Varengeville-sur-Mer est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Elle est connue pour son cimetière marin, où sont enterrés, entre autres, Jean Francis Auburtin, Georges Braque, concepteur d'un vitrail de l'église, Georges de Porto-Riche et Albert Roussel. L'impressionniste français Claude Monet a visité Varengeville et peint ses paysages.

Géographie Description vignette|gauche|Plage de Vastérival, écart de Varengeville, où un promoteur envisage sur le plateau un vaste lotissement au début du (projet resté inachevé). Varengeville-sur-Mer est un village normand du pays de Caux situé entre la l'ancienne RN 25 (actuelle RD 925) et la Manche, à cinq kilomètres à l'ouest de Dieppe, entre Pourville et Sainte-Marguerite-sur-Mer.

Elle dispose de deux plages sauvages, la plage du Petit Ailly appelée aussi la GlacièreLa valleuse du Petit Ailly balayée par un vent de couloir refroidissant, est appelée localement ainsi, en raison de l'installation d'une glacière à vocation marchande en haut de la gorge au début du . On y stockait de la glace (venue notamment de Norvège) nécessaire à la conservation de certains aliments et pour fournir aux bateaux de pêche le moyen de conserver le poisson. Cf et la plage de la Gorge des Moutiers, accessible uniquement à pied, située sous l'église Saint-Valery et son fameux cimetière marin, en prolongement du parc des Moutiers.

Communes limitrophes

Hydrographie La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle n'est drainée par aucun cours d'eau..

vignette|centre|redresse=1.2|alt=Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune|Réseau hydrographique de Varengeville-sur-MerLes ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés..

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000.. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche.. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique. et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement () ; forte humidité de l’air (plus de avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents.. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Dieppe à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... . Géologie

Le territoire est traversé par le synclinal du Vexin, aussi appelé synclinal de VarengevilleCoupe et carte géologique de la côte d'Albâtre, tirée de .. C'est dans cette gouttière normande de direction SE-NO que se sont déposés les sédiments sablo-argileux sur la série stratigraphique de la craie. Le Bassin parisien a en effet subi les contrecoups de l'orogenèse alpine qui a déformé ou ondulé les terrains. Le rejeu des structures hercyniennes lors de cette orogenèse a donné une succession d'anticlinaux et de synclinaux de direction varisque, le plus remarquable étant l'anticlinal du pays de BrayGérard Bignot, « La Haute-Normandie » In: Aspects et évolution géologiques du Bassin Parisien, Cavelier C. & Lorenz (coord.), Bulletin d’information de l’Association des Géologues du Bassin de Paris, mém. hors sér., 6, 1987, p. 203-224.

La présence de nappes phréatiques (entre 2 et 12 mètres de profondeur au sommet des argiles imperméables et dans les niveaux sableux perméables) qui s'écoulent vers la mer, engendre une érosion importante des falaises sablo-argileuses. Leur glissement due à l'alternance de matériaux perméables imperméables, est à l'origine d'arrière-falaises que l'on appelle localement frettes et qui voient des pans entiers de leurs matériaux se décoller et former des crevasses pour glisser sur les replats. Dans ces conditions, il se forme un front d'érosion de plusieurs kilomètres de long et de centaines de mètres. L'érosion agit sur le haut de falaise (-80 m depuis 1930) et sur le bas de la falaise (-60 m en 100 ans).

Le littoral est jalonné de valleuses.

Urbanisme Typologie Au , Varengeville-sur-Mer est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de Hautot-sur-MerUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une agglomération intra-départementale regroupant trois communes, dont elle est une commune de la banlieueDans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l’agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Hautot-sur-Mer comprend une ville-centre et deux communes de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Dieppe, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...

La commune, bordée par la Manche, est également une commune littorale au sens de la loi du , dite loi littoral.. Des dispositions spécifiques d’urbanisme s’y appliquent dès lors afin de préserver les espaces naturels, les sites, les paysages et l’équilibre écologique du littoral, tel le principe d'inconstructibilité, en dehors des espaces urbanisés, sur la bande littorale des , ou plus si le plan local d’urbanisme le prévoit..

Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (66,3 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (69,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (42,1 %), forêts (23,3 %), prairies (13,7 %), zones agricoles hétérogènes (10,5 %), zones urbanisées (10 %), zones humides côtières (0,4 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..

Habitat et logement En 2020, le nombre total de logements dans la commune était de 830, alors qu'il était de 776 en 2015 et de 758 en 2010.

Parmi ces logements, 59,7 % étaient des résidences principales, 36,5 % des résidences secondaires et 3,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 91 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 9 % des appartements..

Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Varengeville-sur-Mer en 2020 en comparaison avec celle de la Seine-Maritime et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (36,5 %), très supérieure à celle du département (4,1 %) et à celle de la France entière (9,7 %), caractéristique d'une commune balnéaire. Concernant le statut d'occupation de ces logements, 69,6 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (71,7 % en 2015), contre 53 % pour la Seine-Maritime et 57,5 pour la France entière..

+ Le logement à Varengeville-sur-Mer en 2020. Typologie Varengeville-sur-Mer. Seine-Maritime. France entière. Résidences principales (en %)59,787,982,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)36,54,19,7 Logements vacants (en %)3,88,18,2

Toponymie Varengeville Le nom de la localité est attesté sous les formes Waringivilla en 1035, Ware[n]gervilla au François de Beaurepaire (préf. Marianne Mulon), Les Noms des communes et anciennes paroisses de la Seine-Maritime, Paris, A. et J. Picard, 1979, 180 p. . p. 159..

Il s'agit d'un type toponymique médiéval en -ville « domaine rural » → « village » (mot issu du gallo-roman « domaine rural » (latin villa rustica) et précédé, comme c'est le plus souvent le cas, d'un anthroponyme d'origine germanique (ou anglo-scandinave en Normandie). Il faut vraisemblablement avoir recours au nom de personne francique Warengarius, encore attesté comme patronyme en Seine-Maritime sous la forme VarangerGéopatronyme : Varanger et dans la Sarthe, notamment sous les formes Guéranger et Garanger. Le maintien du [w] initial puis son passage à [v] au s'explique par la situation de Varengeville dans la partie septentrionale de la Normandie, alors que, plus au sud (et en français standard), on aurait abouti à *Garangeville. Homonymie avec Saint-Pierre-de-Varengeville (Seine-Maritime, Warengiervillam ).

Remarque : Dans un ouvrage postérieur, François de Beaurepaire rapproche Varengeville de Varenguebec (Manche, Warengebech 1185) et Varengron (bois de) à Vasteville (Warengelon 1274) et Varengron (Calvados, Saint-Contest, Warengelon 1398) qui sont, pour lui, formés avec le nom de personne germanique Waringus, associé pour le premier à l'appellatif -bec, du vieux norois bekkr « ruisseau » et pour le second à -lon, élément issu du norois lundr « bosquet ». Les patronymes Varangue / Varengue qui en procèdent sont uniquement caractéristiques des départements normands, notamment de la Manche et de la Seine-MaritimeVarengue sur le site de Géopatronyme (lire en ligne) . Varengeville se situe par ailleurs dans la zone de diffusion de la toponymie scandinave. Souvent les noms de personnes scandinaves se sont confondus avec des noms germaniques continentaux ou anglo-saxons. Ainsi, l'élément Vareng- peut-il représenter le nom de personne norois de forme proche Væringi, variante de Væringr, c'est-à-dire « le Varègue »Site de Nordic Names : nom de personne VæringR (lire en anglais) .

Vasterival Vallon et plage à Varengeville-sur-Mer (manoir de Wathierval 1333, vallon de Vatrival 1762) : « Le val de Vautier ou Vatier », formes normandes de Gauthier. Le s graphique dans Vaste- destiné à marquer la voyelle [a] fermée et longue, est apparu fin . La prononciation traditionnelle est attestée par la forme de 1762, Vatrival.

Histoire On voyait encore au de nombreuses traces de fortifications au lieu-dit le Câtelier, disparues aujourd'hui, elles n'ont jamais fait l'objet de datations précises.