Néferou-Ptah Ou Néférouptah ou Ptahnéférou. (« La beauté de Ptah ») est une fille du roi égyptien de la .

Attestations

La princesse est attestée par plusieurs éléments : un papyrus qui mentionne sa tombe et qui a été trouvé à El-Lahoun (numéro UC 32212 du Musée Petrie), un sphinx fragmentaire en granit noir de son père « Cairo TN 13.12.24.4 », une statue fragmentaire en granit gris provenant d'Éléphantine dont seul le socle est conservé avec le cartouche de la princesse gravé dessus, un bloc de granit noir réutilisé comme pilon, un relief provenant du temple de Rénénoutet à Médinet Mâdi« Amenemhat III temple in Medinet Madi », la chambre funéraire de son père dans la pyramide de Hawara qui semble avoir été sa demeure d'éternité prévue initialement, à moins qu'il faille y voir un cénotaphe, sa propre pyramide à environ deux kilomètres au sud de la pyramide de son père ; elle a été découverte et fouillée en 1956.

Biographie

Néferou-Ptah est l'une des premières femmes royales dont le nom ait été écrit à l'intérieur d'un cartouche. Bien qu'elle n'ait jamais eu le titre de « femme du roi », elle devait avoir un statut spécial ; il est possible qu'elle ait été considérée comme une future dirigeante. Ses titres incluaient « princesse héréditaire, grande de faveur, grande de louange » et « la fille du roi bien aimée de son corps ».

Sépulture

Une sépulture lui fut préparée dans la tombe de son père à Hawara. Dans la chambre funéraire de son père, des objets au nom de Néferou-Ptah sans cartouche et simplement qualifiée de « fille du roi » ont été découverts : une table d'offrandes en albâtre gravée en son honneur, et des fragments de peut-être huit ou neuf plats en albâtre en forme de canards troussés et également gravés à son nom.

Cependant, elle ne fut pas enterrée là, mais dans une petite pyramide à environ deux kilomètres au sud de la pyramide de son père. Sa tombe fut retrouvée intacte en 1956 par une équipe égyptienne dirigée par Nagib Farag et Zaky Iskander. Elle contenait deux pièces : une salle d'offrandes, elle contenait : table d'offrandes en granit noir, des coupelles en céramique de plusieurs formes et un vase en argent, une chambre funéraire, elle contenait : deux vases en argent, des objets rituels associés à la cosmétique et des bijoux, ainsi qu'un grand sarcophage de granit rouge ; à l'intérieur, on a découvert les restes décomposés de deux cercueils en bois ; le cercueil extérieur était décoré d'une feuille d'or inscrite ; parmi les bijoux se trouve un collier-ousekh composé de rangées de perles en cornaline, en fledspath et en or, agrémenté aux deux extrémités d'une tête de faucun en or.

Sur une grande table d'offrandes, elle est simplement appelée « fille du roi » (sȝ.t-nsw.t). Le sarcophage en granit portait une courte formule d'offrande ; sur ce dernier, son nom est inscrit dans un cartouche et ses titres sont : elle est « princesse héréditaire, grande du sceptre-hétes, grande d'honneur, fille bien-aimée du roi de son corps » (iry.t-pˁt, wr.t Hts, wr.t Hzwt, sȝ.t-nsw.t nt ẖt.f mrt.f). Des inscriptions identiques ont été trouvées sur le sarcophage de la reine Hatchepsout qui a vécu environ 300 ans plus tard. Sur le cercueil extérieur, son nom n'est pas inscrit dans un cartouche et son seul titre est « fille du roi ». Enfin, son nom figure sur les trois vases en argent, où elle est appelée « princesse héréditaire, fille du roi » et « fille du roi du corps », et ici son nom est inscrit dans un cartouche. Dans la formule d'offrande figurant sur ces vases, figure le nom de Nesout-bity du roi , Nymaâtrê.

Notes et références Notes

Références

Bibliographie

.

Catégorie:Princesse de l'Égypte antique Catégorie:XIIe dynastie égyptienne Catégorie:Index égyptologique Catégorie:Prince héritier Catégorie:Personnalité du XIXe siècle av. J.-C.