Léon Braquier, né à Verdun le et mort dans sa ville natale le , est un industriel-confiseur français.
Biographie
Né à Verdun le , Léon-Émile Braquier est le fils de Thérèse Bonard (1820-1899)Archives départementales de la Meuse, état civil de Verdun, registre des mariages de 1844, acte (vue 169 sur 502). et de François Braquier (1819-1891)Archives départementales de la Meuse, état civil de Verdun, registre des décès de 1891, acte (vue 176 sur 205)., confiseurDossier de la base Léonore (cf. Liens externes).. Ce dernier avait créé deux ans plus tôt une fabrique de dragées. Sous le Second Empire, cette entreprise connaît un tel développement qu'elle doit bientôt être transférée sur un site plus grand, aux (1858) et 12 (1864) de la rue MazelLe Panthéon de l'industrie, , juin 1891, ..
Industriel-confiseur depuis 1870, Léon Braquier s'associe en 1878 à Édouard Boivin, héritier d'une maison de confiserie verdunoise fondée en 1783. Les deux jeunes hommes établissent ainsi une nouvelle usine au château du Coulmier, avec un magasin de vente au du quai de la Comédie (puis au de la rue Beaurepaire à partir de 1913)Le Bulletin meusien, 4 septembre 1921, ..
En 1887, Léon Braquier épouse Anna Leroux (1858-1929)Archives départementales de la Meuse, état civil de Verdun, registre des mariages de 1887, acte (vue 15 sur 80)..
Après la mort de Boivin, survenue le , Braquier devient le seul dirigeant de l'entreprise du château du Coulmier.
Parmi les spécialités de la maison, il y a les « obus explosibles », inventés en 1882 par un frère aîné de Léon, François-Émile Braquier, dit Braquier-SimonAnnales de la propriété industrielle, artistique et littéraire , décembre 1883, . (né en 1846)Archives départementales de la Meuse, état civil de Verdun, registre des naissances de 1846, acte (vue 65 sur 530), et registre des mariages de 1868, acte (vue 93 sur 403).. Il s'agit de bombes de table en chocolat contenant des dragées et des gadgets. Braquier réalise aussi des bouquets de dragées, dont certains ont été offerts à des chefs d’État tels que le président Sadi Carnot en 1892La France, 24 juin 1892, ., ou le roi des Belges en 1897, à l'occasion de l'Exposition internationale de BruxellesL'Écho de Paris, 21 juin 1897, .. Ces produits sont régulièrement primés et remportent notamment une médaille d'or à l'Exposition universelle de 1900.
Conseiller municipal de Verdun à partir de 1896, Braquier se lie d'amitié avec son collègue Albert NoëlLe Bulletin meusien, 9 janvier 1937, .. Ce dernier, devenu député de la Meuse en 1908, obtient que son ami soit décoré de la Légion d'honneur en 1913. Cette distinction récompense les nombreux engagements professionnels et civiques de l'industriel, qui a été juge (1894-1898) puis président du tribunal de commerce (1898-1902), membre de la chambre de commerce entre 1900 et 1929Le Bulletin meusien, 25 janvier 1930, ., délégué cantonal, conseiller d'arrondissement à partir de 1901 puis président du conseil d'arrondissement, à la suite de Noël, entre 1908 et 1925. Il a également été nommé officier d'académie en 1904 puis officier de l'Instruction publique en 1909.
Détruite au cours de la bataille de Verdun en 1916, l'usine du Coulmier est reconstruite après la guerre.
En 1921, Braquier prend sa retraite. Veuf et sans enfant, il confie les rênes de son entreprise à Henri Wouters. Il reste cependant administrateur de la nouvelle société anonyme, qui prend pour raison sociale « La Dragée de Verdun (anciens établissements L. Braquier) »Cote de la Bourse et de la banque, 1 septembre 1921, ..
Léon Braquier meurt le Le Bulletin meusien, 2 janvier 1937, .. Il est inhumé quelques jours plus tard au cimetière du Faubourg-Pavé en présence de nombreuses personnalités locales, dont Albert Noël et le député-maire Gaston Thiébaut.
Sous la raison sociale « Société Nouvelle des Établissements Braquier », déclarée en 2000, la maison Braquier et ses ateliers du Coulmier existent toujours en 2020.
Distinctions
Notes et références
Liens externes
Catalogues de la maison Léon Braquier consultables sur le site de la Bibliothèque numérique patrimoniale de la ville de Périgueux : années 1898, 1901 et 1901-1902.
Catégorie:Naissance en novembre 1854 Catégorie:Naissance à Verdun Catégorie:Industriel français du XIXe siècle Catégorie:Chevalier de la Légion d'honneur décoré en 1913 Catégorie:Officier de l'Instruction publique Catégorie:Officier d'Académie Catégorie:Décès en décembre 1936 Catégorie:Décès à Verdun Catégorie:Décès à 82 ans