William Haussoullier, né le à Paris, ville où il est mort le , est un peintre et graveur français, spécialisé dans les scènes religieuses et de genre.
Biographie vignette|300px|gauche| La Fontaine de Jouvence (1844), toile exposée au Salon de 1845 (collection Graham Reynolds, Londres). vignette|redresse| Jules Barbey d'Aurevilly (vers 1845 ?), musée Barbey-d'Aurevilly. Né à Paris (ancien 3 arrondissement)Archives de Paris , acte de mariage , année 1865 (vue 25/31)., Guillaume Haussoullier (parfois écrit « Haussoulier ») et qui se fit appeler du prénom de William peut-être dû à une ascendance anglaise par sa mère Lucy Sisson, est admis à l'école des Beaux-arts et devient l'élève, puis l'assistant, de Paul Delaroche. Son premier travail présenté au Salon de Paris remonte à 1838, il s'agit d'une peinture intitulée Agar dans le désert, sans doute un thème biblique imposé dans le cadre de ses études ; son adresse est mentionnée au 26 rue MeslayFiche exposant Salon de 1838, base salons du musée d'Orsay.. Haussoullier revient au Salon en 1840, 1841 et 1845.
C'est au cours du Salon de 1845 que Charles Baudelaire s'enthousiasme pour sa toile, titrée Fontaine de Jouvence, au grand étonnement du milieu de l'art, puisqu'il est bien le seul à trouver ce tableau intéressant René M. Galand, « Baudelaire et la Fontaine de Jouvence », In: Bulletin baudelairien, 2-1, Nashville, 31 août 1966, — lire en ligne.. Le jeune critique écrit en effet à son proposCh. Baudelaire, Curiosités esthétiques. L'Art romantique et autres Œuvres critiques, textes établis par Henri Lemaître, Paris, Garnier Frères, 1962, . : et conclut, après une longue description, que La Fontaine de Jouvence, qui s'inscrit dans son époque marquée par le style troubadour, va cependant disparaître de la vue du public pendant près d'un siècle, et son auteur, sombrer en grande partie dans l'oubli. En 1937, Graham Reynolds, le conservateur des estampes au Victoria & Albert Museum de Londres, découvre cette toile en vente chez Christie's et l'acquiert pour quelques livres sterling : on lui doit la reconstitution des débuts de ce peintre Graham Reynolds, « 'The Fountain of Youth' a forgotten star of the 1845 salon », In: Apollo (Vol. 162, Issue 522), août 2005 — lire en ligne sur The Free Library..
Haussoullier semble avoir des origines familiales en Angleterre, il est lié aux Payton, et possède un courtier sur la place de Londres, où sera rapidement vendue la Fontaine de Jouvence : en 1844, il l'exposait déjà à la Royal Academy. C'est ce détail qui intrigua Graham Reynolds. Il révèle entre autres que Haussoullier avait pour ami Théodore Chassériau qui fit son portrait au crayon en 1850. Le peintre fréquentait aussi Eugénie de Guérin, qui, après 1839, écrivit à son ami Jules Barbey d'Aurevilly pour lui recommander Haussoullier ; ce dernier fit un portrait de l'écrivain à la mode bohème.
Après ces débuts, Haussoullier va recevoir à Paris, dès les années 1853-1854, des commandes de l'administration impériales des beaux-arts : portraits officiels, scènes religieuses destinés à des églises. Toutefois, un tournant s'opère après 1865. Haussoullier avait, depuis 1845, exposé très régulièrement au Salon des peintures religieuses. À partir de 1867, il présente désormais des gravures, et ce, sur les conseils de Léopold Flameng. Et il ne cessera d'en produire et d'en montrer jusqu'au Salon des artistes français de 1892. Ce sont pour la plupart des eaux fortes d'interprétation, d'après les grands maîtres de la Renaissance italienneFiche exposant SAF 1892, base salons du musée d'Orsay., auxquelles l'expert Henri Beraldi trouve de bonnes qualitésHenri Beraldi, Les graveurs du Dix-neuvième siècle, tome VIII, Paris, Léon Conquet, 1889, .. Certaines de ses eaux fortes ont été reproduites dans la Gazette des beaux-arts.
Devenu membre de la Société des artistes français, il meurt le en son domicile, au 61 boulevard Suchet dans le arrondissement de ParisArchives de Paris , acte de décès , année 1892 (vue 27/31). quelques jours avant l'ouverture du Salon. Il est inhumé au cimetière d'Auteuil ()Registre journalier d'inhumation du cimetière de Paris Auteuil de 1892 en date du 2 avril (page 24/31).
Il avait pour beau-fils l'artiste William Julian-Damazy, enfant que son épouse avait eu lors d'un précédent mariageJacques Crepet, « À propos d'une toile célébrée par Baudelaire », In: Le Figaro, Paris, 15 novembre 1924, — sur Gallica..
Conservation de ses œuvres vignette| La Mort de sainte Catherine d'Alexandrie (1859). Bellac, église paroissiale de l'Assomption-de-la-Très-Sainte-Vierge Saintes femmes au pied de la croixBase Palissy, ministère de la Culture., huile sur toile, 500 x 350 cm, 1839 Eppe-Sauvage, église paroissiale Saint-Ursmer La Mort de sainte Catherine d'Alexandrie, huile sur toile, 1859 Lavaur Apollon et Marsyas, estampe Nemours, Château-Musée L'Odalisque à l'esclave, burin d'après Ingres, 1858 Paris Chalcographie du Louvre Combat de cavaliers, burin, d'après Léonard Département des Arts graphiques du musée du Louvre Étude pour une composition avec Homère et une divinité ailée, mine de plomb. Le Supplice de Marsyas, dessin, d'après Paul Baudry École des beaux-artsBase Cat'zArts, collections en ligne de l'ENSBA. L'Adoration des mages, huile sur toile d'après Botticelli, 1873 Philippe IV, burin d'après Vélasquez, Manufacture nationale des Gobelins Portrait de Philibert Delorme, huile sur toile, 1854-1856 Musée CarnavaletParis-Musées, collection en ligne des musées la Ville de Paris. Gloria in excelsis Deo, burin Le Mariage, plusieurs burins d'après Boulanger, fresque de la mairie du Saint Zozime raconte à ses moines la vie de la sainte, plusieurs burins, d'après Chassériau pour l'église Saint-Merri Saint-Louis de Gonzague, plusieurs burins d'après Bézard, pour l'église Saint-Eustache Petit Palais Personnages sous un portique, huile sur bois Autoportrait, huile Saint-Sauveur-le-Vicomte, musée Barbey-d'Aurevilly Portrait de Barbey d'Aurevilly, huile sur toile, vers 1845
Notes et références
Liens externes
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