Neu-Stassfurt (Neu-Staßfurt en allemand), nom de code Reh (chevreuil en allemand), est un des « Kommandos » annexes du camp de concentration de Buchenwald ouvert du au pour creuser dans d'anciennes mines de sel des galeries destinées à recevoir des ateliers de fabrication d'armes.

Contexte Au camp de Buchenwald sont rattachées directement deux usines d'armement. La plus importante, Gustloff-Werke II – entrée en service début – emploie détenus qui se relaient jour et nuit pour produire environ fusils par an. Le , un raid aérien allié bombarde l’usine et la détruit pratiquement entièrementThe Buchenwald Report, op. cité, p. 305. Cette frappe sera pour Heinrich Himmler un moyen d’exiger que les ateliers d’armement soient placés hors d'atteinte des bombardements alliés et que la déportation s’intensifie pour faire repartir la productionin Le bombardement de Buchenwald, Association française Buchenwald, Dora et Kommandos.

Camp Le camp est situé au cœur d'une lande inculte, plate et dénudée, parsemée de crevasses et d'entonnoirs dus à la mine. Il se présente sous la forme d'un rectangle de 400 mètres de long sur 150 mètres de large. Il se compose de quatre baraques (Blocks) parallèles en bois. À l'extérieur de la double ligne de barbelés ceinturant le camp, deux baraquements, servent de cantonnement aux gardiens S.S.

Effectifs 491 des 493 détenus, dont la grande majorité a moins de 25 ans, sont arrivés de France à Buchenwald les et Le Livre mémorial de l’Association française Buchenwald, Dora et Kommandos, s.l., 1999. Ils sont encadrés par 7 Kapos, détenus à Buchenwald depuis plusieurs années.

Évacuation et libération Face à l'avancée des troupes alliées, les S.S. commencent à évacuer le camp de Buchenwald et ses Kommandos. Les déportés de Neu-Stassfurt n'échappent pas à la marche d’évacuation de près de 400 km durant laquelle 135 d’entre eux sont abattus. Seuls 212 rentreront, mais nombreux sont ceux qui décéderont dans les quelques années suivant leur retour.

Bibliographie et références Articles connexes Liste des Kommandos de Buchenwald Dora Camp de Buchenwald Camp de Dora

Bibliographie Le Livre mémorial de l’Association française Buchenwald, Dora et Kommandos, s.l., 1999. Édouard et François Michaut, Esclavage pour une résurrection, éd. du Cep, Bagneux, 1945.

Notes et références

Catégorie:Camp de concentration nazi en Allemagne