La communauté hindoue en France se compose de quelques résidents de longue date et de nombreux immigrants récents. Bien que l'hindouisme ne constitue pas une grande partie de la population, il semble croître rapidement car il est en réalité récent ; la population hindoue actuelle de la France est d’environ personnes contre environ en 1993.
L'hindouisme est une religion minoritaire en France. Aujourd'hui la majorité des hindous en France sont des Tamouls srilankais (diaspora sri-lankaise). Bien qu'il existe de nombreux hindous d'Inde (diaspora indienne), du Népal (népalais non-résidents), d'Afghanistan (réfugiés afghans), de Maurice (diaspora mauricienne) et d'autres pays. Il existe aussi des communautés hindoues françaises qui peuvent avoir des origines indiennes ou non. C'est le cas des créoles d'ascendance ou d'influence indienne, des franco-pondichériens et « rapatriés » d'Indochine française, des adeptes de l'ISKCON, etc.
La population est la quatrième en importance en Europe, après ceux du Royaume-Uni, des Pays-Bas et de l'Italie.
Hindouisme dans les départements et territoires français d'outre-mer
Hindouisme en Martinique
L'hindouisme est suivi en Martinique par les Indo-Martiniquais. Bien que les Indo-Martiniquais représentent environ 10 % de la population de l'île de la Martinique, seuls quelques hindous sont présents. Seuls 15 % des Indo-Martiniquais sont hindous.
Hindouisme en Guyane
En 2010, l'hindouisme est suivi par 1,6% de la population de la Guyane, il est pratiqué principalement par les descendants des Indo-Guyaniens, qui étaient environ 10 000 en 2014.
Hindouisme à la Réunion
Il est impossible de savoir avec précision combien il y a d'hindous à la Réunion. Les estimations du nombre d'hindous pratiquants varient de 6,7 % à 10,7 %. La plupart des grandes villes ont un temple hindou en activité. L'hindouisme est pratiqué principalement par les descendants des Indo-Réunionnais.
Hindouisme en Guadeloupe L'hindouisme est pratiqué par certains Indo-Guadeloupéens en Guadeloupe. Selon une Statistique, l'hindouisme est suivi par 0,5 % des Guadeloupéens.
L'hindouisme en France métropolitaine Au , la présence hindoue en France métropolitaine est avant tout intellectuelle, nourrie par la fascination des courants spiritualistes et ésotériques pour un « brahmanisme » mythifié, bien qu'une présence physique soit déjà attestée à travers des trajectoires individuelles, temporaires ou définitives, de voyageurs ou expatriés de l'Inde britannique, et de migrants de l'empire français. Elle ne se fixe et ne se structure concrètement qu'à la seconde moitié du , s'amorçant avec les flux démographiques entre l'Hexagone et les territoires d'outre-mer, ainsi qu'avec l'arrivée de communautés issues d'un empire colonial en déclin. À partir des années 1980, l'essor de la communauté sri-lankaise transforme profondément l'hindouisme local, entraînant une forte croissance démographique et une institutionnalisation du culte, empreintes de particularismes communautaires. Parallèlement, d'autres groupes ethnolinguistiques et culturels hindous, moins nombreux, s'implantent également en France.
Le quartier de La Chapelle Le quartier de la Chapelle (18e arrondissement de Paris) constitue le principale pôle de concentration de la diaspora tamoule en France. Ce quartier abrite de nombreux commerçants, et des agences de voyages spécialisés dans les liaisons avec l'Inde et le Sri Lanka, ainsi que de nombreux lieux de culte hindous. La rue du Faubourg-Saint-Denis et ses alentours forment un véritables espaces secondaires, concept développé par Goreau-Ponceaud, pour désigner les territoires diasporique qui reconstituent des références spatiales et culturelles du pays d'origine tout en s'inscrivant dans le tissus urbain français.
Les temples hindous Les temples hindous constituent des points de références essentiels à la diaspora tamoule. Le temple de Sri Manicka Vinayakar Alayam, situé dans le 18e arrondissement de Paris est devenu un lieu central de la vie communautaire. D'autre temples sont disséminés en régions parisiennes, créant un véritable réseau religieux transnational. Ces espaces ne se limitent pas à leurs fonctions culturelles : ils servent également de lieux de sociabilisation, d'entraide communautaire et de transmission culturelle pour les jeunes générations.
La fête de Ganesh Depuis 1995, la fête de Ganesh (Ganesh Chaturthi) est célébrée chaque année dans les rues du quartier de la Chapelle, généralement entre août ou septembre. Cette procession religieuse, qui rassemble plusieurs milliers de participants, est devenue l'un des événements culturels majeurs de la diaspora tamoule en France.
En 2008, la procession a réuni environ dont des Tamouls venus de d'autres pays européens.
Personnalités françaises ayant été influencées par l'hindouisme Alexandra David-Néel René Guénon Mirra Richard Romain Rolland Satprem François Gautier Voltaire
Hindous français notables Savitri Devi, femme politique, écrivaine, poétesse, militante de la cause animale et espionne française d'origine grecque convertie au paganisme aryen (croyance hindoue) après avoir été marier au brahmane Asit Krishna Mukherji. Samatam Krouschnaya, homme politique, écrivain, historien, poète et ayurvédiste pro-français loyal qui a été tué par l'Armée indienne lors d'un combat contre eux pour la souveraineté française du Coup d'État de Yanaon. Alain Daniélou, historien, intellectuel, musicologue, indologue français et occidental converti à l'hindouisme shivaïte. Arnaud Desjardins, journaliste français, réalisateur, disciple principal de Swami Prajnanpad. Henry Sidambarom, juge de paix du canton de Capesterre-Belle-Eau et défenseur de la cause des travailleurs indiens en Guadeloupe. Gilbert Ponaman, écrivain, chercheur et professeur français de l'Indianité créole aux Antilles françaises. Il est d'origine Indo-Créole, habitant de la ville de Saint-Pierre en Martinique mais né à la Guadeloupe. Vikash Dhorasoo, membre de l'Équipe de France de football à la Coupe du monde de 2006. Il est d'origine mauricienne (indo-mauricienne), habitant de la ville de l'Havre à Harfleur dans la Seine-Maritime. Mahina Khanum, danseuse, chorégraphe et professeure de la danse classique odissi, de la danse sambalpuri, de la danse Bollywoodienne et d'autres danses indiennes telles que le Bhangra/Giddha. Elle est d'origine indienne, habitante de la ville de Paris et disciple de Guru Shankar Behera ainsi que de Madhavi Mudgal.
Notes et références Notes
Références
Goreau-Ponceaud, A. (2011). Temples tamouls en Île-de-France : lieux de culte et espaces d'investissement politico-religieux. EchoGéo, (18), 1-20.
Bibliographie
Liens externes