Louis-Ferdinand Prudhomme de La Boussinière, né le à Brains-sur-Gée et mort au combat en Crimée en Russie lors de la bataille de Malakoff à Sébastopol le , est un lieutenant-colonel d'artillerie du Second Empire.
Famille vignette|upright=0.6|Armes de la famille Prudhomme de La Boussinière
Louis-Ferdinand Prudhomme de La Boussinière, né le à Brains-Sur-GéeRegistre de l'état civil de Brains-sur-Gée 1813-1832, 5Mi 47_9, . est le fils de Jacques Prudhomme de La Boussinière dit de Monceau (1773-1853) (ancien élève de l' École Polytechnique, promotion 1794) Fiche de Jacques Prudhomme de La Boussinière, archives de la bibliothèque de l'École polytechnique et de Lucie Louise Gabrielle Marie Goislard.
Il épouse à Paris à Paris Léonie Godart de Rivocet. De ce mariage, naît une fille mariée au député Lucien Haudos de Possesse..
Carrière militaire Élève de la de l'École polytechniqueFiche de Louis-Ferdinand Prudhomme de La Boussinière, archives de la bibliothèque de l'École polytechnique .., il est élève sous-lieutenant à l'École d'application de l'artillerie et du génie à Metz en 1834, dont il entre et sort en tête de sa promotion. Il est nommé lieutenant en second au en 1835, lieutenant en premier au même régiment en 1839 et capitaine au en 1841.
Conquête de l'Algérie En , il s'embarque pour l'Afrique et participe lors de la conquête de l'Algérie à l’expédition de 1842..
Rentré en France en , il est affecté à la fonderie de Toulouse puis à la manufacture d'armes de Châtellerault de 1843 à 1845. Le général de Bressolles directeur de l'artillerie au ministère de la Guerre écrit à son sujet: Notice consacre à Louis-Ferdinand Prudhomme de La Boussinière] in Nécrologie et bibliographie contemporaines de la Sarthe ..
Il sollicite son envoi en Algérie et y retourne en 1845. Il y reste quatre années, pendant lesquelles il prend part à différentes expéditions : en Kabylie, dans l'Ouarsenis, contre les Flittas : le maréchal Thomas Robert Bugeaud le signale comme un . Tour à tour les généraux Alphonse Henri d'Hautpoul, Jean Paul Adam Schramm, Jacques Louis Randon, le rattachent à leur État-major. Nommé chef d'escadrons au corps de l'artillerie en 1851, il est compris le dans les cadres de l'Armée d'Orient comme commandant la d'artillerie de réserve.
Guerre de Crimée Le maréchal de Saint-Arnaud, général en chef de l'armée française en Crimée relate dans une lettre comment vers la fin de la bataille de l'Alma, Louis-Ferdinand Prudhomme de La Boussinière enlève à la tête de et la calèche du prince Mentschikoff (chef des armées adverses) avec "une rapidité que les obstacles de la rivière et la raideur des pentes rendaient difficile à comprendre", ce qui écrit-il ..
Au cours de la bataille d'Inkerman, les d'artillerie du commandant de La Boussinière, disposées à du front de bataille par le général Bosquet, font éprouver à l'armée russe des pertes considérablesHippolyte Vigneron, Précis critique et militaire de la guerre d'Orient, ..
Le , il est promu lieutenant-colonel à la suite de ses à la bataille de l'Alma et à la bataille d'Inkerman.
En 1855, il est chef des attaquesÉcole polytechnique, livre du centenaire, 1794-1894, tome 2, . à la bataille de Malakoff où il commande la de la réserve d'artillerie. Il est placé sous les ordres du général Georges Beuret et commande deux batteries d'artillerie..
Il est tué lors de l'assaut du contre Malakoff d'un tir de biscaïen, qui lui brise la tête. Le général Thiry relate cette perte dans une lettre au Ministre de la guerre : « L'Artillerie a fait une perte bien cruelle, c'est celle de la Boussinière. J'en ai le cœur navré, c'était la perle de l'Artillerie de l'armée. D'une intelligence extraordinaire, saisissant le joint dans toutes les questions. Homme à consulter, parce qu'il donnait sur tout un avis judicieux. Plein d'entrain, d'élan, d'une bravoure brillante, c'était un officier complet en qui j'avais la plus grande confiance. Je l'ai remplacé par un bon officier, mais l'autre, c'était l'incomparable. »
Décorations Chevalier de l'ordre royal de la Légion d'honneur le puis promu officier de l'ordre impérial de la Légion d'honneur le au titre de ..
Hommages Quelques semaines après sa mort, lors de la bataille de la Tchernaïa, les soldats français et piémontais construisirent trois installations de batteries d'artillerie lourde pour repousser les Russes au pont de Traktir, ce qu'ils firent avec succès. Ils baptisèrent celle du flanc gauche "La Boussinière" en hommage à Louis-Ferdinand.
Bibliographie Charles Auger, Guerre d'Orient : siège de Sébastopol : historique du service de l'artillerie (1854-1856), Veuve Berger-Levrault & fils, 1859 Albert Du Casse, Précis historique des opérations militaires en Orient de mars 1854 à septembre 1855, E. Dentu, 1856
Notice consacrée à Louis-Ferdinand Prudhomme de La Boussinière dans Nécrologie et bibliographie contemporaines de la Sarthe« Né au château des Touches, commune de Brains (Sarthe), le 13 septembre 1814, Louis-Ferdinand Prudhomme de la Boussinière, après avoir fait ses études, entra à l'école d'application de Metz. Il ne tarda pas à se faire remarquer et à obtenir le grade de capitaine. Il fut envoyé deux fois en Afrique, la dernière ibis, en 1845, pour y commander le détachement de canonniers chargé de faire le premier essai, devant l'ennemi, des armes de précision, dont l’importance commençait à être comprise. Dans cette mission il s'y montra plus préoccupé de calculer et de constater les coups qu'il portait que ceux qui pouvaient l'atteindre. Dans les travaux de la paix, Prudhomme de la Boussinière se fit également remarquer, dit le général de Bressoues, par l'étendue de ses connaissances et par cet esprit ingénieux et inventif, en même temps que pratique, qui lui valut d'attacher son nom à quelques-unes de nos récentes améliorations. » Parti pour la campagne d'Orient, on sait, dit le maréchal Saint-Arnaud, avec quelle audace Prudhomme de la Boussinière mena ses batteries à cheval au champ de l'Aima. » Peu de temps après il arrivait à Inkermann, ouvrait le feu à portée de pistolet de l'ennemi et foudroyait ses masses confuses sans songer, pendant la bataille, au coup qui devait le frapper ; choisi comme chef de l'attaque de droite par le général Thiry, commandant en chef de l'artillerie, c'est là qu'il a trouvé la mort (le 18 juin 1855), emporté par son enthousiasme qui l'avait jeté hors des tranchées pour rejoindre plus vite une de ses batteries. Prudhomme de la Boussinière était lieutenant-colonel quand il a été atteint si malheureusement. » PRUDHOMME DE LA BOUSSINIÈRE (Louis-Ferdinand).
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Militaire français du XIXe siècle Catégorie:Colonel français Catégorie:Officier de la Légion d'honneur promu en 1855 Catégorie:Élève de l'École polytechnique Catégorie:Naissance dans la Sarthe Catégorie:Naissance en septembre 1814 Catégorie:Décès en juin 1855 Catégorie:Décès à Sébastopol Catégorie:Militaire français mort au combat Catégorie:Décès à 40 ans