deux moulins à eau, pour moudre le blé, situés en aval du pont, et détruits en par une crue du Gardon, le meunier d'alors Louis Violet somma Simon Pujolas qui lui avait arrenté les moulins de faire réparer les barrages. Mal réparé, il s'avéra qu'un seul, pouvait fonctionner.

Prieurés, églises Collorgues : Prieuré Saint-André () Prieuré Saint-Jean de Bourdic, prieuré régulier, uni au monastère de Saint-Nicolas de Campagnac, et à la collation du prieur de Saint-NicolasTopographie du département du Gard, Eugène Germer-Durand, 1868 Prieuré Notre-Dame de Blauzac Prieuré de Gourdouze, donné à l'abbaye de Franquevaux, par Guillaume de Peyre, évêque de Mende en 1156 qui toutefois se conservait certains privilèges, comme le droit de faire estiver en franchise ses chevaux. Les religieux en seront chassés en 1433 par Rodrigue de Villandrando. Après négociation et versement d'une somme d'argent celui-ci quitte les lieux et en 1435, le prieuré devient la propriété des chanoines du Prieuré Saint-Nicolas de CampagnacSite historique de la commune de Vialas

Fermes, herbages, terres, bois et vignes Herbages et droits de dépaissance : Mont-Plan; Miech-Carton; Le Petit-Devois en deçà du Gardon; Les Castels-Berrias; Les Milhenses Vignes de : Moussen Guilhem, n'a pas été travaillée en 1532 par négligence. Celle de La Mayre, n'a été ni taillée, ni labourée; les valats des Plantiers ne furent point curés; le Grand-Plantier à l'exception de deux journaux ne fut pas labouré, tout comme cinq journaux de la vigne de La Clauselle; le valat de la vigne Dessous-Campagnac, ne fut pas curé terre Mont-Saint-Jean d'une assez grande superficie, inféodée par La Parre, sans le consentement du chapitre, dans les années 1680, à Jean d'Audibert, comte de Lussan. Cette retourna au monastère en 1686 grâce au père de Cambronne.

Armoiries

Prieurs

Prieurs réguliers

1188 : Pons. Il appose sa signature en en bas d'un parchemin concluant une transaction menée par évêque d'Uzès entre les religieux de Gourdouze , et l'abbaye de Franquevaux 1230 : N... 1258 : Pierre d'Arpaillargues, autorise l'échange réalisé par un chanoine de son monastère: Raimond de Saint-Julien, prieur de Saint-Geniès-de-Fourques, avec Bernard Castellan précepteur de l'hôpital de Saint-Gilles, d'un franc-alleu à Argence lieu de la paroisse de FourquesE. Germer-Durand, Le prieuré et le pont de Saint-Nicolas de Campagnac, fragment d'histoire locale, 1864 ; réédition Hachette/BnF, 2017, , et preuves n°:II, . 1290-1295 : Raymond du Caylar, les et le , rend hommage à Guillaume des Gardies évêque d'Uzès pour tout ce qu'il possède à Aubarne 1319 : Michel de Cazaliers, fait hommage à André de Frédol, évêque d'Uzès, pour tout ce que son monastère possède à Campagnac et Sainte-Anastasie

Prieurs commendataires 1470 : représenté par un simple chanoine : Gilles de Vignal, prieur de Bourdic 1472 : Jean de Laudun, protonotaire apostolique reçoit la commende du pape vers 1477 : Olivier de Laudun de Montfaucon, jeune frère de Jean de Laudun, qui n'était pas encore dans les ordres et dont son frère aîné Antoine de Montfaucon assura la gestion pendant que son cadet finissait ses études de droit et théologie à l'université d'Avignon 1610-1645 : René de Girard (1573-1645) reçut la commende du roi. Il avait et n'était pas prêtre, il fut ordonné en 1611 1645-1674 : Elzéar Chasles (?-1674), n'étant pas prêtre lorsqu'il fut nommé et le fut l'année suivante. 1674-1703 : Paul de La Parre (1636-) avec Jacques de Cambronne (1621-1697), prieur claustral, auquel succède le père Baudry 1703-17.. : Jean-Joseph de Rozel, précenteur de la cathédrale de Nîmes, conseiller clerc au présidial

Personnalités et moines célèbres Raymond Jordan (13..-1380), devint prévôt de l'église d'Uzès, et l'auteur longtemps ignoré du livre mystique très célèbre au Moyen Âge L'Idiota sapiens

Références

Notes

Annexes Bibliographie E. Germer-Durand, Le prieuré et le pont de Saint-Nicolas de Campagnac, fragment d'histoire locale, 1864 ; réédition Hachette/BnF, 2017.

Articles connexes Liste des monuments historiques du Gard Commune de Sainte-Anastasie Liste des seigneurs, vicomtes et ducs d'Uzès Liens externes

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