Saint-Pierre-lès-Elbeuf est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Géographie Localisation Saint-Pierre-lès-Elbeuf est située dans le département de la Seine Maritime, à la frontière du département de l'Eure.

La commune se situe dans l'aire d'attraction, la zone d'emploi et l'unité urbaine de Rouen et fait partie de l'intercommunalité de la Métropole Rouen Normandie.

Elle se situe à environ 30km de Rouen, et à une distance orthodromique d'environ 105 km de Paris.

Communes limitrophes Les communes limitrophes sont Caudebec-lès-Elbeuf, Elbeuf, Freneuse, La Haye-Malherbe, Martot, Saint-Aubin-lès-Elbeuf, Saint-Cyr-la-Campagne et Saint-Didier-des-Bois. vignette|Carte de Saint-Pierre-lès-Elbeuf et des communes limitrophes.|centré|413x413px

Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie au confluent de la Seine et de l'Eure. Elle est, de plus, drainée par l'Oison et le Grand Ravin...

La Seine, qui prend sa source à Source-Seine, en Côte-d'Or, sur le plateau de Langres, traverse le département avec de larges méandres sur son flanc sud et se jette dans la Manche entre Le Havre et Honfleur..

L'Eure, un canal, chenal et cours d'eau naturel non navigable d'une longueur de , prend sa source dans la commune de Longny les Villages et se jette dans la Seine sur la commune, après avoir traversé ..

L'Oison, d'une longueur de , prend sa source dans la commune d'Amfreville-Saint-Amand et se jette dans la Seine sur la commune, après avoir traversé ..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Saint-Pierre-lès-ElbeufLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Louviers à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Urbanisme Typologie Au , Saint-Pierre-lès-Elbeuf est catégorisée centre urbain intermédiaire, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de RouenUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération inter-départementale regroupant , dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Rouen comprend une ville-centre et ... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (51 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (46,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (42,8 %), zones agricoles hétérogènes (20,2 %), terres arables (17,2 %), prairies (9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (8,3 %), forêts (1,6 %), eaux continentalesLes eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres. (0,9 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Commune constituée en 1837 par la fusion de Saint-Pierre-Lieroult (Sanctus Petrus Lierros en 1240), commune détachée du département de l'Eure, et d'un quartier de Caudebec-les-ElbeufFrançois de Beaurepaire - 1979 - Les noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime - Page 143..

L'hagiotoponyme Saint-Pierre fait référence à Pierre (apôtre).

Le déterminant complémentaire lès-Elbeuf signifie « à côté d'Elbeuf ». En effet, l'ancien français lez / lès veut dire « à côté de » du latin (cf. latitude).

Histoire La ville de Saint-Pierre-lès-Elbeuf a la particularité d’accueillir sur son territoire un site archéologique riche, ce qui est dû à des conditions de conservation favorables des dépôts lœssiques du Pléistocène. De ce fait, ce site est largement étudié par les quaternaristes et a été classé afin d’être préservé.

L’étude du site a permis de découvrir des traces de peuplement humain attribuées à l’Homme de Néandertal, datant de avant J.-C., à la confluence de la Seine et de l’Oison.. De plus, les recherches ont mis en évidence des traces d’occupations successives de la zone par des groupes humains, s’étalant de l’Acheuléen jusqu’au Néolithique. Il a également été découvert, sur le territoire de la commune, la plus longue séquence d’occupation humaine actuellement connue en Normandie.

Près de 3 400 objets en pierre datant de l’Acheuléen ont été découverts au cours des fouilles, laissant penser qu’il s’agissait d’une zone de production et d’utilisation d’outils en pierre.

La commune de Saint-Pierre-lès-Elbeuf est née en 1857 à la suite d'un décret napoléonien fusionnant une partie de la commune de Caudebec-lès-Elbeuf (avec les hameaux ou lieux-dits de Puits-Mérot, de la Haline, du Diguet, de la Bretèque, de Griolet et de la Villette) avec la commune de Saint-Pierre-Liéroult.

Historiquement, Saint-Pierre-du-Lieroult (ancienne forme : S. Petrus de Lerruto ou Saint-Pierre-de-Lierron) était une commune du département de l’Eure, rattachée au canton de Pont-de-l’Arche et au diocèse d’Évreux, avant d’être intégrée à la Seine-Inférieure (aujourd’hui Seine-Maritime) en 1837.

À la fin du XIXᵉ siècle, la ville de Saint-Pierre-lès-Elbeuf voit se construire une cité ouvrière sur son territoire, visant à accueillir une quarantaine de ménages d’ouvriers de la filature Blin, car Elbeuf, déjà trop densément peuplée, ne pouvait accueillir un tel complexe.

À la suite des travaux d’études de l'architecture et de l’environnement de la commune menés par Michel Démares (professeur au collège Jacques-Émile-Blanche) et ses élèves, il a été mis en évidence la présence de nombreux puits. Cela vaut à Saint-Pierre-lès-Elbeuf le surnom de "La ville aux cent margelles".

Politique et administration Tendances politiques et résultats

Élections municipales

Depuis les années 70, tous les maires élus sont de tendance socialiste.

En 1977, c'est la tête de liste socialiste, Henri Baekelandt, qui est élu maire.

Dès 1978, Henri Baekelandt démissionne. Et le conseil municipal élit maire, l'élu socialiste, Claude Vochelet.

Il occupe cette fonction pendant 27 ans, étant réélu successivement en 1983,1989, 1995, et 2001. En 2005, il démissionne à son tour et désigne Patrice Désanglois, élu de la majorité, comme son successeur auprès du conseil municipal, qui le désigne comme maire.

En 2008, la liste menée par Patrice Désanglois remporte les élections, avec 71,4% des suffrages exprimés. Le taux d'abstention s'élève à 38,88%. Ce scrutin voit s'opposer deux listes, celle PS du maire sortant et une liste Divers gauche.

En 2014, Patrice Désanglois est réélu maire sans opposition, étant le seul candidat à conduire une liste. L’abstention atteint alors 54,61 %.

Lors du premier tour des élections municipales de 2020, la liste du maire sortant, Patrice Désanglois (PS), est battue par celle de son ancienne 1ère adjointe Nadia Mezrar (DVG) . Celle-ci ayant obtenu 53.41% des suffrages. Ces élections s'étant déroulées dans le contexte particulier de la COVID-19, le taux d'abstention s'élève à 57,01%..

La fin du mandat de Nadia Mezrar est marquée par de nombreuses démissions du conseil municipal de la ville (au total 6), en particulier celle de l'adjoint aux sports et à la vie associative, Yannick Gomis.

Les élections municipales de 2026 sont les premières depuis au moins 2008 auxquelles se présentent plus de deux listes au premier tour. En effet, c'est au total quatre listes qui participent, dont trois sont classées à gauche et une au centre. Parmi elles, nous retrouvons la liste de la maire sortante, Nadia Mezrar (LUG), celle de son ex-adjoint Yannick Gomis (DVG), ainsi que celle de Hervé Hédouin (DVG), notamment soutenue par le conseiller municipal et ancien maire, Patrice Desanglois. Enfin, se présente aussi la liste portée par Marc Persichetti (LDVC).

À l’issue du premier tour, les résultats sont serrés entre la maire sortante et son ancien adjoint, obtenant respectivement 33,26 % et 31,34 % des suffrages exprimés, les deux autres candidats atteignent quant à eux 22,64 % (Hédouin) et 12,76 % (Persichetti) des suffrages. Les quatre participants sont alors qualifiés pour le second tour. Le taux de participation atteint 55,46 %.

Toutefois, les deux listes ayant obtenu le moins de voix se retirent pour le second tour. Suite à cela, le candidat du centre décide d’apporter son soutien public à la liste menée par Yannick Gomis. Quant à Hervé Hédouin, il préfère apporter un soutien plus discret en appelant à soutenir le projet de crèche dans le château du manoir, proposition portée uniquement par la liste de Yannick Gomis.

Lors du second tour, la liste portée par Yannick Gomis obtient 58,18 % des suffrages exprimées contre 41,82 % pour la maire sortante. Le scrutin atteint un taux de participation de 54,84 %, soit une hausse de 11 points par rapport aux dernières élections . Toutefois, ce score reste en dessous de la moyenne nationale, qui est de 57,38 %.