L'indigoterie de Grand Fond est une ancienne fabrique de teinturerie située à Capesterre-de-Marie-Galante sur l'île de Marie-Galante dans le département de la Guadeloupe aux Antilles françaises. Construite au ou au , les vestiges de l'indigoterie sont inscrits aux Monuments historiques depuis 2013..
Historique thumb|left|Panneau d'explication sur les indigoteries de Marie-Galante L'indigoterie de Grand Fond est créée à l'extrémité sud de la zone dite des Galets à Capesterre-de-Marie-Galante pour la réalisation des teintures de tissus à partir de la culture de l'indigo pratiquée dans les zones calcaires de la Guadeloupe (principalement à la pointe orientale de la Grande-Terre et à Marie-Galante) favorables à la croissance de l'indigotier (Indigofera suffruticosa américain et Indigofera tinctoria asiatique importé d'Inde) Xavier Rousseau et Yolande Vragar, Les indigoteries de Marie-Galante, Journal of Caribbean Archaeology, special publication #1, , 2004.. La période de production des indigoteries en Guadeloupe s'est étendue de 1680 à 1735, date de leur disparition totale de l'archipel en raison de la concurrence par les quantités massives de produites à Saint-Domingue, avec un pic d'activité en 1720 à Marie-Galante (avec près de 90 unités de production sur l'île). La production de l'indigo est vendu en Guadeloupe continentale et en Martinique à des marchands français et hollandais qui l'importent en Europe pour concurrencer le pastel.
Faisant partie des vingt-quatre indigoteries subsistantes recensées sur Marie-Galante – situées principalement sur la côte orientale de l'île, dans la région dite des Galets, en raison de la plus faible pluviomètrie dans cette zone favorable à la croissance des plants –, elle est classée aux Monuments historiques le en raison de son très bon état de conservation« Liste des immeubles protégés au titre des monuments historiques en 2013 », JOFR , 8 mai 2014, texte ..
Architecture L'ensemble architectural est construit en pierre de calcaire avec deux séries de cuves rectangulaires (composée chacune d'une trempoire – dite « la pourriture » – où trempaient les feuilles d'indigo fermentant, suivie d'une batterie où l'indigo était battu pour s'oxyder et devenir bleuCécile malraux, « Marie-Galante : un musée à ciel ouvert », Destination Guadeloupe, , sept-oct-nov 2011.) disposées perpendiculairement l'une vis-à-vis de l'autre, avec un puits à leur jonction Tristan Yvon, « La production d'indigo en Guadeloupe au et », Université Paris 1, 2007.. Les deux séries de cuves permettent la production en continu de l'indigo, une étape de nettoyage des installations devant être pratiquée entre chaque cycle de fabrication de la teinture.
Galerie
Notes et références
Annexes
Articles connexes Indigoterie Le Gouffre – Indigoterie de Morne-à-Bœuf Liste des monuments historiques de la Guadeloupe
Liens externes
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