Gilbert Parazols (Affreville, - Vaison-la-Romaine, ) est un militaire français, compagnon de la Libération. Officier de l'arme du train en Afrique du nord, il est déjà un militaire expérimenté au début de la Seconde Guerre mondiale. Participant à la campagne de Norvège, il décide ensuite de se rallier à la France libre et combat en Afrique avec les troupes du général Leclerc puis au Moyen-orient, en Italie et en France avec la division française libre. Il est ensuite engagé dans la guerre d'Indochine. Retraité militaire en 1952, il occupe diverses fonctions administratives au Maroc puis en France.
Biographie
Jeunesse et engagement
Gilbert Parazols naît le à Affreville en Algérie. Il décide de devancer l'appel en entre au régiment du génie d'où il est libéré en avec le grade de sergent. Il s'engage en au escadron du train puis est muté en au escadron du train au Maroc. Il est cité à l'ordre du régiment en après être parvenu, en tant que chef de convoi, à acheminer une colonne de blessés malgré des conditions particulièrement périlleuses. En , il passe au escadron du train et est promu maréchal-des-logis-chef en . Il est au même moment admis à l'école de la cavalerie et du train à Saumur qu'il quitte en avec le grade de sous-lieutenant avant d'être affecté au escadron du train.
Promu lieutenant en 1932, il suit en 1933 les cours de chef d’atelier de réparation et d’entretien du matériel automobile à l'école de l'artillerie à l'issue desquels il retourne au Maroc en 1934 au sein du escadron du train. Chef d'une section de transport, il assure pendant plusieurs mois l'organisation sans incidents de convois à travers tout le pays, comptabilisant plus de parcourus et près de et de matériels transportés. En 1937, il est chef de la section de transport du goum de Tindouf. Il est promu capitaine en et rentre en France en pour intégrer le escadron du train.
Seconde Guerre mondiale
Au début de la Seconde Guerre mondiale, il sert comme officier d'état-major au groupement automobile avant de commander la compagnie autonome du train. En , lui et son unité sont désignés pour faire partie du corps expéditionnaire français en Scandinavie. Débarqué le en Norvège, il prend part à la bataille de Narvik en assurant le ravitaillement logistique des unités engagées dans les combats. De retour en France en juin, il est stationné à Guipavas mais contraint, devant l'avancée des troupes allemandes, de s'embarquer à bord du paquebot Meknès à destination de l'Angleterre avec une centaine de ses hommes. Parvenu jusqu'à Londres, il s'engage dans les forces françaises libres et crée le escadron du train de la France libre ( ETFL) dont il prend le commandement.
Envoyé en Afrique avec son unité, il participe à l'expédition de Dakar puis à la campagne du Gabon avant de rejoindre le Cameroun. À la fin du mois de novembre, il est, avec une compagnie du ETFL, détaché à la colonne "Leclerc" à Fort-Lamy au Tchad. Incorporé au régiment de tirailleurs sénégalais du Tchad, il constitue deux compagnies de découverte et de combat avec lesquelles il prend part à la bataille de Koufra au début de l'année 1941. Promu chef d'escadron en , il prend le commandement du service automobile chargé de l'organisation des transports de la colonne "Leclerc". Toujours au sein de celle-ci, il participe aux campagnes du Fezzan et de Tripolitaine en Libye puis à la campagne de Tunisie. À la fin de l'été 1943, il est muté à la division française libre ( DFL) dont il prend le commandement du détachement de circulation routière à la tête duquel il participe à la campagne d'Italie. Il se distingue particulièrement le , lors de la bataille du Garigliano, en ramenant les corps de deux hommes de son unité malgré un tir de mortiers ennemis extrêmement violent. Le , il prend le commandement du groupe de transport et embarque à Naples à destination de la France où va avoir lieu le débarquement de Provence. Débarqué le , il prend part à la libération de Marseille où il s'illustre à nouveau le en forçant un barrage ennemi. Il suit ensuite la DFL dans sa remontée vers le nord-est de la France et participe à la campagne d'Alsace avant de terminer la guerre en Allemagne sur les bords du Rhin.
Après-guerre
Promu lieutenant-colonel en , il prend le commandement du train des unités de la division coloniale d'Extrême-orient. Après trois mois d'organisation et d'instruction, il embarque pour l'Indochine en . Il participe aux opérations du train dans le Sud-Vietnam et obtient un brevet de parachutiste et d'observateur d'aviation afin de pouvoir contrôler et diriger les manœuvres depuis les airs. Il réalise ainsi plus de 47 missions aériennes jusqu'en 1948. De retour en France, il se porte volontaire pour être détaché en tant qu'observateur des Nations-unies en Palestine à la suite du partage de cette dernière. Stationné dans le secteur arabe de Jérusalem, il crée une relation de confiance avec ses interlocuteurs et obtient une lettre de satisfaction du médiateur des Nations-Unies. Il quitte la Palestine en pour rejoindre le Maroc où il prend le commandement du escadron du train à Fès puis celui du centre d'instruction du train à Aïn Harrouda en . Il est promu colonel en et rentre en France où il occupe le poste de major de garnison à Lille jusqu'à sa retraite militaire en .
Passé dans le civil, Gilbert Parazols retourne au Maroc où il est expert assermenté auprès des tribunaux de Casablanca entre 1953 et 1958. De 1960 à 1963, il est ingénieur à l'organisation commune des régions sahariennes. Il revient en France en 1964 et s'installe dans le Vaucluse où il est directeur technique de la société d'économie mixte immobilière de Bollène et dans le même temps, chargé des relations publiques de la ville. Gilbert Parazols meurt le à Vaison-la-Romaine où il est inhumé.
Décorations
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Commandeur de la Légion d'honneurCompagnon de la LibérationCroix de guerre 1939-1945Avec une palme et deux étoiles d'argentCroix de guerre des Théâtres d'opérations extérieursAvec une étoile d'argent et une étoile de bronzeCroix du combattant volontaireAvec agrafe "Guerre 1939-1945"Croix du combattant volontaire de la RésistanceMédaille colonialeAvec agrafes "Maroc 1925-1926", "Sahara", "AFL", "Koufra 1941, "Fezzan-Tripolitaine", "Tunisie"" et "Extrême-Orient"Médaille commémorative française de la guerre 1939-1945Avec agrafes "Norvège", "Libération", "Afrique", "Tunisie", "Italie", "France" et "Allemagne"Médaille commémorative de la campagne d'ItalieMédaille commémorative de la campagne d'IndochineCroix de guerre(Norvège)Commandeur de l'Ordre du Ouissam Alaouite(Maroc)Officier de l'Ordre du Nichan Iftikhar(Tunisie)
Hommages
La promotion 2013-2014 des OAEA (élèves-officiers d'active des écoles d'armes) a été baptisée en son honneur.
Références
Bibliographie
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Voir aussi
Articles connexes
Ordre de la Libération Libération de la France
Liens externes
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