Jean-Louis Picoche, né le dans le Archives en ligne de Paris, arrondissement, tables décennales des naissances 1923-1932, cote V11E 443, vue 5/21 et mort le à Saint-Brevin-les-Pins, est un et écrivain français.

Professeur émérite de l'université du Mans, il a publié de nombreux travaux universitaires remarqués sur le romantisme espagnol, mais aussi plusieurs œuvres littéraires : romans, nouvelles, poèmes, pièces de théâtre, œuvres hagiographiques...

Il est catholique, de tendance traditionaliste.

Biographie

Né de parents instituteurs et destiné par tradition familiale à embrasser à son tour, comme sa sœur aînéeIl est le frère de la linguiste française Jacqueline Picoche, la profession d’enseignant, Jean-Louis Picoche, à l’issue de ses études secondaires au Lycée Voltaire à Paris, choisit de s’orienter vers des études supérieures d’espagnolRevue mensuelle Lecture et Tradition, Nouvelle série, Bulletin littéraire contrerévolutionnaire, n° 5, septembre 2011, éd. Chiré - Diffusion de la Pensée Française (Chiré-en-Montreuil), pages 1 à 17.

Après une année d’hypokhâgne au Lycée Pasteur à Neuilly, il entre à l’Institut d’Etudes Hispaniques de ParisL’Institut d’Études Hispaniques (IEH), situé 31 rue Gay-Lussac à Paris, a été créé en mars 1917 au sein de l’Université de Paris... devenue Université Paris-Sorbonne en 1971, puis Sorbonne Université en 2018. qui le conduit rapidement vers l'agrégation d'espagnol en 1954.

Il intègre alors l'Éducation nationale et enseigne successivement en lycée à Angers, puis à Enghien-les-Bains et au lycée Charlemagne à Paris, avant d'être nommé maître assistant dans l’enseignement supérieur à Dijon, où il passera six ans, tout en préparant ses deux thèses de doctorat qu’il soutiendra avec succès devant l’Université de Paris IV en 1970 et 1972.

Devenu professeur d’Université, il exercera durant six ans à Dijon, un an à Paris, dix-sept ans à Lille et six ans au Mans, avant de prendre sa retraite à l’âge de 60 ans, en 1991.

Travaux

vignette|redresse=0.7|alt=Portrait de Gil y Carrasco|left|Enrique Gil y Carrasco. Jean-Louis Picoche consacre ses deux thèses de doctorat au romantisme espagnol : une étude sur le monde du théâtre à Madrid entre 1833 et 1850, centrée sur l'œuvre de Juan Eugenio Hartzenbusch : Los Amantes de TeruelThèse qu’il déclinera en 1980 en un ouvrage éponyme en langue espagnole ; et une importante étude de l’œuvre du romantique espagnol : , dont il publiera en 1978 une version condensée, en langue espagnole, intitulée : Un Romántico : Enrique Gil y Carrasco (1815-1846)La thèse consacrée à Enrique Gil y Carrasco a été numérisée et peut être librement téléchargée in extenso, au format pdf (deux volumes), sur le site web.archive.org : ; ; Voir l’article du média espagnol BierzoTV du 28 novembre 2014, intitulé : Compte rendu de Chantal Colonge, dans Caravelle, Cahiers du monde hispanique et luso-brésilien, 1979, n° 33, pages 244-252. .

Ses œuvres universitaires comportent ensuite de nombreuses publications savantes (Cf. infra) : ouvrages, articles, comptes rendus, faisant de lui un auteur de référence dans le domaine du romantisme espagnol.

Parallèlement, il construit une œuvre littéraire caractéristique, prenant source dans ses connaissances universitaires et sa foi chrétienne en s’appuyant sur trois piliers : l’Espagne, l’histoire, la religion.

Ainsi, par exemple, dans La vie est un bal masqué, roman sous-titré : une chouannerie espagnole, traitant du carlisme au XIXe siècle, Jean-Louis Picoche suggère un parallèle avec la chouannerie et la guerre de Vendée ;

Dans le roman Au-delà de Canicosa (écrit en collaboration avec Marie Chevallier), il évoque les relations entre chrétiens et musulmans dans l’Espagne du Xe siècle ;

Dans L’histoire d’un peintre et d’une infante (Roman Prix Saint-Exupéry 1992 - écrit également en collaboration avec Marie Chevallier) évoquant le destin d’un enfant abandonné devenu l’élève du peintre Velasquez, il conduit le lecteur à la cour d’Espagne à la fin du , dans le palais de Philippe V, et partage son savoir sur l’histoire, l’art et la civilisation espagnole de l’époque.

En , il est invité à Villafranca del Bierzo (province de León) à un colloque sur Enrique Gil y Carrasco, mort à Berlin en mission diplomatique, dont les restes retrouvés grâce à ses recherches viennent d’être rapatriés dans sa ville natalePlusieurs sources relatent les circonstances de la découverte des restes de Gil Y Carrasco à Berlin et de leur rapatriement à Villafranca del Bierzo, sa ville natale : Jean-Louis Picoche, Enrique Gil est rentré au pays, dans Bulletin Hispanique, tome LXXXIX (1-4), 1987, pages 327-329. ;

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En 2015, à l'occasion du bicentenaire de la naissance d’Enrique Gil y Carrasco, un congrès international réunit au Bierzo (région d’origine du poète, dans la province de León), et pour la première fois, une trentaine de spécialistes de renom, issus de plusieurs universités européennes et américaines, sous la présidence d'honneur de Jean-Louis Picoche. S’il ne peut y assister physiquement (il est alors âgé de 84 ans), il reçoit à cette occasion l’hommage de ses pairs et des autorités espagnoles de la régionCompte rendu de Valentin Carrera (texte et vidéo) .

Jean-Louis Picoche produira encore, en 2019, et bénévolement, la première traduction française du roman emblématique de Enrique Gil y Carrasco : Le seigneur de BembibreCette première traduction française du roman espagnol El Señor de Bembibre (écrit en 1844), réalisée par Jean-Louis Picoche, est disponible gratuitement au format e-pub sur le site de l’éditeur : Deux articles de la presse espagnole :

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Publications

Thèses de doctorat

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Livres critiques et éditions de classiques

Cet ouvrage est un condensé de la thèse de doctorat présentée par l’auteur le 11 mars 1972 devant l’Université de Paris IV sous le titre : Un romantique espagnol: Enrique Gil y Carrasco (1815-1846). Compte rendu de Jean Lemartinel, Université de Paris X, dans Aspects du XIXe siècle ibérique et Ibéro-Américain, Actes du XIIe Congrès de la société des hispanistes français de l’enseignement supérieur (Lille 1976), Volume n° 1 de la nouvelle série des Publications de l’Université de Lille III : « Colloques, tables rondes et congrès », Université de Lille III, pages 9-16, , Compte rendu de Albert Belot dans Cahiers du Monde Hispanique et Luso-Brésilien (publiés avec le concours du CNRS), n° 34, 1980, Université de Toulouse-Le Mirail, pages 289-290, Compte rendu de Chantal Colonge, dans Bulletin Hispanique, tome LXXXII, n° 3-4, 1980, pages 536-537, . . Compte-rendu de Jean Lamartinel, dans Caravelle, Cahiers du Monde Hispanique et Luso-Brésilien (publiés avec le concours du CNRS), n° 36, 1981, Université de Toulouse-Le Mirail, pages 212-214 . Compte rendu (en) de Margaret A. Rees (Trinity and All Saints’ College, Leeds), dans Bulletin of Hispanic Studies (Liverpool), Vol. 65, N° 2 (Apr 1, 1988), page 189. . . Compte rendu (es) de José Luis Varela, University of Texas, Austin, dans Hispanic Review ( University of Pennsylvania Press), Vol. 63, No. 1 (Winter, 1995), pp. 105-107. . . .

Romans et nouvelles

Prix Saint-Exupéry Valeurs Jeunesse 1992 (6e édition), catégorie « roman » : Note de lecture de B. Journeau, dans Les langues modernes, Association des professeurs de langues vivantes de l’enseignement public, 1993, volumes 87 à 88, . . . . Compte rendu radiophonique du livre Cristéros par Valérie d’Aubigny, critique littéraire, sur Radio Courtoisie, le 6 juin 2014 à midi (de la minute 26:00 à la minute 30:47 de l’enregistrement), dans l'émission de Gabrielle Cluzel : .

Poésie

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Traductions

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Théâtre

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Vies de Saints

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Spectacle littéraire

Les contes de l’Alhambra (Tales of the Alhambra), de Washington Irving (1783-1859) : Sélection et adaptation de Jean-Louis Picoche, lu par Claude Piéplu au Théâtre Molière (Paris), le , dans le cadre du festival d’art sacré de la ville de Paris.

Articles

El sombrero de tres picos et La capa de grana : Origine de deux personnages et de deux accessoires de la nouvelle d’Alarcón, dans Mélanges à la mémoire de Jean Sarrailh, Paris, 1966, Centre de recherches de l'Institut d'études hispaniques, Tome II, pages 253-260. Les manuscrits d’Hartzenbusch à la Bibliothèque Nationale de Madrid, Bulletin Hispanique, tome LXX (Nos 3-4), Juillet-Décembre 1968, pages 525-529, . Los Amantes de Teruel avant et après, dans Recherches sur le mode hispanique au XIXe siècle, Lille P.U.L. et Paris Editions Universitaires, 1973, pages 97-126. . Le joueur dans le théâtre de Zorrilla (Vers une définition d’un romantisme espagnol), dans Mélanges offerts à Charles Vincent Aubrun, ed. Haim Vidal Septoma, tome II, Paris, Editions Hispaniques, 1975, pages 167-183. Pour une lecture de Las hojas secas de Zorrilla, dans Cahiers de poétique et de poésie ibérique et latino-américaine, n° 1, , Université Paris X, Nanterre, pages 54-62. Un manuscrit espagnol inédit du XIXe siècle : Poesías de Clabuo (Madrid, 1829), découvert, édité et commenté par Jean-Louis Picoche dans Cahiers de poétique et de poésie ibérique et latino-américaine, n° 3, , Université Paris X, Nanterre, pages 41-108. Existe-t-il un drame romantique espagnol ? dans Romantisme, réalisme, naturalisme en Espagne et en Amérique latine, Lille, PUL, Centre d’Etudes ibériques et ibéro-américaines du XIXe siècle, 1978, pages 47 à 55. . Traitement de l’histoire dans le théâtre de Zorrilla. Un exemple : El Zapatero y el Rey, dans Société des Hispanistes Français de l’Enseignement Supérieur, Actes du XIVe congrès (Nice 1978). Les genres littéraires et leur rapport avec l’histoire. Université de Nice, 1978, pages 131-138. Sources, lagunes et lacs mystérieux dans la littérature espagnole romantique et post-romantique, dans Mélanges à la mémoire d’André Joucla-Ruau, Université de Provence, 1978, tome II, pages 1029-1042. . Une réflexion sur « El remedio en la desdicha » de Lope de Vega, Bulletin Hispanique, tome LXXXII, N° 3-4, juillet-, pages 421-424. . Une petite curiosité littéraire et musicale : « La canción de Atalá », recueillie par le marquis de Custine, dans Bulletin Hispanique, tome LXXXII, Nos 3-4, juillet-Décembre 1980, pages 425-433. . Le romancier historique et son public dans la première moitié du XIXe siècle, dans Culture et société en Espagne et en Amérique latine au XIXe siècle, Lille PUL, 1980, pages 41-48. . ¿Existe el Romanticismo español?, dans Iris : revue de l’Irec (Institut de recherche culturelle), n° 2, Université Paul Valéry, Montpellier III, 1981, pages 113-161Egalement publié dans : El romanticismo, edición de David T. Gies El escritor y la crítica, Taurus, Madrid, 1989, p. 269-303. (es) Apuntes sobre el primer drama de Zorrilla : « Vivir loco y morir más » , dans Castilla, Ediciones Universidad de Valladolid, Tomo V, 1983, pages 57-62. . Don Juan et Faust dans la littérature espagnole du XIXe siècle, dans Les langues néo-latines, n° 255 (4e trimestre 1985), pages 95-99. Les décors du drame romantique espagnol, dans L’homme et l’espace dans la littérature, les arts et l’histoire en Espagne et en Amérique latine au XIXe siècle, Lille PUL, 1985, pages 95-109, . . José Zorrilla, 1817-1893, dans Le club français de la médaille, n° 93, deuxième semestre 1986, pages 21-34. Comique et burlesque dans le « Costumbrismo » espagnol du XIXe siècle : un exemple : Los españoles pintados por sí mismos (1843-1844), dans Burlesque et formes parodiques dans la littérature et les arts : Actes du colloque de l’Université du Maine, Le Mans, du 4 au , Paris, Seattle, Tuebingen, Papers on French Seventeenth Century Literature, 1987, Biblio 17, n° 33, pages 599-605. Le mythe de Don Juan Tenorio dans l’œuvre de Zorrilla, dans les mythes et leur expression au XIXe siècle dans le monde hispanique et ibéro-américain, Lille PUL, Coll. UL3, 1988, pages 47-56. .