Marie-Thérèse d'Autriche est une minisérie internationale réalisée par Robert Dornhelm, coproduite par l'Autriche (ORF, MR Film, BETA Film), la République tchèque (Česká televize), la Hongrie (MTVA) et la Slovaquie (RTVS)., présentant de façon légèrement romancée la vie de l'archiduchesse Marie-Thérèse d'Autriche, de la fin de l'adolescence à ses premières années de règne marquées par le début de la guerre de Succession d'Autriche.

La saison 1, composée de deux épisodes de cent minutes, a été présentée en avant-première le au palais Esterházy à Eisenstadt, dans le Burgenland "Marie-Thérèse" au château d'Esterhazy. In : orf.at, 12 décembre 2017, consulté le 13 décembre 2017. et a été diffusée les 27 et sur la de la radio-télévision autrichienne (). Les deux épisodes de la , d'un format identique ont été réalisés en 2019 et diffusés les 27 et sur la même chaîne.

Dans la saison 1, le rôle de Marie-Thérèse est tenu par Marie-Luise Stockinger et dans la saison suivante, il l'est par Stefanie Reinsperger. C'est l'acteur tchèque Vojtěch Kotek qui incarne François Étienne de Lorraine, son époux.

La saison 1 de la série est diffusée en France par Arte le , puis l'intégrale les et , et à nouveau en . Une rediffusion est effectuée en puis en .

Synopsis

Épisode 1 L’action débute à Prague en 1723. Marie-Thérèse a et son destin est tout tracé : elle épousera François Étienne de Lorraine et aura de nombreux enfants avec lui. Pendant ce temps, son père, l’archiduc et empereur du Saint-Empire , ainsi que la cour de Vienne, attendent un héritier mâle qui leur manque. En cette absence, pour conserver l’empire à sa descendance au détriment des branches cadettes, dès le eut l'idée de publier un édit, la Pragmatique Sanction qui donne la priorité aux filles issues de la branche aînée de la maison de Habsbourg sur toutes les autres branches, dans l'ordre de succession à la tête des territoires héréditaires des Habsbourg. Ensuite, commença à passer le reste de son règne à négocier avec les grandes puissances européennes, ainsi qu’avec les familles nobles de son propre pays, pour s’assurer qu’elles reconnaitraient et respecteraient ladite Pragmatique Sanction. La naissance d’un héritier mâle réglerait bien sûr la question, rendant inutiles ces coûteuses démarches…

Le scénario transporte rapidement le spectateur neuf ans plus tard, en 1732 : non seulement l'héritier tant attendu n’est toujours pas né, mais encore le médecin de la cour annonce à que son épouse a maintenant passé l’âge de procréer : elle est désormais âgée de . Entretemps Marie-Thérèse, jeune fille très éveillée et curieuse de tout, est tombée complètement amoureuse de son promis, François Étienne, héritier du duché de Lorraine et de Bar, que son père a justement envoyé compléter son éducation à la cour de Vienne.

Mais alors que demande à son conseiller, le prince Eugène de Savoie, d'entamer les négociations de mariage prévues de longue date avec la Lorraine, celui-ci lui fait part de ses doutes. Ce fin stratège et habile diplomate pense qu’il faut désormais un homme fort pour diriger l’Empire autrichien et surtout qu’une alliance avec la Prusse, puissance militaire importante en pleine ascension, permettrait d’éviter les guerres austro-prussiennes qui menacent. Il entame de son propre chef des négociations avec Friedrich Wilhelm von Grumbkow, un personnage trouble et corrompu, qui représente la Prusse à la cour, et qui se propose comme intermédiaire pour marier Marie-Thérèse à Frédéric, prince héritier du royaume de Prusse. Il propose également la sœur cadette de Marie-Thérèse, Marie-Anne d’Autriche, comme épouse à François Étienne lequel semble résigné à accepter la situation. Cependant, Marie-Thérèse veut absolument épouser François-Étienne, et compte bien régner elle-même et non par personne interposée. Elle convainc le professeur Gottfried Philipp Spannagel de lui donner, en cachette, une éducation approfondie afin de la préparer à son éventuel règne, ce que le comte hongrois Nicolas Ier Joseph Esterházy découvre par hasard et rend public.

Spannagel est alors jeté en prison, tandis que le confesseur de l’archiduc suggère que Marie-Thérèse soit envoyée dans un couvent. Mais Marie-Thérèse, qui a déjà fait échouer le projet de mariage prussien, réussit à convaincre son père et son conseil privé que si François-Étienne renonçait à son duché de Lorraine en faveur de la France, celle-ci pourrait en échange signer la reconnaissance de la Pragmatique Sanction. François-Étienne épouserait alors Marie-Thérèse tout en recevant le grand-duché de Toscane en compensation de son sacrifice de la Lorraine.

Attaché à sa patrie lorraine, et influencé par sa mère Élisabeth-Charlotte d'Orléans, François-Étienne rejette d'abord la proposition. Toutefois la diplomatie prussienne s’emploie à faire aboutir le projet de mariage par l’entremise de l’entreprenant von Grumbkow. En effet, maintenant que son prince héritier Frédéric est marié, la Prusse souhaite qu’un prince a priori faible et inoffensif soit placé à la tête de l’Autriche. Par les insinuations de Grumbkow, Marie-Thérèse comprend que le prince Eugène avait un intérêt personnel à l’alliance matrimoniale entre la Prusse et l’Autriche, et donc qu’il avait cherché à la « vendre ». Elle lui fait une scène alors qu’il est sur son lit de mort. Celui-ci trouve la force de lui recommander le diplomate comme conseiller et son successeur. Marie-Thérèse en conçoit un fort a priori négatif à l’égard du comte Kinsky.

Malgré les menaces de sa mère et après une discussion politico-diplomatique avec Spannagel, François-Étienne accepte finalement la main de Marie-Thérèse lors d’un dîner formel à la cour. Toujours très « brut de décoffrage », le comte Kinsky ne semble pas partager l’enthousiasme général. On apprend au même moment la nouvelle du décès du prince Eugène. Follement heureux, François-Étienne et Marie-Thérèse sont mariés avec toute la pompe dont est capable l’empire autrichien. Marie-Thérèse donne bientôt naissance à une première fille puis à une deuxième, provoquant des railleries à la cour car, décidément, la dynastie est bien avare de progéniture mâle. Afin d'échapper à la cour, François-Étienne et Marie-Thérèse partent sur leurs terres en Toscane. Là, François-Étienne, très sensible aux progrès techniques et aux questions économiques, projette de construire une manufacture mécanisée de coton sur le modèle anglais et convainc des investisseurs. Sur ces entrefaites, le comte Kinsky paraît. Il leur apporte la nouvelle que a subi un grave accident de chasse, à la suite duquel il est décédé.

Épisode 2 Dès l’annonce de la mort de , Marie-Thérèse et François-Étienne reviennent à la cour de Vienne avec leur troisième enfant - encore une fille – car Marie-Thérèse doit succéder à son père au plus vite, d’autant plus que le pays est en situation de faiblesse. Lors de ce voyage, elle se rend compte de la très grande misère qui règne dans les provinces de son empire. François-Étienne, tenu à l’écart des décisions politiques, s’adonne à quelques frivolités avec les dames de la cour, parmi lesquelles la belle Elisa Fritz, mais il développe aussi les manufactures et le commerce du coton et de la soie. Marie-Thérèse aurait voulu que son mari prenne le commandement de l’armée mais François-Étienne rejette vivement cette idée.

La situation de l’empire est critique et requiert toute l’attention de sa jeune et belle souveraine de seulement 23 ans. L’Autriche est ruinée par ses guerres (victorieuses) contre les Turcs et son armée manque de tout. Plusieurs princes européens revendiquent certaines des terres héréditaires des Habsbourg et même la primauté au sein du Saint-Empire romain germanique, dévolue aux Habsbourg depuis plusieurs siècles. De plus, en ce moment clé de la succession de , il n'est pas certain que la pragmatique sanction soit acceptée par tous malgré les engagements pris. La Prusse a d’ailleurs envahi par surprise la Silésie, la plus riche province de l’empire autrichien, et des menaces d’invasion se précisent au sud et à l'ouest. Le Prussien von Grumbkow reste à la cour de Vienne et se met ostensiblement au service de l’Autriche. En raison de ses bons conseils passés, Marie-Thérèse le fait entrer dans son conseil privé. Elle se résout aussi à faire du comte Kinsky, qu'elle avait auparavant haï à cause de sa proximité avec le défunt prince Eugène, son conseiller politique. Celui-ci lui recommande instamment de solliciter le soutien du comte , afin d’obtenir une levée de troupes hongroises. Elle rejette d'abord cette idée à cause de la trahison personnelle d'Esterhazy qui l’avait dénoncée alors qu'elle étudiait secrètement la politique et l'histoire.

Frédéric II de Prusse propose à Marie-Thérèse de soutenir la candidature de François-Étienne dans la prochaine élection de l'empereur romain germanique, en échange de la cession de la Silésie. Malgré la situation difficile de son armée, Marie-Thérèse rejette l'offre de Frédéric. Entre-temps, elle apprend que von Grumbkow a été arrêté à la frontière prussienne porteur de documents secrets et exécuté pour trahison.

Apprenant que les troupes prussiennes sont acclamées par les populations de Silésie, Marie-Thérèse tente de soulager la faim de ses soldats afin d'accroître leur motivation mais les difficultés s’accumulent. Les Prussiens entrent en Bohême. L’électorat de Bavière déclare la guerre à l'Autriche, et la France, qui s’est alliée à la Prusse, envahit la Bohême par le sud. La noblesse fuit Vienne menacée où de nombreux bals ont été annulés. L’une des filles de Marie-Thérèse, la princesse Marie-Caroline d'Autriche, attrape la variole, dont elle meurt. François-Étienne se sent exclu de la vie de Marie-Thérèse et s’éloigne de sa femme. Sur les conseils de sa mère, Marie-Thérèse parvient à un pacte avec Elisa Fritz, qui jusqu'alors tournait beaucoup autour de François-Étienne, et en fait une amie et un fidèle soutien qui parvient à persuader la noblesse de revenir à la cour de Vienne et à orienter l'humeur de la cour en sa faveur. Un armistice est obtenu des Prussiens, qui leur abandonne les territoires envahis mais permet de gagner du temps. Entre-temps, le descendant mâle tant attendu est né (quatrième enfant du couple impérial, il succédera plus tard à sa mère sous le nom de ).

Marie-Thérèse tente de remonter le moral de ses troupes toujours aussi démunies et mal équipées avec le soutien de l’Église et leur promet de meilleurs équipements et rations. Elle se résout à rechercher le soutien des Hongrois. Le comte Nicolas Esterházy lui offre cette possibilité, mais il veut aussi gagner son cœur. François Étienne est jaloux, et, une rumeur circule à la cour, selon laquelle le pape est prêt à annuler son mariage. Finalement, Esterházy renonce à séduire Marie-Thérèse qu’il a pourtant assiégée avec ardeur, car il comprend qu'elle ne lui cèderait que par sens du devoir envers son pays. Devant la Diète de Hongrie réunie au château de Presbourg, elle gagne les cœurs en se présentant son enfant dans les bras comme une mère et une épouse sans défense, faisant appel à l’esprit chevaleresque et au courage des Hongrois pour la défendre. Esterházy fend la foule pour lui apporter en premier son soutien et l’ensemble de l’assemblée l’acclame. Elle obtient la promesse d’une armée de , et elle est couronnée roi de Hongrie (titre qui lui est accordé bien qu’elle soit une femme). L’épisode 2 (et la saison 1) s’achève peu après ce couronnement du à Presbourg (Bratislava) et sur l’installation définitive de Marie-Thérèse sur les trônes de l’Autriche et de la Hongrie.

Épisode 3 thumb|Une partie de la série a également été tournée sur Špilberk. La potence, utilisée dans la série, est restée ici (juin 2021).