André Jean Delorme, né le à Terrenoire (Loire) et mort le à Cuperly (Marne), est un aviateur français.

Pilote de chasse pendant la Première Guerre mondiale, il entre dans le club restreint des as de l'aviation après l'homologation de sa cinquième victoire, le , en forçant un LVG C allemand à se poser dans les lignes françaises près d’Auves où il est capturé avec son équipage.

Biographie Jeunesse et formation Issu d'une famille bourgeoise de la région de Saint-Etienne, André Delorme est dans sa jeunesse ingénieur-mécanicien. En parallèle de sa formation, le jeune homme se distingue en devenant un vaillant "sportsman" passionné de vélo. Il remporte plusieurs courses cyclistes locales et se déclare cycliste professionnel quand il est incorporé au service militaire au mois d'.

Première Guerre Mondiale Affecté au régiment d'infanterie encaserné près de Lyon, il est rapidement promu au grade de caporal. Le milieu militaire semblant lui convenir, il s'engage volontairement pour deux années au terme de son service en , date à laquelle il est promu au grade de sergent-fourrier. Ses aptitudes physiques et sa rigueur lui permettent d'intégrer l'école de pilotage de Saint-Cyr, où il étudie en tant qu'élève-pilote lorsque la Première Guerre Mondiale éclate. gauche|vignette|Ecole d'aviation de Saint-Cyr. La fermeture provisoire des écoles de pilotage en France, décidée par le chef de l'aviation qui pensait que la guerre serait courte, l'oblige à regagner son unité initiale. Delorme combat alors avec son régiment en Lorraine. Il est blessé le d’une balle qui lui traverse le mollet et l’envoie à l’hôpital. Il est pendant sa convalescence muté le au RI, le régiment de réservistes issu du , pour en assurer l’encadrement. Il y est promu au grade de sergent-major le , puis adjudant le suivant, tout en continuant d’être affecté sur le front près de Lunéville.

Néanmoins, toujours volontaire pour intégrer l’aviation, il est rappelé à Saint-Cyr le quand l'école rouvre ses portes. Il est de prime abord envoyé en stage pour être observateur d’artillerie, puis en part suivre le cursus des écoles de pilotage de Pau dont il sort breveté et affecté à l’escadrille C.56 à la fin du mois de , stationnant dans la Somme. Il y effectue ses premières missions de guerre, consistant en des réglages d’artillerie, à bord de Caudron G.3 puis G.4 bimoteurs à la fin du mois de , appareil sur lequel il réalise également des missions de reconnaissance et bombardement. Plusieurs fois cité à la suite de divers actes de bravoure sous le feu de la DCA ou des chasseurs ennemis, Delorme est promu au grade de sous-lieutenant au mois de alors que son escadrille a été affectée en Lorraine.

Celle-ci passe le mois suivant en Champagne où il va obtenir sa première victoire homologuée, contre un chasseur Fokker Eindecker abattu par son observateur au retour d’une mission de bombardement, le . Il en remporte une seconde le suivant au terme d’un combat épique contre trois Eindecker qui tuent son mitrailleur.

gauche|vignette|Le Nieuport 17, avion de prédilection du sous-lieutenant Delorme. Le , son Caudron G.4 est touché de plein fouet par un éclat d’obus. Si cette fois-ci l’observateur est indemne, Delorme reçoit un éclat dans l’épaule qui le blesse grièvement. Il parvient à poser son Caudron dans ses lignes où il est évacué en hôpital. Peu après son retour de convalescence à la fin du mois de septembre, il est muté dans la chasse à l’escadrille N 38 stationnant sur le terrain de la Noblette, près de Châlons. Volant sur un chasseur Nieuport 17, il ne tarde pas à rencontrer le succès en descendant un Roland C dans les lignes allemandes le , suivi d’un Halberstadt D le . Deux semaines plus tard, le , il remporte sa cinquième victoire de manière spectaculaire en forçant un LVG C à se poser dans les lignes françaises près d’Auves où il est capturé avec son équipage. vignette|Une du 8 janvier 1917 du quotidien national Le Matin. Cette cinquième victoire aérienne le fait entrer dans le club restreint des as de l’aviation. Meilleur pilote de son escadrille, il est talonné par l'adjudant Georges Madon qui deviendra par la suite un des meilleurs as français. Grâce à sa grande aisance en vol, il se voit confier un des premiers SPAD dont il apprécie la solidité et la vitesse, mais préfère la maniabilité du Nieuport. C’est sur ce dernier appareil qu’il trouve la mort accidentellement le .

Postérité André Delorme est fait Chevalier de la Légion d'Honneur le et se voit également décerner la Croix de Guerre 1914-1918 pour ses actes héroïques durant le conflit.

Une plaque commémorative a été inaugurée au cimetière du Soleil à Saint-Étienne où il repose. De plus, la municipalité de Saint-Etienne a également décidé de rebaptiser une rue en son souvenir.

Un des principaux hangars de l'aérodrome de Feurs - Chambéon se nomme Hangar André Delorme.

En 1945, son neveu André Marien Valentin Vallée, baptisé ainsi en son souvenir, se voit décerner la Croix de Guerre 1939-1945 pour sa conduite méritante au sein de la armée.

Grades Caporal : 1912 Sergent : Adjudant : Sous-lieutenant :

Décorations ,

Références

Voir aussi Bibliographie Registre matricule St Étienne Classe 1910 n°1095 Jacques Mortane, "Poilu et Pilote", dans La Guerre Aérienne Illustrée n°6 (jeudi ). Communiqués aux armées français de la Première Guerre Mondiale (1914-1918) Archives journalistiques de la Bibliothèque Nationale de France Daniel Porret, "Les as français de la Grande Guerre", Paris, Service Historique de l'Armée de l'Air, 1983, p.342. Annexe spécifique : "Fiche autobiographique du Sous-Lieutenant Delorme." Patricia Crété et Claire L'Hoër, "Les as de l'aviation : les pilotes français de la Grande Guerre", Paris, Éditions Quelle Histoire, 2017, Patrick de Gmeline, "Les As de la Grande Guerre", Paris, Éditions Presses de la Cité, 1999, p.536.

Article connexe Liste des as de la Première Guerre mondiale

Liens externes

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