L'Arc est un contre-torpilleur français de 300 tonnes de classe Arquebuse en service actif entre 1903 et 1919. Il fut réalisé aux Établissements Schneider à Chalon-sur-Saône.
Chronologie du navire Mis en chantier en 1901 aux Ateliers des Établissements Schneider à Chalon-sur-Saône, il est lancé le et de à , il est aux essais à Toulon. En 1905 il est versé à l'Escadre de la Méditerranée, et en 1907 à la Défense mobile d'Oran (Algérie) et jusqu'en 1911 appartient à la Flottille des Torpilleurs de la Méditerranée.
En , il est versé à la Armée Navale, Escadrille de Contre-Torpilleurs, et de 1913 à en Réserve spéciale à Toulon, où il est réintégré à la Armée Navale, divisionnaire de la Escadrille des Sous-Marins à Bizerte (Tunisie), navigue comme escorteur de sous-marins, ou patrouilleur en Adriatique, aux Dardanelles en 1915, puis aux et Escadrille de Contre-Torpilleurs avant d'être rayé le . Sa coque est vendue le .
Caractéristiques Déplacement de 302 tonnes Moteur de 6 300 chevaux Dimensions : Vitesse PMP : 30 nœudsPage ARC - Contre-torpilleur sur le site "Forum PAGES 14-18. Les combattants & l'histoire de la Grande Guerre". Page consultée le 28 mars 2020.
Histoire Lors de sa mise en service en 1904, il intègre l'Escadre de Méditerranée et, en 1907, l'Arc fait partie de la Flottille de Torpilleurs de Méditerranée, basé à Oran. Au mois de , il est rattaché à la Escadrille de l'Armée navale et, en 1914, il est basé à Bizerte en Tunisie, et remplit des missions de patrouilles et d'escorte de sous-marins dans l'Adriatique. Il est aux Dardanelles en , passe ensuite à la , puis à la Escadre de Contre-torpilleurs
Il est à Toulon en pour faire enlever ses chaudières afin être réparées. Premier sauvetage Le , il appareille de Toulon à destination de Malte escortant lEmpress-Ekatherina II, trois jours plus tard il quitte le convoi en direction de La Valette dont il repart le pour mouiller dans la baie de Saint-Paul à 16 heures 40. Il repart le lendemain matin à 4 h 30 pour retrouver le convoi qu'il formait avec lAmiral-Magon, et la Pampa. À 12 h 00, il ouvre la route du convoi et vers 17 h 30 prend poste pour la nuit derrière le convoi, vers 17 heures. Position qu'il garde le lendemain lorsque le convoi prend la route au S. 86 E. et prend la tête à 8 heures, croisant à 9 h les vapeurs français Ionie et Médie. Afin d'interpréter un signal de point, il fait le tour de la Pampa. À 11 heures 12, il met à toute vitesse à la suite de l'alerte lancée par lAmiral-Magon, appel par radio à 11 heures 15, Amiral-Magon, torpillé. A 11 heures 24, lArc manœuvre pour rechercher le sous-marin, puis organise le sauvetage des occupants de l'Amiral-Magon qui coule par l'arrière. À midi, le sauvetage des naufragés est effectué et à midi 05 le canonnier Girard donne l'alerte d'un périscope à 30 mètres à quart babord. L'Arc tire un coup de canon de 65, puis un second de 47, puis patrouille un quart d'heure à la recherche du sous-marin, et revient sur le lieu du naufrage. À 15 heures, le commandant fait procéder à l'immersion du cadavre d'Eugène François Josse, chef mécanicien de lAmiral-Magon. LArc a sauvé , ainsi que 2 canots. C'est le sous-marin allemand U-39 qui torpilla lAmiral-MagonArchives de l'École Navale, dossier de Jean-Michel Arthur Tardieu
A 17 heures, arrive sur place le torpilleur d'escadre Bombarde à qui est remis une partie des hommes sauvés avant que de reprendre la route en direction d'Argostoli où il franchit le premier barrage le à 7 heures 50, et remet à 8 heures les naufragés qui restaient à son bord aux cuirassés Mirabeau, et Condorcet, et mouille à Argostoli à 9 heures 15.
Second sauvetage En convoi avec le Danube, lAnnam II est torpillé par babord arrière par le sous-marin allemand UC35, le , à 20 miles à l'ouest de Sapienza, une petite île au sud-ouest du PéloponnèseL'Encyclopédie des Messageries Maritimes. l'ensemble de l'équipage est sauvé par l'Arc qui tente vainement de remorquer l'Annam II qui finit par couler lentement.
Commandants
Léon Marie Le Vay (1867-1942), lieutenant de vaisseau, commandant au N...., lieutenant de vaisseau, commandant en 1907 Charles Fontaine (1868-19..), au Camille Antoine Amiot (1864-1935), capitaine de frégate, commandant le à Oran Édouard Jacquet (1852-1955), commandant en 1912 Jean-Michel Arthur Tardieu (1874-1922), lieutenant de vaisseau, commandant en Edmond Aimé Marie Odent (1879-1928), lieutenant de vaisseau, commandant en Ouest-Éclair, édition de Caen, , du , .
Personnalités ayant servi ou monté à son bord
Louis Élie Roustan (1880-19..), à bord en qualité d'enseigne de vaisseau le , puis commandant en Second en 1912SHD. MVcc7 Alpha 2207 Citations Dans son rapport, le lieutenant de vaisseau Tardieu cite et met à l'honneur les hommes de son équipage qui par une mer très agitée se sont jetés à l'eau peut-être 10 fois chacun pour amener le long du bord, par des roulis violents, les naufragés exténués, sachant qu'à la moindre alerte ils seraient abandonnés. Ces hommes sont : signé le lieutenant de vaisseau commandant Tardieu, le S.G.A. : Service Historique de la Défense: Registre historique de la correspondance, Mémoire des hommes, Cote SS Y 34, p. num: 889 à 892 et 894-895.
Notes
Références
Annexes Bibliographie Ministère des Armées : Service historique de la Défense (Vincennes): dossier MV/0/DD1/78/11 - Rapports d'essais 1903-1904 :MV/9/DD1/8/5 Paul Chack, Jean-Jacques Antier, Histoire Maritime de la première Guerre Mondiale, Éditions France-Empire 1992. ,
Iconographie L' Arc à Toulon en août 1916 Articles connexes Liens externes Amiral-Magon, torpillé au large de la Grèce
Catégorie:Contre-torpilleur de la Marine française Catégorie:Nom de bateau de la Marine française Catégorie:Bateau lancé en 1902 Catégorie:Navire construit à Chalon-sur-Saône Catégorie:Navire démoli en 1921