L'Africaine (Q196) est un ancien sous-marin français de classe L'Aurore.

Construction

L'Africaine est le sous-marin de la classe L'Aurore, issue d'un programme de réarmement lancé en 1934, ambitieux mais trop tardif. Sa quille est posée en 1939 mais le chantier de construction va subir les aléas de l'histoire : sabotée par les Français en 1940, la coque est récupérée par les Allemands qui poursuivirent les travaux. En 1944, ceux-ci sabordent le bâtiment avant de quitter les lieux. Les Français le récupèrent renversé au milieu d'un bassin, le remettent sur cale et l'achèvent. Lancé le , c'est le deuxième sous-marin construit en France après la guerre. Son armement dure jusqu'en 1948, son admission au service actif étant prononcée en 1950.

Bâtiment conçu avant la guerre, ce sous-marin est irrémédiablement obsolète lorsqu'il est mis en service : dépourvu de schnorchel et doté d'une faible autonomie, il n'est considéré que comme un sous-marin d'entrainement. Affecté à l'École des sous-mariniers Toulon (1 ESM) et travaillant avec le Groupe d'action sous-marine (GASM), il s'y révèle fort utile pour soulager les sous-marins modernes et entraîner les escorteurs.

Carrière opérationnelle

L'activité opérationnelle commence en 1949 avec une croisière d'endurance. Celle-ci amène le sous-marin en mer Rouge, où il se trouve immobilisé plusieurs mois à Djibouti à cause de problèmes mécaniques sur ses moteurs diesel. Il atteint finalement Diego-Suarez et retourne en France.

En dépit de ses limitations, en 1956, le bâtiment est engagé en patrouille de guerre contre la marine égyptienne dans la crise du canal de Suez. Il ne connait toutefois le feu que lorsqu'il se trouve ciblé par des tirs américains, et ne doit son salut qu'à une plongée rapide.

Après un grand carénage à Lorient, de à , ce sous-marin reprend du service. Mais héritant de sa construction mouvementée où la qualité avait été négligée, consciemment peut-être, le bâtiment s'avère peu fiable. Après une voie d'eau au kiosque, la profondeur d'immersion est limitée à . Le désarmement est planifié pour 1960 mais reporté finalement d'une année pendant laquelle il sert de plastron pour les escorteurs, pour des essais divers, ainsi que pour l'entraînement des nageurs de combat.

La dernière sortie à la mer du sous-marin se fait le , mettant fin à une carrière de onze ans.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste des sous-marins français

Bibliographie . .

Liens externes . . . . . .

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