Le de volontaires de Popincourt, était une unité militaire de l’armée française créée sous la Révolution française. Il fut également appelé plus simplement bataillon de Popincourt.
Création et différentes dénominations Le de Popincourt, est formé à Château-Thierry le Charles Louis Chassin : Les volontaires nationaux pendant la Révolution volume III page 73 et suivantes à 8 compagnies, avec : 4 compagnies de la section de Popincourt 1 compagnie de la section de la Fidélité 1 compagnie de la section de Beaurepaire 1 compagnie de volontaires du district de Bourg de l'Égalité 1 compagnie de canonniers de la section de Popincourt,
Commandants Joseph Deckeur Jean Nicolas Lecoq
Historique des garnisons, combats et batailles
1792 Le de Popincourt, formé provisoirement le , se mit en route le lendemain et fut définitivement constitué à Château-Thierry le . .
Après sa constitution le de Popincourt, fort de , fut envoyé former le camp de L'Épine, près de Châlons-en-Champagne, avec le de Seine-et-Marne, le du Gard et le de la Seine-Inférieure, sous les ordres du maréchal de camp Saint-Jean Pointis. Il y était encore le .
Beurnonville avait été appelé à remplacer Kellermann au commandement de l'armée de la Moselle. Custine devenu général en chef des deux armées combinées du Rhin et de la Moselle décida que les troupes de Beurnonville établiraient une communication entre elles et les avant-postes de Custine à Kreutznach, et marcheraient ensuite sur Trèves et de là sur Trarbach, où s'effectuerait la jonction des deux armées.Les troupes de l'armée de la Moselle n'étaient pas en état de faire campagne car elles manquaient de chevaux d'artillerie, de chaussures, de vêtements et d'effets d'équipement; ce qu'on lui envoyait de Paris était défectueux ou de tailles qui ne pouvaient servir; les chevaux d'artillerie furent arrêtés en route et dirigés sur un autre point. Beurnonville, qui, de plus, prévoyait un échec, présentait des objections et hésitait à mettre son armée en marche. Mais de Paris comme de Mayence, quartier général de Custine, on lui prescrivit de marcher, et il rassembla ses troupes répandues, dans des cantonnements, de Saint-Dizier jusqu'aux bords de la Sarre.
Le fit partie de la , sous le commandement du général Ligniville.
L'armée de la Moselle arriva le à Ruwer, à deux lieues de Trèves, après avoir refoulé devant elle les avant-postes autrichiens. Le , une vive canonnade fut engagée contre la Montagne Verte, mais la position étant jugée imprenable, le général en chef changea d'objectif et décida de s'emparer de Pellingen, dont la possession lui permettrait d'occuper aisément Consarbruck et la Chartreuse, et rendrait Trêves indivis entre les deux armées opposées. Le temps était épouvantable : « Il tombe en ce moment beaucoup de neige. Il y a eu quelquefois 6 à 8 pieds. » Néanmoins, Pellingen fut attaqué le ; mais, l'armée autrichienne ayant déployé des forces imposantes, la retraite fut décidée. Le général Beurnonville cita avec éloges dans son rapport le de Popincourt :
Bataille de Pellingen .
Nouveau combat, le , à Merzig, où la colonne à laquelle appartenait le bataillon avait échoué, et le général Beurnonville écrivait au Ministre de la Guerre le : Combat de Merzig .
Ses renseignements recueillis, Beurnonville adressa le nouveau rapport ci-après, qui dégage le de Popincourt, dont les pertes furent causées par l'abandon des troupes qui avaient mission de combattre avec lui.
.
Rapport et décret Cette lettre fut communiquée à la Convention nationale dans sa séance du et renvoyée au Comité de la Guerre Le , le rapporteur, Sallengros, proposait au nom de ce Comité un projet de décret, qui l'ut adopté à l'unanimité sans discussion. On ajouta seulement l'article 3 à la demande d'un membre de la Convention. .
La retraite de l'armée de la Moselle commença le .
1793 Le , le de Popincourt occupait Vitry-sur-Orne, près de Thionville et y demeura tout le mois
Le , on le trouve à Briey. Dans le courant d'avril, le bataillon fut complété au moyen de recrues de la levée des des districts de Sarrebourg (Meurthe) et de Rozay-en-Brie (Seine-et-Marne) et au mois de juin, il reçut des recrues du district de Limoges (Haute-Vienne).
Le Comité de Salut public ayant décidé que l'armée de la Moselle fournirait un contingent à l'armée du Nord, les Représentants du Peuple réunis à Bitche arrêtèrent, le , qu'il serait prélevé sur la garnison de Longwy, sur celle de Metz et sur les troupes de Thionville, et que la réunion aurait lieu, le , à Fontoy pour marcher en corps d'armée sur Mézières, où le général Houchard adresserait des instructions pour la destination ultérieure à donner à ces . Le bataillon de Popincourt fit partie du corps de troupes qui suivit cette destination. Au son dépôt était à Metz et composé de 2 officiers et 84 hommes.
Il prit part ainsi à la malheureuse affaire du à Haspres, sous Cambrai où de grand matin, l'artillerie autrichienne positionnée à Iwuy bombarde les troupes françaises, puis, la cavalerie autrichienne partie des hauteurs d'Haspres et d'Avesnes se précipite sur les Français et les taille en pièces. Les fuyards durent se diriger vers Bouchain et, à la faveur de la nuit, se glissèrent dans les fossés de la Sensée pour rejoindre CambraiHaspres, théâtre des guerres de la Révolution. Dans cet engagement 18 des officiers du bataillon, furent tués ou faits prisonniers de guerre. En octobre il participe à l'enlèvement de vive force de Furnes et à la prise de NieuportDictionnaire historique des batailles, sièges, et combats de terre et de mer page 211.
Attaque de Furnes et siège de Nieuport Rapport historique de la dernière attaque de Furnes et du siège de Nieuport et détails particuliers des mouvements de la colonne commandée par le général de brigade Gougelot, fait par le citoyen F. Durutte, adjudant général, par ordre du général de division Souham, à Hondschoote, le 16 frimaire, l'an II de la République française, une et indivisible (). Bataille de Furnes . Siège de Nieuport
La campagne ayant pris fin, on trouve le de Popincourt cantonné à La Chapelle Saint-Eloy au , à Schenkenschentz au 19 du même mois, et à Steenwerck le ; il y passa le reste de l'hiver.
1794 Les opérations actives reprirent leur cours au mois d'avril.
Le bataillon combattit à Tourcoing le , à Tournai le , et, le , placé sous les ordres du général Osten, il quitta Tournai qu'il occupait, pour venir coopérer à la reprise de Valenciennes sur les Coalisés. Il cantonna d'abord à Helesmes, et pendant le siège, qui dura du 18 au , il occupa Raismes.
Après la reprise des places de Landrecies, Le Quesnoy, Valenciennes et Condé, les troupes qui y avaient coopéré rejoignirent le gros de l'armée et participèrent aux opérations en Hollande. Le de Popincourt se trouva ainsi à la prise de Venloo (), au siège de Nimègue ( -), de Bois-le-Duc, de Grave, qui capitula le .
1795 Le le bataillon est au blocus de Gorcum, qui se rendit le .
La campagne se trouva terminée par l'entrée du général en chef à Amsterdam. Le bataillon de Popincourt prit donc ses cantonnements, et le , à Schoonhoven, en Hollande, il était réuni par les soins du général Osten, avec le du d'infanterie (ci-devant Bouillon) le des Fédérés Nationaux pour constituer la de première formation, employée à la de l'armée du Nord.
Le dépôt du bataillon, placé d'abord à Briey, fut transféré à Metz en . Il passa à Sézanne, le , à Épernay, le de la même année, à Mouroux, près Coulommiers, le 1er juillet suivant. En 1795, il était à Lille.
Personnalités ayant servi au de volontaires Popincourt Joseph Deckeur Originaire, de Montdidier dans le département de la Somme Joseph Deckeur est né vers 1747. En 1767 il est soldat au régiment de Lorraine, puis en raison de ses états de services il passe en 1775 aux Gardes françaises.
Licencié le par ordonnance royale, comme l'ensemble du régiment après la participation du régiment à la journée du 14 juillet 1789, il passe, comme l'ensemble du régiment, dans la Garde parisienne soldée en tant que sergent-major dans le bataillon de Popincourt. Élu par acclamation capitaine d'une compagnie de volontaires de la section de Popincourt, le son élection est annulée le lendemain : . Le il est commissaire des guerres, employé à l'armée des Ardennes. Le il est suspendu de ses fonctions, par les Représentants Gillet et Guyton. En 1797 il était commandant de la garde nationale du canton d'Albestroff dans le département de la Meurthe.
Jean Nicolas Lecoq Originaire, de Vermenton dans le département de l'Yonne Jean Nicolas Lecoq est né le Acte de naissance de Jean Nicolas Lecoq page 215/314, acte page de droite.
Ancien soldat au régiment de Boulonnais, il rejoint la Garde parisienne soldée dans le bataillon de Popincourt de 1784-1791. Le il est nommé par acclamation lieutenant au de Popincourt. Après l'annulation de cette élection, il est élu avec 45 voix capitaine du bataillon le suivant.
En lors de la première réorganisation, il passe à la 176e demi-brigade de première formation, puis lors du deuxième amalgame à la de deuxième formation.
En 1814, il est placé dans les Vétérans, et mis à la retraite en 1815.
Articles connexes Bataille de Furnes
Bibliographie Camille Rousset : les volontaires (1791-1994) Eugène Déprez : Les volontaires nationaux Victor Louis Jean-François Belhomme : Histoire de l’infanterie en France G Dumont : Les bataillons de volontaires nationaux Charles Louis Chassin : Les volontaires nationaux pendant la Révolution volume III page 73 et suivantes
Notes et références Les ouvrages cités en Bibliographie
Catégorie:Unité d'infanterie française dissoute Catégorie:Unité militaire française des guerres de la Révolution française Catégorie:Unité de volontaires de la Révolution Volontaires Catégorie:Fondation en 1792