María Luz Morales Godoy, née à la La Corogne en et morte en 1980 à Barcelone, est une journaliste et écrivaine culturelle espagnole pionnière du . Elle est la première femme en Espagne à diriger un journal national, La Vanguardia, entre 1936 et 1937.

Biographie Les notices d'autorité ne s'accordent pas sur la date de naissance de Morales : 1890 ou 1899. Elle quitte La Corogne pour Barcelone pour suivre son père, fonctionnaire des impôts. Elle fréquente l'Institut de la culture et de la bibliothèque populaire de La Bonne, fondée par Francesca Bonnemaison. Maria Luz est diplômée en pédagogie, en philosophie et littérature à l'.

Outre ses activités journalistiques et littéraires, elle œuvre pour la promotion de l'éducation des femmes en créant en 1931 la Residència Internacional de Senyoretes Estudiants (résidence internationale pour étudiantes), établissement dont elle prend la direction.

Elle est également membre de l'association féministe du Lyceum Club de Barcelone et participe activement au de la philanthrope barcelonaise Isabel Llorach. Elle écrit aussi pour le théâtre (Romance de Medianoche) avec l'écrivaine Elisabeth Mulder.

Journalisme À Barcelone, en 1921, elle dirige la revue (la maison et la mode). Elle est la première femme à intégrer la rédaction de La Vanguardia où elle écrit des articles sur la mode ou des thèmes féminins. Rapidement, elle écrit des critiques de films qu'elle signe la plupart du temps avec le patronyme Felipe Centeno. La raison en serait, plus que d'utiliser un patronyme masculin, d'être anonyme et indépendante vis-à-vis des producteurs de cinéma. Elle participe à la création du premier , à Madrid en 1929. Paramount la remarque et l'embauche pour traduire et adapter ses productions en espagnol, écrire des bulletins comme et .

Elle est l'une des enseignantes de la Residència Internacional de Senyoretes Estudiants à Barcelone sous la Seconde République.

Lorsque la guerre civile commence, le gouvernement de la Generalitat décrète la saisie de certains journaux, dont La Vanguardia, qui reste sous le contrôle d'un comité ouvrier CNT-UGT formé le . Après le départ du directeur Agustí Calvet, le comité demande à María Luz Morales le de prendre la direction du journal. Malgré les risques encourus, celle-ci accepte et devient la première femme en Espagne à diriger un journal national, entre 1936 et 1937 au début de la Guerre d'Espagne. En 1939, lors de la victoire franquiste, elle est détenue pendant jours dans un couvent de Sarrià.

En 1978, avec l'arrivée de la transition démocratique espagnole, elle reprend ses activités journalistiques et collabore avec Diario de Barcelona jusqu'à sa mort, à l'âge de ans.

Elle joue un rôle déterminant dans l'incorporation de femmes pour l'activité journalistique et littéraire dans l'Espagne du . Un prix María Luz Morales pour le journalisme est créé et remis pour la première fois à la sociologue Patricia Soley-Beltrán le .

Écriture et édition En 1939, elle est professionnellement interdite de travailler à cause du franquisme. Néanmoins, elle écrit pour diverses publications sous les pseudonymes Ariel et Jorge Marineda et intensifie sa production littéraire.

Morales rédige une série de portraits de personnalités des années 1930 comme Marie Curie, Hermann von Keyserling, Gabriela Mistral, Paul Valéry, Víctor Català, Federico García Lorca et André Malraux. Ils sont réunis dans , publié en 1973.

Elle dirige les et la revue et crée la maison d'édition Surco. Elle collabore avec les éditeurs pour la collection , qui s'emploie à mettre les œuvres classiques à la portée des jeunes.

Prix et distinctions

1956 : Médaille et Chevalier de l'Ordre des Palmes académiques de France 1963 : Prix (1962) 1970 : Prix 1971 : 1972 : Prix

Œuvres choisies

Parientes y trastos viejos (inédit) Trovas de otros tiempos : leyendas españolas relatadas a los niños, Barcelona, Araluce, 1925, Libros, mujeres y niños, 1928 Las románticas, 1830-1930, Madrid, Historia Nueva, 1930, Vida de Edison, Barcelona, Seix Barral, 1934 Romance de media noche (avec Elisabeth Mulder), 1935 Julio César, vida y hechos, Barcelona, Araluce, 3ª éd., 1936 Vida de Madame Curie, Barcelona, Seix y Barral, 1936, Vida y hechos de Alejandro Magno, Barcelona, Araluce, 1936 Alguien a quien conocí, 1937 Tres historias de amor en la Revolución francesa, Barcelona, Surco, 1942, Memorias sobre la vida de María Antonieta: Reina de Francia y de Navarra, Barcelona, Surco, 1943 El mundo de las hormigas, Barcelona, Ediciones Reguera, 1948 El Cine: historia ilustrada del séptimo arte, 3 volumes, 1950 Hazañas del Cid Campeador, 1951, , Enciclopedia del hogar, Barcelona, Argos, 1952 Rosalinda en la ventana : novela para niñas de 9 a 16 años, Barcelona, Hymsa, 4ª ed., 1954, Balcón al Atlántico :(otra novela sin héroe), 1955 Balcón al Mediterráneo, Barcelona, Editorial Surco, 1955 Historias del décimo círculo, Barcelona, Destino, 1962, Libro de oro de la poesía en lengua castellana (España y América), Barcelona, Juventud, 1970 Alguien a quien conocí: María Curie, Keyserling, Gabriela Mistral, Valéry, Víctor Catalá, García Lorca, Malraux, Barcelona, Editorial Juventud, 1973, ,

Références

Bibliographie

Liens externes

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