Covidoc est un essai clinique de l'effet de la combinaison hydroxychloroquine + azithromycine, mené au CHU de Montpellier sur des patients covid-19 dont l'état justifie une hospitalisation. Elle est interrompue en sans avoir démontré le bénéfice du traitement.

Historique Selon Le Canard enchaîné du , Emmanuel Macron aurait ordonné de . Selon la même source, le ministre de la Santé Olivier Véran aurait demandé aux Centres hospitaliers universitaires de Montpellier et d'Angers, qui ne font pas partie de l'essai clinique Discovery, d'expérimenter le protocole recommandé par Didier Raoult.

Lancement Le le CHU de Montpellier annonce le lancement d’un essai randomisé et en double aveugle, Covidoc, indépendamment de l’essai Discovery, pour tester l’efficacité de la bithérapie «hydroxychloroquine + azithromycine» administrée pendant 10 jours, comparativement à l’hydroxychloroquine seule, sur 150 patients qui présentent des symptômes depuis moins de 10 jours et une pneumonie justifiant une hospitalisation non réanimatoire. Cet essai impliquera également les CH de Perpignan, Narbonne, Béziers, Sète, Rodez et le CHU de NîmesJournal Libération, Article Est-il vrai que l'essai clinique Discovery ne permet pas de tester le protocole du professeur Raoult ?, par Florian Gouthière, le 10 avril 2020. Il faudra au moins quatre semaines pour obtenir les premiers résultats.

Protocole L'essai teste la bi-thérapie proposée par Didier Raoult, mais n’intègre que les malades atteints de pneumonie, alors que l’IHU marseillais traite tous les malades qui n’ont pas de contre-indication. Les patients dans un état grave, nécessitant une ventilation mécanique ou déjà en réanimation, sont aussi exclus. La toxicité cardiaque sera surveillée de près, compte tenu de la toxicité cumulative de l’azithromycine en association avec l’hydroxychloroquine.

Selon Jacques Reynes, l'infectiologue montpelliérain qui porte l'étude et se dit favorable , le protocole Covidoc va , en privilégiant un initial, avec une dose importante d'hydroxychloroquine le premier jour. Les patients de plus de 75 ans, ceux dont les premiers symptômes remontent à plus de 10 jours et ceux qui n'ont pas d'anomalie pulmonaire (34,3 % dans la troisième étude Raoult) ne sont pas recrutés dans l'étude Covidoc, pour, selon le même médecin, . Il explique que Didier Raoult aurait .

Selon Hervé Seitz, la rumeur selon laquelle cet essai n’auraient pas suivi le est sans fondement ; il note que .

Fin À partir du recul de l'épidémie en , le manque de malades handicape l'essai. Le Pr Jacques Reynes reconnait que .

L’essai est suspendu en après qu'une étude publiée dans The Lancet fait naitre des soupçons de mortalité accrue à la suite de la bithérapie. Cette étude est basée sur des données frauduleuse , mais lorsque ces soupçons sont dissipés, l'épidémie est en train de reculer, les volontaires sont difficiles à recruter, et l'étude ne reprend pas; les résultats ne sont pas publiés.

Références

Voir aussi Articles connexes Développement et recherche de médicaments contre la Covid-19 Autres essais cliniques : Solidarity Trial Discovery Hycovid Coviplasm

Liens externes

Sur clinicaltrialsregister.eu

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