Madeline (Madge) McDowell Breckinridge (-) est une dirigeante américaine du mouvement du suffrage féminin au Kentucky. Elle assiste au premier vote des femmes du Kentucky à l'élection présidentielle américaine de 1920. Elle lance des réformes progressives pour la scolarisation obligatoire et le travail des enfants. Elle fonde de nombreuses organisations civiques et milite pour mettre en place des écoles pour les enfants et les adultes, des parcs et des installations de loisirs et des programmes de formation manuelle dans les districts pauvres.
Biographie
Petite enfance et famille Elle naît à Woodlake, Kentucky le et grandit à Ashland, la ferme établie par son arrière-grand-père Henry Clay, un politicien du . Sa mère, Anne Clay McDowell est la fille de Henry Clay, Jr., et son père est le major Henry Clay McDowell (un homonyme de Henry Clay), qui sert pendant la guerre civile américaine du côté de l'Armée de l'Union. Ils achètent le domaine d'Ashland en 1882.
Madeline Breckinridge est l'une des sept enfants du couple. Il y a quatre garçons, Henry Clay, William Adair, Thomas Clay et Ballard. Ses deux sœurs s'appellent Nanette et Julia. Henry a été juge fédéral et Thomas un propriétaire, un éleveur et un entraîneur de chevaux de course pur-sang renommés, qui a remporté le Derby du Kentucky en 1902.
Breckinridge est la petite-nièce du Dr Ephraim McDowell. Sa cousine éloignée, Laura Clay, fonde la en 1888, dont Breckinridge devient plus tard la présidente.
Éducation Elle fait ses études à Lexington (Kentucky), à l'école de Miss Porter à Farmington (Connecticut), et au (devenu l'université du Kentucky) entre 1890 et 1894. Elle est malade pendant ses années universitaires et, en raison d'une tuberculose osseuse, une partie de sa jambe est amputée et remplacée par une jambe de bois. La jeune femme autrefois athlétique et adepte des sports de plein air devient plus studieuse. Elle écrit des critiques de livres pour le Lexington Herald et étudie la philosophie et la littérature allemandes avec d'autres membres du .
Mariage vignette|Breckinridge à son bureau. Le , Madeline McDowell épouse Desha Breckinridge, rédacteur en chef du Lexington Herald. La sœur de Desha est l'avocate et travailleuse sociale pionnière Sophonisba Breckinridge. Cette dernière écrit une biographie de sa belle-sœur intitulée .
Les Breckinridges se servent ensemble des pages éditoriales du journal pour promouvoir les causes politiques et sociales de l'ère progressiste, en particulier les programmes pour les pauvres, le bien-être des enfants et les droits des femmes. Desha se révèle infidèle et Breckinridge réagit en s'investissant dans ses activités civiques. Elle se rend dans un sanatorium de Denver, Colorado en 1903 et 1904. Aux environs de 1904, elle subit un accident vasculaire cérébral (AVC). Elle a 32 ans.
Activités civiques Elle organise un service social à Proctor, une mission épiscopale du Kentucky avec les de 1899 à 1900. En 1900, elle participe à la fondation de la , qui crée des jardins d'enfants publics, des parcs et des lieux de loisirs pour les enfants. Elle contribue également à fonder l'organisation de secours , cette année-là. Breckenridge s'efforce de faire adopter des lois concernant le travail des enfants, la fréquentation scolaire obligatoire, le développement d'un système de justice pour mineurs dans l'État (loi adoptée en 1906). Elle s'occupe d'introduire la formation manuelle aux sciences domestiques et les cours de menuiserie dans les écoles, avec le financement de la commission scolaire () à partir de 1907. Grâce aux efforts de la , elle fonde un service social, semblable à celui de la Hull House à Chicago, nommée la , du nom du politicien Robert Todd Lincoln, donateur de pour en financer la construction. L'école, qui ouvre ses portes en 1912, possède des salles de classe dédiées le jour aux enfants et le soir aux adultes, des piscines, un gymnase, une buanderie, une menuiserie, une conserverie et une salle de réunion communautaire. Elle reçoit les habitants pauvres de Lexington, ainsi qu'un afflux d'immigrants irlandais, dont beaucoup sont analphabètes.
En 1905, Breckinridge cherche des moyens de rendre des services aux personnes atteintes de tuberculose à Lexington, en commençant par créer une clinique gratuite. Elle s'engage au sein d'associations caritatives et de la Ligue civique. Elle fonde la en 1912, aide à implanter le à Lexington en travaillant avec la . Elle siège à la commission d'État jusqu'en 1916.
Breckinridge préside le comité législatif de la Fédération des clubs de femmes du Kentucky en 1908, 1910 et 1912. Elle travaille intensément, à ce poste, pour rétablir le droit de vote des femmes du Kentucky aux élections des commissions scolaires avant même que le dix-neuvième amendement n'accorde le suffrage total.vignette|Dixie Selden, Madeline McDowell Breckinridge, 1920, Ashland, Henry Clay Estate, Lexington, Kentucky
Droits égaux Frustrée par le manque d'influence qu'elle et d'autres femmes peuvent avoir auprès des politiciens de l'État sur la réforme sociale, Breckenridge commence à faire pression pour que les femmes votent afin de peser plus fortement dans le processus politique. De 1912 à 1915 et de 1919 à 1920, Breckinridge est présidente de la . Les femmes obtiennent le droit de voter aux élections des commissions scolaires en 1912, grâce à ses efforts de lobbying en tant que présidente législative de la Fédération des clubs de femmes du Kentucky. De 1913 à 1915 Breckenridge est vice-présidente de la National American Woman Suffrage Association. Elle discourt du suffrage des femmes dans plusieurs États. Elle est également membre de la , qui est une section de la . Son objectif est d'obtenir une législation nationale et fédérale pour le droit de vote des femmes. , elle s'implique dans le Woman's Democratic Club of Kentucky. La ratification du dix-neuvième amendement à la Constitution des États-Unis au Kentucky le , doit beaucoup à son engagement. Breckinridge fait campagne à travers le pays pour le parti démocrate et elle vote à l'élection présidentielle américaine de 1920. Elle s'engage ensuite pour former la Ligue nationale des électrices de la . Breckinridge est aussi une ardente défenseure de la Société des Nations.
Mort et héritage vignette|Madeline McDowell Breckinridge se tient derrière (deuxième à droite) le gouverneur Edwin P. Morrow alors qu'il signe la ratification par le Kentucky du dix-neuvième amendement. Après avoir souffert de tuberculose et d'un accident vasculaire cérébral, elle meurt le jour de Thanksgiving 1920 à l'âge de 48 ans. Elle préparait ce jour-là des dons pour les pauvres. Elle est enterrée au , Fayette County, Kentucky. Breckinridge, nommée l'une des en 1996 car elle . Dans leur livre, , Lowell H. Harrison et James C. Klotter, affirment que Breckinridge est la femme la plus influente de l'État. Son portrait est affiché en permanence au Capitole de l'État du Kentucky. Ses articles sont conservés dans les bibliothèques de l'université du Kentucky.
Publications
- accessible en ligne via le Kentucky Woman Suffrage Project sur le réseau H-Kentucky.
Bibliographie
Références
Voir aussi
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