Ambrumesnil est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime, en région Normandie.
Géographie Description Ambrumesnil est une commune du pays de Caux en Normandie, située à à vol d'oiseau au sud-est de Quiberville-sur-Mer et du littoral de la Manche, au sud-ouest de Dieppe et au nord de Rouen.
Elle est aisément accessible depuis le tracé initial de l'ancienne route nationale 25 reliant Le Havre à Dieppe et la Picardie.
Le sentier de grande randonnée GR 212 passe à l'ouest du territoire communal, le long de la Vienne. La véloroute du lin, voie verte, utilise la plateforme de l'ancienne ligne de Dieppe à Fécamp.
Communes limitrophes
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Saâne, la Vienne et un autre petit cours d'eau.
La Saâne, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Yerville et se jette dans la Manche en limite des communes de Sainte-Marguerite-sur-Mer et de Quiberville-sur-Mer, après avoir traversé ..
La Vienne, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Beauval-en-Caux et se jette dans la Saâne sur la commune, après avoir traversé ..
Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : l'étang de la Ballastière () et l'étang la Ballastière ()..
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique d'AmbrumesnilLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Dieppe à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Ambrumesnil est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dieppe, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (81,7 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (82,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (76,6 %), zones urbanisées (10,9 %), forêts (5,7 %), prairies (5 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (1,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 224, alors qu'il était de 211 en 2013 et de 200 en 2008.
Parmi ces logements, 89,2 % étaient des résidences principales, 5,9 % des résidences secondaires et 5 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 99,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 0,4 % des appartements..
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Ambrumesnil en 2018 en comparaison avec celle de la Seine-Maritime et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (5,9 %) supérieure à celle du département (3,9 %) mais inférieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 76,1 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (74,4 % en 2013), contre 53 % pour la Seine-Maritime et 57,5 % pour la France entière..
+ Le logement à Ambrumesnil en 2018. Typologie Ambrumesnil Seine-Maritime. France entière. Résidences principales (en %)89,28882,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)5,93,99,7 Logements vacants (en %)58,18,2
Toponymie La commune formée par la fusion des communes d’Ambrumesnil et de Ribeuf en 1823.
Ambrumesnil est attesté sous les formes Ecc. de Alberici Meisnillo vers 1240 (H. Fr. XXIII, 302), Apud Aubrumesnil (Delisle, Cart. N. 703, 704) et Aubrumesnil dès 1264, Le Brumesnil au , Abrumesnil en 1319, Aubrumesnil en 1398Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3267, 3268., Abbidimesnil en 1337, Avremesnil en 1431 (Longnon 30, 90), Aubrumesnil en 1474 et 1475Archives départementales de la Seine-Maritime, G 70., Notre Dame d'Aubrumesnil en 1632Archives départementales de la Seine-Maritime, G 1684, Notre Dame de L'Assomption d'Aubrumesnil en 1714Archives départementales de la Seine-Maritime, G 738., Aubrumesnil en 1648 (Pouillés), Aubrumesnil en 1715 (Frémont), Brumenil en 1740 (Duplessis I 373), Aubrumesnil ou Ambrumesnil en 1788 (Dict.)..
Localement le nom de la commune se prononce toujours « Aubrumesnil ».
Ambrumesnil s'analyse comme « le mesnil d’Audburg(is) » ou « Alburg(is) », nom de femme germanique déjà rencontré dans Ambourville (Auborvilla ). Le nom de femme scandinave AuðbjǫrgAuðbjǫrg sur le site de Nordic Names (lire en anglais) s'y superpose. Il se perpétue dans le nom de famille Aubourg dont le foyer essentiel encore en 2009 est le département de la Seine-Maritime et est bien attesté anciennement dans le Calvados.
L'ancienne commune de Ribeuf est attestée sous les formes Aecclesiam Sancti Laurentii de Calcia en 1147 (Merlet II, 60) ; Risbot en 1171 ; Ecc. Sancti Laurentii de Risu Bovis en 1175 et 1176 (Merlet II, 100) ; Walterio de Risboio au (Le Cacheux-Longueville, 107) ; De feodo Antelmi de Riboh en 1202 (Le Cacheux-Longueville, 101) ; Th. de Risbued en 1207 (Bib. Rouen ms. 1224 f. 121)(Archives départementales de la Seine-Maritime, 24 H — charte de Richard de Saint-Denis) ; Risbodium et Riboel vers 1207 (Arch. Nat. S 5205 B) ; Ecc. de Riscodio vers 1240 (H. Fr. XXIII, 303) ; Ric. de Risbouel en 1259 (Arch. Nat. S 5198 A) ; Apud Ribue en 1264 (Bonnin, 492, 542) ; Ribeuf en 1319 (Archives départementales de la Seine-Maritime, G 3267) ; Prior de Ribeu et Ribotum en 1337 ; Ribeuf en 1431 (Longnon 30, 32, 90) ; Prior de Risu Bovis supra Mare en 1516 ; Visitatio prioratus Sancti Laurentii de Risu Bovis en 1528 (Merlet II 236, 227) ; Ecc. de Riboto en 1525 (Archives départementales de la Seine-Maritime, G 1970) ; Saint Pierre de Ribeuf en 1565 (Archives départementales de la Seine-Maritime, B Parl.) ; Noble fiefferme de Ribeuf en 1611Archives départementales de la Seine-Maritime, C 2798. ; Prioratus de Ribeuf en 1617Archives départementales de la Seine-Maritime, G 4. ; Riboeuf en 1704 (Pou.) ; Riboeuf en 1757 (Cassini) ; Ribeuf en 1788 (Dict.)..
Le nom est composé de l'élément both / buth qui signifie « baraque » ou « village » en norrois ( Elbeuf ; ; Daubeuf ; Coimbot ; Carquebut, etc.). Le premier élément est sans doute le vieil anglais ou vieux norrois hris « buisson ».
Histoire
En 1829, la commune d'Ambrumesnil, instituée par la Révolution française, absorbe celle de Ribeuf. Ribeuf a été occupé autrefois par les Vikings et a accueilli en 1147 un prieuré qui a dépendu de l’abbaye de Tiron en Eure-et-Loir. Une chapelle dédiée à saint Pierre et saint Clair, renommée pour la guérison de certaines maladies des yeux, est édifiée au à l'emplacement du prieuré. Les vestiges de cette chapelle ont été vendus en 1953 à un particulier qui l’a entièrement reconstruite dans sa propriété, à Varengeville-sur-Mer..
Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs La commune se trouve depuis 1926 dans l'arrondissement de Dieppe du département de la Seine-Maritime.
Elle faisait partie depuis 18012 du canton d'Offranville. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Dieppe-1.
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la sixième circonscription de la Seine-Maritime.
Intercommunalité Ambrumesnil était membre de la communauté de communes Saâne et Vienne, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 2001 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du , qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de , cette intercommunalité a fusionné avec ses voisines pour former, le , la communauté de communes Terroir de Caux, dont est désormais membre la commune.
Liste des maires
Distinctions et labels La commune est récompensée d'une première fleur au concours des villes et villages fleuris en 2016..
Équipements et services publics Eau et déchets L'adduction en eau potable est assurée pour le compte de l'intercommunalité par le prestataire Hydra à compter du ..
Enseignement Les enfants de la commune sont scolarisés avec ceux d'Ouville-la-Rivière et de Saint-Denis-d'Aclon dans le cadre du regroupement pédagogique concentré de l'école des trois communes à Ouville..
Cimetière En raison de la croissance démographique de la commune, un nouveau cimetière, d'une capacité de 150 caveaux, complétées par un ensemble de 18 cavurnes extensibles et de 11 cases de columbarium et d'un jardin du souvenir, est mis en service en 2022..
Population et société Démographie Évolution démographique
Pyramide des âges