Les Franciscaines Deauville est un équipement culturel situé à Deauville.

Les collections du musée et de la médiathèque concernent la musique, la littérature, la peinture, la poésie, la création numérique et la photographie, la chanson et le cinéma.

Le bâtiment, érigé en a été occupé jusqu'en 2012 par les sœurs de la communauté Notre-Dame de la Pitié.

Historique En 1876, Adèle Mérigault fait l'acquisition d’un terrain de 25 ha où est construite la chapelle Notre-Dame de la Pitié. La pose de la première pierre (contenant une relique de saint François d'Assise) annonce la construction d'un orphelinat en 1877. La même année, le , quatre sœurs religieuses, détachées de la congrégation des franciscaines de Notre-Dame de la Pitié de Perrou (Orne), arrivent à Deauville pour prendre en charge l’orphelinat Saint-Joseph. En 1878, plusieurs nouveaux bâtiments sont construits tels que le pavillon Saint-Joseph (orphelinat), le cloître, les écuries, les remises et de la buanderie.

En 1905, en vertu de la Loi de séparation des Églises et de l'État, l'ordre est donné à la communauté de quitter les lieux. Alors qu’elles se préparent à partir pour Malines (Belgique) avec bagages et mobiliers, les sœurs sont rappelées, à la demande de la municipalité de Deauville afin de poursuivre et d’assurer la prise en charge des orphelines. Les Premiers équipements médicaux au sein de l’orphelinat arrivent, puis s'ensuit la fondation d’une section deauvillaise de la Croix-Rouge par la comtesse Le Marois, en 1912. L’orphelinat est transformé en hôpital auxiliaire (n°16) le . Il compte 102 lits à la fin de la même année et se spécialise à partir de 1916 en centre d’ophtalmologie. Quelques années plus tard, la congrégation des « sœurs franciscaines de Notre Dame de Pitié de Deauville » devient autonome et se détache de la règle et des usages de Perrou, le .

En 2012, la ville de Deauville manifeste son intérêt pour l’acquisition du couvent, du pavillon Biesta-Monrival et de l’aumônerie de la congrégation des sœurs franciscaines. Durant l’automne 2013, 2014, 2015, le festival Planche(s) Contact investit les salles du rez-de-chaussée et la chapelle. En 2014 a lieu la remise du programme architectural, technique et scénographique du concours de Maîtrise d’œuvre pour la réalisation d’un équipement culturel sur l’ancien site de la congrégation des sœurs franciscaines. En était prévue l'inauguration des Franciscaines Deauville, reportée par la crise du Covid-19 à . Le centre est ouvert au public depuis cette date.

En 2021, un projet architectural et scénographique conçu par l’architecte Alain Moatti et son agence Moatti-Rivière transforme les anciennes Franciscaines en un équipement culturel réunissant plusieurs usages et collections. Le projet conserve une grande partie du bâtiment existant tout en lui adjoignant des interventions contemporaines, notamment une extension destinée à accueillir les expositions temporaires. Il repose sur le principe de la « mise en commun » des connaissances et des différents médias, matérialisé notamment par la Grande Galerie, qui relie les différents espaces du lieu.

La scénographie s’organise autour de cinq univers thématiques : Mémoire de Deauville, Musique-cinéma-spectacle, Cheval, Art de vivre et Jeunesse dans lesquels livres, œuvres d’art et ressources numériques sont réunis.

Des passerelles en verre et onze écrans installés dans la Grande Galerie permettent aux visiteurs d’explorer des images numérisées et les collections du patrimoine de Deauville. L’architecture cherche également à rendre lisible un bâtiment à la configuration complexe, en créant de nouvelles perspectives et en ouvrant le lieu sur la ville.

Dans la cour du cloître, l’agence Moatti-Rivière, cofondée par Alain Moatti, imagine un lustre composé de 14 250 tubes, inspiré des ciels représentés dans les œuvres d’André Hambourg, qui constitue un élément central de la scénographie. Le projet privilégie la conservation du patrimoine existant tout en lui associant une architecture contemporaine et de nouveaux usages.

Expositions temporaires L'Exposition inaugurale Sur les chemins du paradis prévue initialement du au , et reportée à cause de la crise du Coronavirus (Covid-19) s'est tenue du au . Du au l'exposition temporaire est consacrée à Nadia et Fernand Léger. Du au , Zao Wou-Ki, les allées d'un autre monde, exposition monographique dédiée à l'œuvre de l'artiste franco-chinois, naviguant entre la tradition de son pays natal et la modernité occidentale, qui souligne la liberté artistique de Zao Wou-Ki à travers la diversité des expressions plastiques et intellectuelles qu'il a explorées tout au long de sa viePrésentation de l'exposition sur le site officiel des Franciscaines – Musée de Deauville. Du au , Sebastião Salgado, exposition rétrospective réalisée dans le cadre de l' Année du Brésil à partir de la collection de la Maison européenne de la photographie (MEP) offrant un panorama complet de l'œuvre du photographe franco-brésilien Présentation de l'exposition sur le site officiel des Franciscaines – Musée de Deauville. Du au , Mondes Marins de Pierre et Gilles, réunissant pour la première fois des œuvres iconiques de leurs débuts il y a près de cinquante ans ainsi qu'une sélection de pièces emblématiques, issues de galeries et de collections privées Présentation de l'exposition sur le site officiel des Franciscaines – Musée de DeauvilleCarole Schmitz, Pierre et Gilles, baroqueurs de l'onde et icônes de la mélancolie joyeuse, in L'Œil de la Photographie, 18 juin 2025.

Notes et références

Annexes Bibliographie .

Liens externes

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