La pandémie de Covid-19 en Israël se répand à partir du , malgré les mesures de confinement et de refus d'admission en Israël prises aussitôt par le gouvernement israélien.
La gravité de cette pandémie incite des hommes politiques israéliens à rechercher un gouvernement d'union alors que la crise gouvernementale qui a commencé avec le scrutin législatif d'avril 2019 se prolonge après les troisièmes élections législatives le 2 mars 2020. D'importantes mesures permettent de freiner l’expansion de la pandémie. Toutefois, la crise socio-économique qu’elles provoquent et le mécontentement populaire envers le Premier Ministre entraînent leur relachement.
Le nombre de nouveaux cas quotidiens augmente de nouveau fortement à partir de la fin du mois de , quelques semaines après la fin du confinement. Un climat de luttes politiques empêche de le contenir, car toute mesure de restriction est immédiatement combattue par des représentants du peuple soucieux de reprise économique et sceptiques de la réalité des chiffres. La mortalité augmente à nouveau, ainsi que la pression sur le système de santé, à partir d'octobre. Un nouveau confinement de trois semaines est voté et prend effet à la veille du nouvel an juif () dans un climat généralisé de défiance à l’encontre des autorités. L'avant-veille de ce nouveau confinement, le chef de l'État Reuven Rivlin présente ses excuses auprès des Israéliens pour l’incapacité du gouvernement à contenir la pandémie de coronavirus. Le nombre de nouveaux cas quotidiens recommence à baisser à la suite des mesures de confinement avant de remonter en novembre à la suite de l'allègement du confinement. sont diagnostiqués les et un troisième confinement est ordonné à partir du . On compte le morts pour une population totale d'un peu plus de d'habitants.
Les premières doses de vaccin Pfizer arrivent en Israël le et la campagne de vaccination commence sur un rythme très rapide le et un million de personnes ont déjà reçu la première dose le . La létalité de la maladie ne baisse cependant pas immédiatement et le nombre de morts le se monte à . À la mi-février, les effets de la vaccination massive commencent à apparaître sur les indicateurs. Les nombres de nouveaux cas et de décès quotidiens baissent significativement. Le nombre total de morts au est de et de le .
Le , quand plus de la moitié des 9,3 millions d’Israéliens ont reçu une première dose du vaccin et que les chiffres montrent une chute significative des décès et des nouveaux cas, terrasses de restaurant et écoles rouvrent et les bars et les restaurants en salle sont accessibles au détenteurs du « passeport vert », c'est-à-dire aux personnes ayant reçu les deux doses de vaccins. Le succès de la campagne de vaccination. permet au pays de « revivre », avant d'entrer dans une quatrième vague qui porte le nombre de décès dus à la COVID-19 à le .
Historique vignette|droite|400px|Nombre de cas déclarés (bleu) et décès (rouge) en échelle logarithmique. Les différences quotidiennes sont indiquées en pointillés. Les valeurs étant moyennées sur sept jours, elles peuvent prendre des valeurs entre 0 et 1 non affichées ici.
Comme le reste du monde, Israël s’intéresse moins à la pandémie émergente qu’à ses problèmes locaux, et les journaux font principalement état du bras de fer entre le Premier Ministre sortant, Benyamin Netanyahou, et Benny Gantz, chef du parti quadricéphale Bleu et blanc expressement mis sur pied pour se débarrasser d'un homme politique régulièrement conspué et accusé de trois chefs d’inculpation. Ses mises en garde sur le danger du nouveau coronavirus sont perçues comme des manœuvres de diversion alors qu’il est en mauvaise posture politique, et l’un des experts les plus fréquemment cités assure que le « corona » n’est qu’une grippe disposant d’un bon service de relations publiques.
Dès avant les premiers cas en Israël, le gouvernement israélien commence à fermer les frontières le , avec l’interdiction des vols en provenance de Chine. Le , les passagers des vols en provenance d’Asie (Thaïlande, Hong Kong, Singapour) sont refoulés et le , Israël interdisait l’entrée sur son territoire des citoyens italiens, tout en forçant les Israéliens de retour d’Italie à s’isoler pour deux semaines..
Le premier cas de Covid-19 en Israël est identifié le sur une Israélienne testée positive au coronavirus à l'hôpital Tel Hashomer de Tel Aviv, après être retournée d'une croisière sur le Diamond Princess où elle avait subi la quarantaine. La conséquence en est qu'un confinement chez soi de est institué pour tout résident ou citoyen israélien ayant séjourné en Corée du Sud ou au Japon et qu'un refus d'admission est décrété pour tout non résident ou non citoyen ayant séjourné en Corée du sud dans les avant son arrivée
Après avoir imposé le des quarantaines aux personnes arrivant de certains pays déjà infectés (la France, l'Espagne, la Suisse, l'Allemagne et l'Autriche) et alors que le nombre de personnes frappées par la Covid-19 en Israël dépasse la cinquantaine., Israël impose le une quarantaine de à toute personne arrivant de l'étranger. Le , alors que le nombre de cas se monte à 126, les écoles, hôtels et théâtres sont fermés.
Le chancelier autrichien Sebastian Kurz rapporte à la presse israélienne que vers le , le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou l'avait averti que l'Europe allait être très durement frappée car elle sous-estimait l'impact de l'épidémie. En conséquence, Sebastian Kurz avait décidé d'agir plus vite que les autres gouvernements européens. Premier confinement Le , alors que le nombre de cas en Israël approche les 200, le Premier ministre Benyamin Netanyahou annonce que toutes les activités de loisirs sont suspendues et que le gouvernement emploiera les « mesures numériques » qu’il a employées contre le terrorisme pour lutter contre le coronavirus : les localisations des téléphones portables permettront aux autorités de savoir avec qui les personnes infectées par le virus entrent en contact. Le , le Shin Bet confirme la surveillance des citoyens infectés par le Covid-19. Le Shin Bet précise que la police reste chargée de l'application des règles de quarantaine par les personnes infectées.. Quant au Mossad, il fait parvenir de tests le , premier lot d'une fourniture prévue de quatre millions kits de test. Le gouvernement charge aussi le Mossad de l'achat de masques et de matériel médical à l'étranger. Celui-ci a averti qu'il n'hésiterait pas à « doubler des pays amis ». Au , 27 respirateurs et de masques de protection sont acheminés en Israël conjointement par les services de renseignement du Mossad, le ministère de la Défense, le ministère de la Santé, le cabinet du Premier ministre et l'armée israélienne.. vignette|Centre de test de dépistage « drive-in » à Tel Aviv (mars 2020) Le , le Premier ministre annonce au pays qu'il émet des directives ordonnant aux Israéliens de rester chez eux, sauf les employés dont le travail est autorisé par les directives du ministère des Finances et sauf pour s’approvisionner en nourriture et médicaments. De plus, Israël compte produire dès le .
Le nombre de cas en Israël se monte à 705 le .
Israël déplore son premier décès lié à l'épidémie le . Il s'agit d'un homme âgé de .
Le , de nouvelles mesures de confinement plus strictes entrent en vigueur : seules sont autorisées les courses alimentaires et médicales de première nécessitél’aide aux personnes âgées ou malades, le don de sang, l'assistance à des audiences judiciaire, les démarches auprès des services sociaux. Les citoyens ont également l’autorisation de se rendre à des services religieux, notamment aux mariages et funérailles (qui doivent regrouper un maximum de dix personnes) ou au bain rituel (mikvé) et, pour les députés, d’aller à la Knesset.
Le , pour l'élection du nouveau président de la Knesset issue des élections législatives du 2 mars, Benny Gantz, le principal leader opposé au premier ministre Benyamin Netanyahou, présente sa propre candidature, la seule pour ce poste et est aussitôt élu par contre 18, obtenant notamment les voix des députés du Likoud, mais perdant des appuis dans son propre camp. Juste après son élection, Benny Gantz a appelé à un « gouvernement d’union et d’urgence » pour gérer la crise du nouveau coronavirus. Selon un cadre de la coalition Kakhol Lavan, le but de la manœuvre serait « de former un gouvernement avec Netanyahou ».
Le , alors que cinq personnes sont mortes du Covid-19 depuis le début de l'épidémie, les mesures de confinement deviennent de plus en plus strictes : la plupart des Israéliens sont confinés dans un rayon de autour de leur domicile.. Le , l'épidémie continue à se répandre et le nombre de décès se monte à 15. Le , le ministère de la Santé commence à effectuer des tests aléatoires de dépistage du coronavirus dans les supermarchés du pays.
Le , lors d'une conférence téléphonique avec des représentants de la Russie, des États-Unis et de l'Union européenne, le coordinateur spécial pour le processus de paix israélo-palestinien, Nikolaï Mladenov qualifie d'« excellente » la coopération israélo-palestinienne dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Outre les confinements, le communiqué de l'ONU relève l'entrée de fournitures indispensables à Gaza et la coopération d'Israël pour permettre aux personnels médicaux d'entrer et de sortir de Gaza et de la Cisjordanie.
Le , une statistique montre qu'une personne infectée sur 7 est originaire de la ville ultra-orthodoxe de Bnei Brak où l’armée doit évacuer âgées de plus . Cette population à risque sera installée dans des hôtels de quarantaine gérés par l’État alors que le ministre de la Santé, Yaakov Litzman, leader du parti Judaïsme unifié de la Torah, est très contesté pour avoir enfreint ses propres directives. Le , mille policiers bloque l'accès à Bnei Brak.. Plus généralement, la communauté ultra-orthodoxe (haredim) est particulièrement touchée par l'épidémie, d'une part parce que ses leaders ont tardé à faire fermer les synagogues et les yechivoth mais aussi parce que les haredim vivent souvent en famille nombreuse dans de petits logements. Quelques jours plus tard, le , ce sont des quartiers de Jérusalem qui subissent des mesures de confinement strictes vignette|Pancarte d'encouragement d'initiative citoyenne à Raanana. En hébreu : « Nous le passerons ensemble ». Le , le nombre de décès depuis le début de l'épidémie se monte à .
Le , le gouvernement prend des mesures drastiques pour essayer de contenir l'épidémie durant les fêtes de Pessa'h : un confinement national est décrété, interdisant aux Israéliens de quitter les villes et communautés dans lesquelles ils vivent à partir de 19 heures le et jusqu’à 6 heures le . De plus, un couvre-feu est instauré à partir du , 15 heures jusqu’à 7 heures du matin le lendemain, empêchant ainsi aux Israéliens de sortir à plus de de leur domicile pour quelque raison que ce soit. Le au soir correspond au premier soir de Pessah, quand les juifs se rassemblent généralement en famille élargie pour célébrer la sortie d'Égypte.
Le , le Premier ministre décide l'arrêt de tout vol vers Israël après qu'il a été demandé aux passagers d'un vol en provenance de New-York de se confiner chez eux sans aucun contrôle préalable plutôt que de se voir imposé une quarantaine dans un lieu prédéterminé. jusqu'à ce qu'il soit possible d'obliger légalement les arrivants à séjourner dans lieux de quarantaine, gérés par le gouvernement..
Les mesures de confinement et de couvre-feu semblables à celles des 7- sont prises sont prises du 14 au à l'occasion de la fête de clôture de Pessah.
Le , le nombre de décès depuis le début de l'épidémie se monte à et près de .
Le , alors que le nombre de décès se monte à 171, après des statistiques jugées encourageantes mais aussi de dures discussions entre les membres du gouvernement, celui-ci prend des mesures tendant à assouplir les restrictions liées au COVID-19 en Israël dont voici les plus significatives :