Jean Baptiste de Belloy (ou J.B. de Belloi), né à Morangles dans le diocèse de Beauvais le Archives départementales de l'Oise, EDT176/1E2, registres BMS de Morangles (années 1700-1713), vue 70, 29 octobre 1709, baptême de Jean Baptiste de Belloy. https://ressources.archives.oise.fr/v2/ad60/visualiseur/registre.html?id=600104794 et mort à Paris le , fut évêque de Marseille après Belsunce en , archevêque de Paris en et cardinal.

D'un esprit modéré, il fut un des évêques qui facilitèrent la conclusion du Concordat.

Biographie Sous l'Ancien Régime thumb|180px|left|Portrait de Jean-Baptiste de Belloy, entre 1736 et 1751. thumb|180px|left|Le cardinal de Belloy, archevêque de Paris (1801-1808), Laurent Dabos, 1806.

Bien qu'appartenant à une famille ancienne ayant quelque renom sur le plan militaire, le jeune Jean-Baptiste de Belloy préféra suivre une carrière ecclésiastique et fit ses études scolaires puis théologiques à Paris, où il fut ordonné prêtre et reçu docteur en théologie en .

Son évêque, le cardinal de Gèvres, le nomma vicaire général et archidiacre de la cathédrale. En il fut sacré évêque de Glandèves. Lors de l'Assemblée du clergé français de , il se rangea dans le camp des modérés et contribua à restaurer la tranquillité dans l'Église de France. Dans le diocèse de Marseille, les dissensions occasionnées par la bulle étaient devenues si vives qu'à la mort de l’évêque Belsunce, il y avait un danger imminent de schisme. Face à cette situation critique, Belloy y fut transféré et rétablit la paix. Le il fut nommé membre de l'académie de Marseille..

Il obtint l'abbaye Notre-Dame de Cormeilles. en .

Le , il procèda à la bénédiction d'intronisation de Venture-Gabrielle de Pontevès de Maubousquet, la nouvelle abbesse de l'abbaye de Maubuisson, en présence de ses confrères Louis-Sextius Jarente de La Bruyère, évêque d'Orléans, et Louis-André de Grimaldi nouvel évêque du Mans« Notes de Mr Le Vallois, curé de Saint-Maclou de Pontoise de 1744 à 1779 », publiées par Henri Le Charpentier in Mémoires de la Société historique et archéologique de l'arrondissement de Pontoise et du Vexin, tome IV, Pontoise, 1883, p. 99..

Durant la Révolution et l'Empire En , l'Assemblée nationale décréta la suppression du diocèse de Marseille. L'évêque se retira, tout en envoyant à l'Assemblée une lettre de protestation contre la suppression d'un des plus vieux sièges épiscopaux de France. Il se retira à Chambly, petite ville près de son lieu de naissance, où il resta pendant la période la plus critique de la Révolution française.

Quand, en , le pape ordonna aux évêques français de lui présenter leur démission de tous leurs sièges respectifs pour faciliter la conclusion du Concordat, Belloy fut le premier à se soumettre, et son exemple eut une forte influence sur les autres évêques. Bonaparte, favorablement impressionné par cet acte de dévotion envers l'Église et de soumission à l'État, obtint qu'il fût nommé au siège de Paris, bien qu'il fût déjà nonagénaire.

Son grand âge ne l'empêcha pas de diriger son nouveau diocèse avec énergie. Il réorganisa les paroisses, leur donnant de bons prêtres et tint à visiter lui-même ses ouailles. Nonobstant, peu après avoir été nommé sénateur, il fut passagèrement malmené dans « l'affaire » des funérailles de la danseuse Marie-Adrienne Chameroy. C'est en fait au P. Claude-Marie Marduel, curé de la paroisse Saint-Roch qu'incombe la responsabilité première de cette « affaire » dès lors qu'il avait refusé l'accès de l'église au cercueil et au convoi de l'artiste de sa seule autorité (Firmin-Didot, Biographies, t. 9, p. 606 ; Le Globe, 9 décembre 1826, p. 272..

En effet, Bonaparte fut tellement satisfait de son service qu'il le fit même membre du Sénat conservateur, le () (), et qu'il demanda et obtint pour lui le chapeau de cardinal, que le pape consentit à placer lui-même sur la tête du prélat au cours d'un consistoire tenu à Paris, dans les appartements du Pape, au Louvre, le , en lui attachant, comme titulature romaine, le titre de la basilique San Giovanni a Porta Latina , titre que le cardinal, nonagénaire, garda de à sa mort en . Le cardinal de Belloy remit la sainte couronne d'épines à sa place d'honneur dans la Sainte-Chapelle (), cachée durant la tourmente révolutionnaire.

À sa mort, à , le cardinal de Belloy avait passé soixante-quinze ans dans le ministère pour l'édification de tous, et à la satisfaction de Napoléon aussi bien que du pape (alors qu'ils allaient être bientôt engagés dans une lutte acharnée, durant laquelle le pape allait être enlevé de Rome pour être déporté à Savone puis reclus au château de Fontainebleau, conflit qui ne s'acheva qu'avec la chute de Napoléon, permettant le retour triomphal du pape à Rome, le ).

thumb|285px|Cénotaphe du cardinal Jean-Baptiste de Belloy.

Le cardinal de Belloy fut inhumé dans le caveau des archevêques sous le chœur de la cathédrale Notre-Dame de Paris, et Napoléon fit ériger en son honneur un monument sculpté par Louis Pierre Deseine dans la chapelle Saint-Marcel.

L'inventeur de la cafetière Vers , Jean-Baptiste de Belloy donne son nom au système de la percolation du café (qui était auparavant infusé), et à la première machine à faire le café, la cafetière à la Dubelloy, ou dubelloire, ou débelloire.., ancêtre de la cafetière napolitaine. La cafetière à la Dubelloy avait en fait été inventée par François-Antoine-Henri Descroizilles....

Titres Abbé commendataire de l'abbaye Saint-André de Villeneuve-lès-Avignon de 1748 à 1766. Comte de Belloy et de l'EmpireJean Baptiste de Belloy-Morangle sur roglo.eu. ()

Distinctions Légion d'honneur : Grand officier ( : ), puis, Grand aigle de la Légion d'honneur ().

Armoiries Figure Blasonnement Armes de la famille de Belloy de Morangles,

De gueules, à sept losanges d'or, 3, 3 et 1., et ses Compléments sur www.euraldic.com. 150 px Armes du comte de Belloy et de l'Empire,

De gueules à quatre losanges d'argent (3 et 1) ; au franc-canton brochant des Comtes Archevêques.Source : heraldique-europeenne.org..

Hommages thumb|180px|Plaque de la rue de Belloi à Marseille.

À Paris, la rue de Belloy a été nommée en son honneur À Marseille, une rue de Belloi existe dans le arrondissement. Une rue de Belloy existe également dans les communes de Cassis et de Montsoult. Une residence nommée Le parc du Belloy existe à Le Mesnil-le-Roi, au pied du parc du château de Saint Germain-en-Laye.

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Notes et références

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