Paul Soutiras (Arette, - mort pour la France le à Maizières-la-Grande-Paroisse) est un militaire français. Engagé dès ses , il est déjà un sous-officier expérimenté lorsqu'il participe à la Première Guerre mondiale. Devenu officier, il prend, à la veille de la Seconde Guerre mondiale, le commandement du de chasseurs alpins à la tête duquel il est tué lors de la bataille de France.
Biographie
Jeunesse et engagement
Paul Soutiras naît le à Arette, alors dans le département des Basses-Pyrénées. Fils de gendarme à cheval, il fait partie dans sa jeunesse des enfants de troupe. Il devance l'appel en s'engageant dans l'armée le , le lendemain de ses . Affecté au d'infanterie, il y est promu caporal le . À la fin du même mois, il obtient un brevet de topographie militaire auprès de la Société française de topographie. Il est promu sergent le puis sergent-chef un an plus tard. En , au moment de la mobilisation générale, il est muté au d'infanterie, régiment de réserve du .
Première Guerre mondiale
Il participe aux premiers combats de la Première Guerre mondiale en Belgique puis prend part à la bataille de la Marne du 6 au et à la bataille de l'Aisne. Adjudant à compter du , il est peu de temps après promu sous-lieutenant à titre temporaire et affecté à la compagnie de mitrailleuses en juillet. Après de nouveaux combat dans l'Aisne, il prend part à la bataille de Verdun en 1916 puis en 1917 il combat dans la Somme et au chemin des dames, à Craonne et sur le plateau de Californie.
En , le étant dissous, Paul Soutiras est muté au d'infanterie. Au sein de sa nouvelle unité, il poursuit les combats au Chemin des Dames jusqu'en juin puis stationne en Alsace jusqu'en octobre. Le régiment est ensuite engagé en Champagne dans la région du camp de Châlons. Lorsque l'empire allemand déclenche son offensive du Printemps en , Soutiras et le sont transportés en Picardie et combattent jusqu'en juin avant d'être mis au repos dans la région de Verdun où le sous-lieutenant temporaire Soutiras est nommé lieutenant à titre définitif. En septembre et octobre, le régiment est dans l'Aisne et Paul Soutiras combat dans le secteur de Vauxaillon et du canal de l'Ailette. Relevé à la fin du mois d'octobre, le est déplacé à Villers-Cotterêts où il apprend l'armistice du .
Entre-deux-guerres
Quelques jours seulement après la fin de la guerre, le lieutenant Soutiras est muté au de tirailleurs où il reste un peu plus d'un an avant de passer au de zouaves au Maroc. Il est détaché, de juillet à , au service géographique du Maroc puis rejoint les rangs du de chasseurs à pied. Après avoir suivi les cours du centre d'étude de l'infanterie de Versailles de janvier à , il est promu capitaine en . En , il est affecté à l'état-major particulier de l'infanterie, puis, en , il est muté au de chasseurs. Il est affecté à la d'infanterie à Antibes en . Promu chef de bataillon, il prend le commandement du de chasseurs alpins en .
Seconde Guerre mondiale
En 1939, basé à Albertville, le aux ordres de Soutiras prépare la défense de son secteur dans l'hyothèse d'une invasion italienneSous-lieutenant de Carné, Sous-lieutenant Jacob, Historique du 7e BCA, Établissement d'impression de l'Armée de terre no 4, 1994, 270 p.. Cependant, lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, c'est en Alsace que le bataillon est envoyé et passe quelques mois sans de réels combats pendant la drôle de guerre. En , devant l'avancée des troupes allemandes, le est envoyé dans l'Aisne et déployé le long du canal de l'ailette où Soutiras à déjà combattu plus tôt. Le , la wehrmacht déclenche l'attaque le long du canal. Chargé de défendre les points de passage, Soutiras déploie ses compagnies autour du village de Pinon. Après que ces dernières furent une à une décimées par la masse de troupes allemandes, le chef de corps du bataillon rassemble une centaine de survivants et parvient à se replier vers le sud. Après plusieurs jours de marche, le groupe parvient jusqu'au village de Maizières-la-Grande-Paroisse le mais est rattrapé par les allemands et à nouveau encerclé. Après de nouveaux combats, les quelques survivants du sont capturés.
Le chef de bataillon Soutiras est tué en tentant de s'évader. Il sera plus tard inhumé au cimetière militaire de Vauxaillon, sur les terres où il a combattu durant les deux guerres mondiales.
Décorations
Chevalier de la Légion d'honneurCroix de guerre 1914-1918Avec trois palmesMédaille colonialeAvec agrafe "Maroc"
Références
Voir aussi
Bibliographie
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Articles connexes
7e bataillon de chasseurs alpins Bataille de France Bataille de l'Ailette (1940)
Liens externes
Le bataillon de Chasseurs Alpins - Site officiel du ministère de la défense
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