vignette|upright=1.4|Masque facial en tissu.
Un masque en tissu, masque grand public, masque barrière hygiénique, ou pour l'OMS masque non médical, est un masque filtrant porté sur la bouche et le nez, confectionné avec du textile, généralement des tissus en coton. Il est lavable et réutilisable. Ce masque est utilisé par le grand public dans un but de protection hygiénique, sanitaire, du porteur et de son entourage, en complément des gestes barrières, contre la transmission de maladies infectieuses ou la pollution atmosphérique particulaire. La protection apportée par leur efficacité de filtration est parfois règlementée : elle est donc très variable.
Juridiquement, le plus souvent, ce n'est ni un équipement médical, ni un appareil respiratoire filtrant : il ne peut donc être certifié comme tel. Toutefois, avec une règlementation nationale appropriée, il peut parfois être considéré comme un équipement de protection individuelle..
Les masques hygiéniques peuvent être réutilisables ou non réutilisablesau sens des spécifications de la norme espagnole UNE.
Les deuxhttps://www.douane.gouv.fr/sites/default/files/uploads/files/Covid-19/Equivalence-des-normes-080420.pdf autres types de masques aux propriétés différentes mais également utilisés lors de la pandémie de Covid-19 sont les maques médicaux dits chirurgicaux et les équipements de protection individuelle sous catégorisés en masques de protection dits FFP, médicaux Dans l'UE et dans d'autres pays, les masques médicaux et les EPI répondent à des normes différentes: PaysEPImasque médicalUErèglement (UE) 2016/425, NF EN 149 : 2001+A1:2009directive 93/42/CEE, normes DM 14683 : 2005, EN 14683:2019ChineNorme chinoise GB2626-2006YY 0469-2011 YY/T 0969-2013États-UnisNIOSH 42 CFR 84ASTM F2100-19BrésilABNT/NBR 13698:2011CoréeKMOEL -2017-64JaponJapan JMHLW-Notification 214, 2018MexiqueNOM-116-2009Nouvelle-Zélande et AsustralieAS/NZS1716:2012 (FFP2 et FFP3) et non médicaux (anti-poussières : FFP1).
Selon l'OMS, en cas de pénurie de masques non médicaux, un bouclier facial (visière transparente) pourrait constituer une alternative, même si sa protection sanitaire est nettement inférieure à celle d'un masque répondant à des spécifications techniques.
Description Le masque barrière hygiénique couvre l'ensemble du nez, de la bouche et du menton. Il est tenu, en général sur les oreilles, par des élastiques ou des lanières. Mais il n'est pas jointif tout autour du visage.
Il est constitué d'au moins deux couches de tissu, souvent de trois différentes. Il existe aussi des modèles monocouche. Il peut être de différentes formes (exemples : à plis, en bec de canard) et de différentes tailles (homme, femme, adolescent, enfant).
Il se compose d'un côté haut et d'un côté bas. Il peut également être dépourvu de barrette métallique, et donc parfaitement symétrique. Il se compose d'un côté extérieur et d'un côté intérieur au contact du visage.
Recommandations de l'OMS aux décideurs
Dans un contexte de Covid 19, l'OMS constate que de nombreux pays ont recommandé le port d'un masque grand public en tissu (fabric mask). Il n'existe pas de certitude exacte sur les bénéfices et contre-bénéfices liés à l'utilisation des masques. Mais diverses évaluations et des observations telles que le port d'un masque par des personnes en bonne santé ont conduit l'OMS à encourager les gouvernements à préconiser le port du masque dans des situations spécifiques pour enrayer la transmission du virus responsable de la maladie à coronavirus 2019. En fonction du risque, les gouvernements devraient encourager le port d'un masque médical ou non médicalhttps://www.who.int/docs/default-source/coronaviruse/temp/who-2019-ncov-ipc-masks-2020-4-eng.pdf?sfvrsn=20ec1cbf_2&download=true.
Ainsi, l'usage des masques non médicaux est encouragé dans les transports en commun : bus, avions, trains, dans les camps et bidonvilles, ou dans les lieux fréquentés où la propagation massive est suspectée ou avérée : commerces, rassemblements, lieux de cultes, établissements scolaires, voie publique dans les communes couvertes par un arrêté préfectoral qui l'impose
En France, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) recommande de favoriser le port du masque grand public en tissu réutilisable (selon les préconisations de l'Afnor), en facilitant le choix et l’accès des masques pouvant être réutilisés jusqu’à 50 fois, ayant des performances de respirabilité et de filtration constantes et validées, et en simplifiant les conditions d’entretien. Il motive sa recommandation avec l'argument que les masques grand public réutilisables évitent un risque écologique par la présence de masques à usage unique jetés par incivilité.
Bénéfices réduction du risque de contamination, par le porteur du masque et vers le porteur ; réduction du potentiel de stigmatisation ; sentiment / affichage de contribution à la lutte contre l'épidémie ; rappel des autres mesures de protection / de prévention sanitaire ; bénéfices socioéconomiques : admettre la pénurie possible d'EPI, promouvoir l'entreprise individuelle en offrant des revenus aux confectionneurs locaux de masques.
Risques identifiés risque d'auto-contamination ; risque de contamination liée à l'usage de masques souillés ou humides ; risque de mal de tête ou de difficultés respiratoires selon le masque ; risque dermatologique et risque de dermatite lors d'un usage trop fréquent ; difficulté de communication ; inconfort potentiel ; faux sentiment de sécurité ; faible port du masque par les enfants les plus jeunes ; problématique de gestion des déchets ; difficulté de communication pour les malentendants lisant sur les lèvres ; difficulté de port dans des situations particulières, jeune âge, situations cognitives particulières, autres maladies ou opérations faciales, environnements chauds et humides ; parfois buée sur les lunettes.
Spécifications techniques thumb|upright=1.4|Deux masques grand public français conçus selon le modèle AFNOR : un en polypropylène (haut, côté recto) et un en coton (bas, côté verso).
Hétérogénéité des masques non normalisés D'après l'OMS, un masque non médical a des propriétés d'une variabilité illimitée dues au différents types d'assemblages, ce qui ne permet pas son évaluation. Un masque non médical n'est soumis ni aux normes médicales, ni aux normes d'EPI, mais un standard, dénommé AFNOR SPEC S76-001, a été développé par l'AFNOR.
D'après l'OMS, les décideurs qui conseillent sur le type de masque non médical à utiliser doivent prendre en compte la performance à la filtration, la respirabilité, le nombre et la combinaison des matériaux utilisés, la forme, le revêtement, et l'entretien.
Masques normalisés Masques AFNOR En France, lors de la crise sanitaire de 2020, l'AFNOR a établi en une normalisation des masques en tissu, pour tenter de répondre alors à l'absence de disponibilité rapide de masques de protection (chirurgicaux, FFP). Ces masques barrières lavables de substitution sont décrits ainsi : pour ceux non destinés à des professionnels, par un guide AFNOR d'exigences minimales, de méthodes d'essais, de confection et d'usage. ; Une annexe décrit les patrons de ces modèles et une FAQ répond aux principales questions pratiques ; pour ceux destinés à des professionnels non médicaux, considérés alors comme un équipement de travail, par une note d'information interministérielle française créant deux catégories : une catégorie I pour les professionnels en contact avec le public, comme les policiers, les caissières, les agents de sécurité ; Pour l'ANSM, cette catégorie filtre au moins 90 % des particules de trois micromètres ; une catégorie II pour protéger l'ensemble d'un groupe professionnel sans contact avec le public ; cette catégorie filtre au moins 70 % de ces particules. . Mais depuis le , seuls les masques de catégorie 1 sont possibles..
Une base de données indique les tissus acceptables selon ces 2 catégories de masques professionnels. Leur commercialisation nécessite la réalisation d'essais, un emballage d'identification indiquant les performances de filtrage. Ces masques peuvent aussi être utilisés par le grand public.
La dénomination « masque grand public » est réservée aux masques qui portent le logo "FILTRATION GARANTIE • TESTÉ XX LAVAGES" qui doit figurer sur l'emballage ou sur la notice; les résultats de ces tests sont publiés sur le site de la Direction générale des entreprisesavis aux importateurs publié au JORF du 5 mai 2020. Il se distingue des masques "faits maison" qui sont réalisés par des particuliers.
Pour les masques faits maison, il est possible d'utiliser la spécification AFNOR SPEC S76-001 :2020.
Le lavage de ces masques est soumis à des spécificités afin de ne pas risquer de les détériorer et de les rendre ainsi moins efficaces : le nombre maximal de lavages doit être respecté, et le lavage doit être effectué en machine avec une lessive adaptée au tissu dont le cycle comprendra au minimum un plateau d'une durée de à .
Masques UNE L'organisme Asociación Española de Normalización (UNE) a également définit en 2020 des normes pour les masques: SPECIFICACION UNE 0065:2020, en vigueur au 2020-04-14: Masques d'hygiène réutilisables pour adultes et enfants. Exigences matérielles, de conception, confection, marquage et utilisation. SPECIFICACION UNE 0064-2:2020, en vigueur au 2020-04-09: Masques hygiéniques non réutilisables. Exigences de matériaux, conception, fabrication, marquage et utilisation. Partie 2: Utilisation pour enfants SPECIFICACION UNE 0064-1:2020, en vigueur au 2020-04-08: Masques d'hygiène non réutilisables: Exigences matérielles, de conception, confection, marquage et utilisation. Partie 1: Pour l'utilisation par des adultes
Mécanismes Les dimensions des "mailles" du masque ne protègent pas du virus dans la mesure où la maille a une dimension supérieure à , là où le virus a une dimension de ..
À contrario, le caractère non tissé du tissu permet de capturer le virus par un effet électrostatique : les forces intermoléculaires dites de Van der Waals. C'est ainsi la multitude de fibres non tissées qui améliore la capture des virus.
De ce fait, les masques mouillés ou vieillissants perdent leur qualité.
Efficacité Les performances de filtration des masques en tissu varient considérablement en fonction de leur forme, de leur ajustement au visage, du type. et de la densité du tissu, ainsi que du nombre de couches.. Mais leur respirabilité doit rester suffisante.
Avant 2015, des études descriptives ont porté sur les masques en tissu (très utilisés dans les pays pauvres ou émergents), mais toujours testés in vitro. Ces études ont montré que plus le tissu est fin et plus les couches sont nombreuses, mieux le masque filtre l'air. La présence d'humidité, la distance parcourue par les gouttelettes et la conception du masque se sont montrées être des facteurs importants pour l'efficacité de filtration (in vitro). Les masques en tissu offrent une certaine protection, réduisent l'exposition aux aérosols respiratoires mais ils n'avaient pas été comparés aux masques FFP ou chirurgicaux en hôpital.