Le Concerto pour piano en ut majeur, KV 467, est un concerto pour piano du compositeur classique Wolfgang Amadeus Mozart. Il fut composé le à Vienne, peu de temps après le Concerto pour piano en ré mineur, KV 466.

Histoire Alors que le précédent concerto pour piano de Mozart était plus vif et passionné, celui en ut majeur est empreint de calme et de majesté. Ce ne fut pas la seule fois que Mozart écrivit d'affilée deux œuvres au caractère très différent l'une de l'autre. Il y eut également les Quintettes à cordes KV 515 et 516 ainsi que les symphonies (KV 550) et (KV 551).

La création eut lieu le . L'annonce suivante parut lors de l'événement :

Instrumentation +Orchestration du concerto pour piano No. 21SolistePianoCordesViolons I, Violons II, Altos, VioloncellesBoisFlûte, 2 Hautbois, 2 BassonsCuivres2 Cors en do, 2 trompettes en do, timbales en do, sol

Analyse Comme les concertos de forme classique, le Concerto pour piano en ut majeur est de forme sonate. Il comporte trois mouvements : deux mouvements rapides entourant un mouvement lent.

1. Allegro maestoso Allegro maestosoCette indication de tempo ne figure pas sur la partition autographe, mais est présente dans le catalogue de ses œuvres., en ut majeur, à , 417 mesures.

Le premier mouvement s'ouvre de manière tranquille par une marche joyeuse jouée par les cordes graves à laquelle répondent ensuite les cordes aiguës et les bois. Cette entrée est suivie d'un éclat joyeux qui précède l'apparition d'un thème secondaire venant s'entrelacer avec le thème principal. Le piano entre calmement avec une partie en arpèges aboutissant à une courte cadence qui se termine par un trille introduisant la reprise du thème principal par tout l'orchestre. Le piano développe alors le thème de manière plus élaborée, puis passe à un autre thème en sol majeur, ce dernier étant précédé d'un passage qui annonce le thème principal de la Symphonie en sol mineurC.M Girdlestone. Mozart's piano concertos, p. 332-347. Cassell, Londres, 1997. . Le thème principal réapparaît joué en sol majeur, et se poursuit sur une suite d'arpèges jouées par le soliste en même temps que les bois exécutent un thème plus mélancolique. Cette partie ramène à l'ouverture tranquille et à la réexposition du thème en sol dans la tonalité principale. Un tutti conduit enfin à une cadence avant que l'orchestre achève le mouvement avec la section finale de l'ouverture, légèrement modifiée pour se terminer sur une note calme et détachée.

2. Andante vignette|left|Début du second mouvement, page autographe. Andante, en fa majeur, à , 104 mesures.

Non seulement cet Andante est le mouvement le plus connu de ce Concerto, mais il est également l'une des mélodies les plus connues de toute la production de Mozart. Ce mouvement aux ondoiements angéliques recèle une angoisse perceptible à même les quelque vingt modulations qui apparaissent à tour de rôle en quelque cent mesures. Olivier Messiaen dit de cet Andante qu'il est l'.

Cet Andante fait partie de la trame sonore du film Elvira Madigan du réalisateur Bo Widerberg.

3. Allegro vivace assai Allegro vivace assai, en ut majeur, à , section répétée 2 fois : mesures 1 à 8, 446 mesures

Selon certains auteursC.M. Gilderstone, Mozart et ses concertos pour piano, Desclée de Brouwer, 1953, ., ce finale n'aurait pas le niveau artistique des deux mouvements précédents. Il s'agit d'un rondo sonate, structure fréquente dans les œuvres de « maturité » de Mozart, adoptée par Beethoven puis BrahmsC. Rostand, Notice de la partition du concerto pour piano K1 467, Heugel 257, 1965.. Le thème du refrain est exposé par les violons et scandé par un motif des bois et des cuivres. Dans le premier couplet figurent deux thèmes nouveaux, dont le second possède un grand charme mélodique. Le second couplet consiste en un très beau développement construit essentiellement sur le thème du refrain. Le troisième couplet est semblable au premier et s'enchaîne à une coda pleine de feu basée sur le thème initial. Une puissante gamme d'ut majeur parcourt trois octaves au piano et met un point final au concerto. Ce mouvement est remarquable par son énergie et par son orchestration dans laquelle les vents (bois et cuivres) sont indépendants et dialoguent constamment avec le piano ou l'orchestre.

Discographie Par l'Academy of Saint Martin in the Fields, Alfred Brendel (piano) et Neville Marriner (direction), 1985.

Au cinéma

A la télévision

De 1979 à 1988 : générique de l'émission Mes mains ont la parole, animée par Marie-Thérèse L'Huillier sur Antenne 2 ; En 1984 : une version raccourcie et au synthétiseur du 1er mouvement sert de générique à la série Les Petits Génies sur Antenne 2.

Notes et références

Voir aussi Bibliographie coll. Au cœur du classique, Vol. 26 Les Grands compositeurs et leur musique/, Paris, éd. Marshall Cavendish, 1994, .

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Articles connexes Liste d'œuvres de musique classique utilisées dans la culture populaire

Liens externes

Partition, discographie et 3 enregistrements et appareil critique dans la Neue Mozart-Ausgabe Autographe du Concerto pour piano à la Pierpont Morgan Library (Cote : 115396)

*21 Catégorie:Œuvre en do majeur Catégorie:Œuvre musicale composée en 1785