Le manoir Saint-Nicolas ou de Saint-Nicolas est une demeure du quart du qui se dresse sur le territoire de la commune française de Granville, dans le département de la Manche, en région Normandie. L'édifice est partiellement inscrit au titre des monuments historiques.
Localisation Le manoir est situé au avenue des Vendéens, sur le territoire de l'ancienne commune de Saint-Nicolas-près-Granville, intégrée à Granville en 1962, et distant de à l'ouest du château de Grainville, dans le département français de la Manche.
Historique La propriété, correspondant au manoir actuel, est vendue par Michel d'Argouges (1615-1701), chevalier, seigneur et baron de Gouville, Granville et autres lieus, en 1674 à Pierre Joseph Le Pelley (1630-1680), sieur du Manoir, bourgeois et marchand de Granville, armateur, arrière grand-père de Georges Pléville Le Pelley. D'après l'acte de vente . Lui succède son fils, Jacques Le Pelley du Manoir (1658-1726), écuyer, garde du corps du roi, armateur, commandant pour le roi à Granville, et le fils de ce dernier Nicolas Le Pelley du Manoir (1685-1735), issu d'un premier mariage, puis son fils, Barthélémy Pierre Le Pelley du manoir (1721-1779). La propriété échut ensuite à un neveu, Louis Pierre Étienne Le Pelley du Manoir (1733-), sieur des Fontenelles., qui la vendit à une demoiselle Épron, veuve du sieur Jourdan de la Passardière et fut achetée par l'armateur Nicolas Deslandes.
On doit le manoir actuel à Nicolas Deslandes ( - ), armateur et négociant granvillais originaire de Cérences, qui le construit dans les années 1780.
Nicolas est le fils de Charles Deslandes, sieur du Mesnil, rentier, et d'Anne Onfroy, fille d'un laboureur. Consul des nations hollandaises et espagnoles, avocat au Parlement, il est à la fin du le principal négociant et armateur au port de Granville.
Il avait fondé à Granville, en 1768, une société de commerce et d'armement et fait fortune en armant les plus rentables corsaires de la guerre de l'Indépendance américaine (1778-1783). Anobli en , il reçoit pour blason : de gueules, à l'ancre d'argent accostée à dextre d'une plume du même posée en bande et à senestre d'un canon d'or posé de profil sur son fût de même, achète l'ancien manoir et ses dépendances et construit à la place une « granvillière » entre 1786 et 1789. Toutefois, en 1808, il n'est plus qu'en cinquième place sur la lite des cent citoyens les plus imposés de Granville, derrière d'autres armateurs.
Sa fille Céleste-Anne de Beaucoudray (1786-1847) le vend en 1856 et il passe de mains en mains jusqu'en 1931. Parmi ces propriétaires, on trouve (1856), , notaire à Corbeil (vers 1880), son gendre , notaire à Paris, un homme d'affaires anglais naturalisé français, (en 1901), de Lucien Dior, député de la Manche et ancien ministre du commerce et de l'industrie.
En 1931, il est acquis par , négociant en vins, spiritueux et alimentations, rue Couraye à Granville, après la guerre de 1939-1945, qui le restaure avec soin. Il est en 2026, la propriété des héritiers de cette famille.
Description Le manoir, de style , se présente sous la forme d'un corps de logis de de long et de de large. Sa façade principale est tournée vers l'est, côté terres comme tous les manoirs de bord de mer, afin de protéger ses occupants des vents d'ouest. Il s'ordonne de façon symétrique autour d'un avant-corps central non saillant souligné de pilastres à refend et surmonté d'un fronton triangulaire, avec un écu dépourvu de blason. Bâti essentiellement en pierres de granit, il se caractérise par une forte symétrie, une rigueur des lignes, avec des linteaux droits et piédroits en relief, et une sobriété dans sa décoration.
La façade est présente un rez-de-chaussée surélevé, avec un étage percé de sept fenêtres carrées éclairant les chambres des maîtres, coiffée d'un toit couvert en ardoises, d'où dépassent six souches de cheminées, et percé de quatre lucarnes de style , deux grandes et deux petites, ainsi que de deux vasistas d'époque récente, éclairant les combles où l'on trouve des chambres destinées aux amis et aux domestiques.
Un perron à double rampe permet d'accéder au rez-de-chaussée sous lequel on trouve l'étage domestique ; cuisine, cave et office. Ce rez-de-chaussée s'éclaire par six fenêtres donnant sur ce qui fut un jardin à la française.
La façade ouest arbore un aspect différend en raison du dénivelé. On accède aux parties domestique, qui occupent de ce côté le rez-de-chaussée, de plain-pied entre deux escaliers demi-tournant qui se rejoignent à l'étage des maîtres. Si cette façade, faisant face à la mer, s'ordonnent également de chaque côté d'un avant-corps central non saillant souligné de pilastres à refends et surmonté elle aussi d'un fronton triangulaire avec un écu sans blason, elle ne s'éclaire plus que par cinq fenêtres. Quant au toit, il n'est plus percé que de deux lucarnes de factures plus récentes que celles de la façade est.
À une époque indéterminée, on a adjoint au sud un petit bâtiment carré qui abritait à l'origine un escalier de service, remplacé par un ascenseur.
Protection Les façades et les toitures sont inscrites au titre des monuments historiques par arrêté du ..
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Bibliographie
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Articles connexes Liste des monuments historiques de la Manche
Liens externes
Saint-Nicolas Granville Saint-Nicolas Granville Catégorie:Monument historique inscrit en 1986