Antoine Griset (1938-1995Relevé des fichiers de l'Insee) est un militant anticolonialiste et un syndicaliste étudiant devenu ensuite enseignant et éditeur, qui a été président de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF) et administrateur du quotidien Libération puis du quotidien Le Monde"L'administrateur gérant de «Libération» de 1981 à 1987 est mort jeudi à 57 ans" par Serge July dans Libération du 11 novembre 1995 .

Biographie Famille et jeunesse Antoine Griset est né en 1938 à Orgeval (Yvelines) dans une famille d’industriels protestants, actifs dans la production de métaux non ferreux, dont la lignée remonte au Nécrologie, par Manuel Lucbert dans Le Monde du 12 novembre 1995 .

La Guerre d'Algérie et le FUA Il effectue des études de sociologie à la Sorbonne, en même temps qu’en sciences économiques, à l’époque de la Guerre d'Algérie et milite au sein du Front universitaire antifasciste (FUA), à l'époque plutôt lié aux étudiants communistes de l'UEC, dont il est exclu, comme d'autres contestataires du stalinisme, à la fin de la guerre d'AlgérieNécrologie dans Les Echos .

La "Gauche syndicale" au sein de l'UNEF À partir de 1962, aux côtés de ses amis Marc Kravetz et Jean-Louis Peninou, qu'il retrouvera plus tard à Libération, il anime la gauche syndicale au sein de l'UNEF, via la fondation d'une "Association générale des étudiants en droit" contre la « corpo » tenue par les proches du jeune député poujadiste Jean-Marie Le PenBiographie Maitron d'Antoine Griset.

Il devient en même temps président du Groupe des étudiants de sociologie, puis à l’automne 1962 de la Fédération des groupes d’études de Lettres qu’il réorganise pour faciliter les mobilisations décentralisées et fédératives, contester à une plus grande échelle la structure et le contenu de l’enseignement universitaire : c'est la nouvelle orientation, dite « gauche syndicale », qui insiste aussi sur les relations entre l'UNEF et les organismes de gestion parallèles au Mouvement (Uni-Club, Coop, MNEF) et en faveur sur la prééminence du syndicat sur eux.

Au congrès de Dijon (1963) de l'UNEF, il est à la tête de cette "Gauche syndicale". Trop exposé, il laisse Jean-Claude-Polack la défendre dans l'élection à la présidence de l'UNEF mais ce dernier est battu par Michel Mousel, des Etudiants socialistes unifiés, branche étudiante du PSU. Antoine Griset échoua à son tour dans sa candidature à la présidence de l’UNEF, au congrès de Toulouse de l'UNEF en 1964.

La FGEL organise entre-temps la publication d'un numéro spécial du journal Combat, distribué gratuitement à la Sorbonne par la FGEL au cours de la semaine du lundi 6 au samedi . Dans ce numéro spécial, un article d'Antoine Griset"LA FGEL, le congrès et l'UNEF", par Antoine Griset , qui est alors encore président de la FGEL, dit qu'il souhaite au Congrès de Dijon de l'UNEF du printemps 1963 et reconnait mais y voit surtout et permis de .

La présidence de la MNEF À la fin de 1963, il est élu à la présidence de la Mutuelle nationale des étudiants de France (MNEF), qui gère la Sécurité sociale étudiante. Son équipe à la tête de la MNEF s'investit dans la création de bureaux d'aide psychologique universitaire. Il y fonda aussi le Centre d’études et de recherches syndicales.

L'enseignement à Tolbiac À partir de 1965, il milite au sein d'un réseau d'aide en Europe aux soldats américains déserteurs de la Guerre du Viêt Nam, avec ses amis du département de sociologie de l'université Paris-Tolbiac, où il enseigne comme assistant. En à Paris, il est inculpé de rébellion et violence à agents de la force publique, lors d'un collage d'affiches titrée « halte aux spéculateurs ».

Le métier d'éditeur Antoine Griset est entré dans l'édition, chez Grasset, en 1979, pour y diriger les services administratifs et financiers. Plus tard, il collabore au Magazine Littéraire.

La direction de Libération puis du Monde En 1981, Serge July l'appelle à ses côtés pour relancer Libération comme administrateur et lui confie des tâches de gestion, pour préparer le redressement du quotidien, qui élargit son accès à la publicité et dont la diffusion franchit en 1984 la barre des . Mais la diversification multimédia ne fait pas l'unanimité au sein de la rédaction de Libération et il rejoint en 1988 la direction du Monde, au poste d'administrateur délégué, pour superviser les activités financières et commerciales jusqu'en 1991, à l'époque du double déménagement : le siège historique, rue des Italiens à Paris est délocalisés à Ivry-sur-Seine pour l'imprimerie et l'administration, et rue Falguière, dans le , pour la rédaction.

Notes et références

Article connexe Front universitaire antifasciste

Liens externes

Catégorie:Soixante-huitard Catégorie:Personnalité de l'UNEF Catégorie:Naissance en juillet 1938 Catégorie:Naissance en Seine-et-Oise Catégorie:Décès en novembre 1995 Catégorie:Décès dans le 10e arrondissement de Paris Catégorie:Décès à 57 ans