Maromme est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie. Géographie Localisation La commune fait partie de la Métropole Rouen Normandie. Elle fait partie de la banlieue nord de Rouen.
Maromme possède également un lieu-dit sur les hauteurs de la vallée : La Maine.
Communes limitrophes
Géologie et relief La superficie de la commune est de ; son altitude varie de Répertoire géographique des communes, publié par l'Institut national de l'information géographique et forestière, ..
Maromme possède un domaine forestier vaste de plus de , soit près d'un tiers de la superficie de la commune.
Grâce à la gestion de son parc forestier, (dont elle est propriétaire sur plus de ) et de la présence de 7 arbres remarquables sur sa commune (trois séquoias, un noyer, un platane, un cèdre bleu et un hêtre pourpre), Maromme devient la première ville de Normandie à recevoir le prix national de l'arbre...
Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Cailly..
Le Cailly, d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Cailly et se jette dans la Seine à Rouen, après avoir traversé .. Les caractéristiques hydrologiques de le Cailly sont données par la station hydrologique située sur la commune de Notre-Dame-de-Bondeville. Le débit moyen mensuel est de Les moyennes interannuelles (écoulements mensuels) ont été calculées le 29/07/2024 à 02:05 TU à partir des 637 QmM (débits moyens mensuels) les plus valides du 01/05/1963 au 01/06/2024.. Le débit moyen journalier maximum est de , atteint lors de la crue du . Le débit instantané maximal est quant à lui de , atteint le .
vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de MarommeLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.. Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouen à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... .
Urbanisme Typologie Au , Maromme est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de RouenUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Rouen comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen, dont elle est une commune du pôle principalLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (57,4 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (57,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (46,1 %), forêts (42,5 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (11,3 %), terres arables (0,1 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Morphologie urbaine Il existe plusieurs quartiers : les Belges ; la Côte de Velours ; le Val aux Dames ; la Clérette ; les Grosses Pierres ; la Maine ; la Commune ; le Moulin à Poudre ; le Centre-Ville ; Binche ; Clair-Joie.
Logement En 2012, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 1999LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie..
Parmi ces logements, 94,9 % étaient des résidences principales, 0,3 % des résidences secondaires et 4,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 30,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 69,5 % des appartementsLOG T2 - Catégories et types de logements..
La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 35,0 %, en diminution par rapport à 2007 (36,3 %). La part de logements HLM loués vides (logements sociaux) était de 48,3 %LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation..
Projets d'aménagements
Voies de communication et transports Six lignes de bus du réseau Astuce sillonnent les rues de Maromme : le T2 relie la Mairie Victor-Schœlcher à Notre-Dame-de-Bondeville à Tamarelle à Bihorel ; le 10 relie Lycée Flaubert à Rouen à La Maine à Maromme ; le F4 relie Hameau de Frévaux à Malaunay à Mont-Riboudet Kindarena à Rouen ; le 26 relie la Gare routière à Rouen à La Maine à Maromme puis vers différentes directions (exploitée par la VTNI) ; le 529 relie la Gare routière à Rouen à Route de Montville à Malaunay puis vers différentes directions (exploitée par la VTNI) ; le 35 relie Sente d'Houdeville à Canteleu à École Moulin à Notre-Dame-de-Bondeville La gare de Maromme sur la ligne de Paris-Saint-Lazare au Havre est située sur les communes de Notre-Dame-de-Bondeville et de Déville-lès-Rouen.
Toponymie Le nom de la localité est attesté sous la forme Matrona en 1028 - 1034., Marrona vers 1135, Marrone en 1156-1162, Marrona en 1154-1175, Maronam vers 1175, Marrona en 1180, Marrone en 1198, Marrona en 1210, Marronne en 1234, Marronam en 1235, Marrona en 1271, Maroma en 1271, Marroma au Beaurepaire (Charles de), Laporte (dom Jean), Dictionnaire topographique du département de la Seine-Maritime, Paris, 1982-1984, .
Matrona (celtique *Mātronā) est basé sur le thème celtique *mātr « mère », dérivé en -onā, d'où la signification de « grande mère » la Marne et le moyen gallois Modron, nom d'une déessePierre-Yves Lambert, La langue gauloise, Éditions Errance, 1994, et 197.. Malgré les apparences, le terme n'est pas issu du latin matrona, qui est cependant un proche parent du mot celtique.
Homonymie avec les noms de la Marne, Marronne à Bazenville, Mayronnes, Meyronne, etc..
Remarque : alors qu'ailleurs, le [n] s'est conservé, on observe pour Maromme, un passage de [n] à [m] à la fin du . Il a pu se produire spontanément ou alors être motivé par la finale des noms d'îles et de villages au bord de l'eau du type le Hom ou -(h)omme. Cet appellatif toponymique est issu de l'ancien scandinave holmr « îlot, terre entourée d'eau, prairie inondée » devenu Houlme ( le Houlme), Hom ou -(h)omme dans Engohomme au (à Martot, ancien nom d'une île entre Seine et Eure) ; île Meuromme (Seine-Maritime, Freneuse, ) aussi le toponyme anglais Marholm. En revanche, c'est l'inverse qui s'est produit pour Petit- et Grand-Couronne (Seine-Maritime, Corhulma en 1032 - 1035).
Histoire
Une vallée favorable au développement vignette|Carte de Cassini du . L'occupation de la vallée du Cailly est ancienne ; des terres fertiles, la présence d'une rivière aux eaux vives et d'un couvert forestier à proximité s'avérant des conditions favorables à l'implantation des hommes. La découverte de pierres taillées laisse suggérer la présence d'une communauté de chasseurs-cueilleurs dès l'époque moustérienne, voici quelque 30 à 40 000 ans.
L'endroit a certainement été utilisé par les Celtes (Gaulois) comme lieu de culte, d'où son nom de Matrona « déesse mère », particulièrement vénérée au bord des rivières, dans ce cas le Cailly, rivière qui coule sur ce territoire. Également, il est état d'une occupation romaine dans la vallée du Cailly, grâce à un axe gallo-romain reliant Rouen et Cailly.. En revanche, peu de vestiges de la période romaine ont été mis au jour,
Le village de Marrona ou Matrona appartenait à l’abbaye de Fécamp à partir de 1034.
Maromme aurait accueilli une léproserie en 1257 mais il n’en reste aucune trace actuellement.. Il est peut-être état de confusion avec celle de Saint-Gervais, fondée par les abbés de Fécamp. En réalité, il ne s'agirait que d'un lieu accueillant les malades de Saint-Gervais.. De même, une chapelle dédiée à saint Sulpice, datant du , se trouvait sur la commune et donnait lieu à un pèlerinage. Elle était encore mentionnée au sur les cartes de Cassini.
L'église Saint-Martin, encore présente actuellement, fut édifiée au . Étant devenue trop exiguë et dangereuse (l’une des cloches tomba en 1836), elle fut reconstruite de 1852 à 1869 dans le style néogothique du par le conseil de la fabrique sous la direction de Jacques-Eugène Barthélémy, architecte diocésain..
Appartenant à l'Hôtel-Dieu de la Madeleine de Rouen à l'époque, le fief de Maromme fait l'objet d'une acquisition le par Jean-Claude Trugard, lieutenant général de police de Rouen et laïc. La commune est constituée en seigneurie et Jean-Claude Trugard devient alors le premier seigneur de Maromme. Les papiers de la seigneurie se trouvent aujourd’hui conservés aux archives départementales sous la cote et regroupent des documents s'échelonnant entre le et le ..
Vocation industrielle et prépondérance à l'industrie textile vignette|Carrefour de la demi-lune au début du .