Fauville-en-Caux est une ancienne commune française du département de la Seine-Maritime, en Normandie.
Elle est devenue commune déléguée de Terres-de-Caux, commune nouvelle créée le et issue de la fusion d'Auzouville-Auberbosc, Bennetot, Bermonville, Ricarville, Fauville-en-Caux, Saint-Pierre-Lavis et Sainte-Marguerite-sur-Fauville. Géographie Fauville se positionne en Pays de Caux à 42 km du Havre, à 48 km de la préfecture Rouen ; Dieppe est à 51 km, Fécamp à 20 km, Cany-Barville et Lillebonne à 16 km, Bolbec et Yvetot à 13 km.
Communes déléguées limitrophes Fauville-en-Caux se trouve au centre de la commune nouvelle Terres-de-Caux et est entourée des six autres communes déléguées. La seule commune directement limitrophe de Fauville est Hattenville.
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous les formes Fovilla entre 1177 et 1189, Fouvilla en 1203 ..
Il s'agit d'une formation toponymique médiévale en -ville au sens ancien de « domaine rural ». le premier élément Fau- représente un nom de personne comme c'est généralement le cas.
Les formes anciennes de tous les de Normandie montrent que la graphie avec au du premier élément Fau- au lieu de o est moderne et sans doute motivée par la prononciation avec [o] fermé, comme dans fauve ou pauvre. En outre, cet élément n'entretient pas de rapport avec le nom du hêtre fau qui se disait fou et foutel en cauchois. Les formations toponymiques en -ville ne sont jamais composées avec un nom d'arbre.
Tous les lieux Fauville sont situés en Normandie dans la zone de diffusion de la toponymie anglo-scandinave. Ils sont tous mentionnés anciennement sous la forme Foville, cependant Fauville (Manche) atteste également de la graphie Fodvilla en 1225 et en 1320.
François de Beaurepaire propose « la ferme de Fótr », anthroponyme scandinave basé sur le nom du « pied » en vieux norrois (cf. anglais foot).
Le pays de Caux est une région naturelle de Normandie appartenant au Bassin parisien.
Histoire La commune est située sur un territoire connu pour ses anciennes carrières souterraines dénommées « marnières ». Fauville-en-Caux n'échappe pas à cette règle et une marnièreArticle sur la marnière de Fauville-en-Caux sur le wiki "geotech" du ministère du développement durable fait l'objet de nombreuses recherches en géophysique notamment, avec le soutien de la municipalité. Des investigations au radar en forage par le Cerema, en sismique réflexion par l'Ineris (entre autres) ont permis de tester ces méthodes sur ce site connu grâce à un relevé topographique souterrain précis.
Motte féodale détruite en 1836. En 1219, le seigneur est Pierre de Hotot, qui donne le patronage de l'église aux religieux hospitaliers de la Madeleine à Rouen (le curé de Fauville sera un « curé-prieur » du prieuré de la Madeleine). Les héritiers contesteront la donation, d'où une trentaine d'années de procès. En 1320 la seigneurie passe aux Estouteville, par alliance. En 1677, la duchesse de Longueville est « seigneur-patronne » quand elle offre un ciboire et un « soleil » ciselé (ostensoir), disparus à la Révolution. En 1716, un violent incendie ravage Fauville et son vieux marché. En 1769, lors d'un tremblement de terre, ce sont les princes de Monaco qui sont seigneurs de Fauville. Le marché de Fauville est très ancien (il remonte au ). En 1806, découverte d'une amphore romaine lors de la construction d'une auberge au carrefour des routes de Fécamp et de Cany. Cassée lors des travaux, cette poterie donnera son nom à l'auberge (disparue) et au carrefour : « Le pot cassé ».
Politique et administration
Liste des maires
Politique de développement durable La commune a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2009Fiche | Agenda 21 de Territoires - Fauville-en-Caux, consultée le 26 octobre 2017.
Démographie
Économie vignette|Foire avec concours d'animaux de boucherie en février 2010.
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments thumb|L'église Notre-Dame. Église Notre-Dame-de-l'Assomption., d'inspiration romano-byzantine (1913-1916 et 1922-1938). Architecte Pierre Chirol. Entreprise Lanfry. Inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques. Remplace une église d'origine , jugée « exiguë, excentrée » et entièrement démolie. À l'intérieur, grande fresque, peinture à la détrempe du peintre Henri Charrier (1922), auteur de toiles marouflées à Saint-Étienne de Fécamp, statues provenant de l'ancienne église, fonts baptismaux du , statues modernes de Camille Debert, maître-autel sculpté par deux prix de Rome (1943), dalle funéraire du chanoine Dubois, initiateur de la construction de l'église, grande rosace de Chirol et Lanfry (1933), vitraux à motifs floraux de la maison Boulanger (Rouen), coupole octogonale sur trompes d'angle (originalité de l'église), arcs à claveaux bicolores, comme à Cordoue. Centenaire de l'ouverture au culte en 2016.
Patrimoine naturel Site classé Saule pleureur situé dans le cimetière, à côté de l'ancienne église .
Personnalités liées à la commune Marius Grout (1903-1946), écrivain.
Héraldique
Voir aussi Bibliographie Françoise Blondel, Si Fauville m'était conté, éditions Bertout Jean-Jacques Thiercelin, Notice sur l'église, disponible au secrétariat paroissial.
Articles connexes Liste des communes de la Seine-Maritime
Liens externes
Page spécifique du site de la communauté de communes
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Ancienne commune dans la Seine-Maritime Catégorie:Commune déléguée dans la Seine-Maritime Catégorie:Toponyme évoquant le pays de Caux Catégorie:Villes et villages fleuris en Seine-Maritime