Les Marches historiquement incluses dans l'histoire des États pontificaux, sont un territoire riche en cathédrales, églises et abbayes ou collégiales de différents ordres religieux. La plus grande partie des édifices ici recensés étant de style composite, les ouvrages sont catégorisés dans la liste en fonction du style prédominant.
La présente liste n’est pas exhaustive.
Églises romanes Abbatiale san Vittore alle Chiuse de Genga (AN)
L’abbatiale san Vittore alle Chiuse est une abbaye et une église catholique romaine située dans la commune de Genga dans la Province d'Ancône. L'édifice est connu depuis l'année 1007 et constitue un exemple de l’Architecture byzantine en Italie. Il a été déclaré Monument National en 1902AN pour province d’Ancône / MC pour province de Macerata / PU pour province de Pesaro-Urbino / FM pour province de Fermo / AP pour province d’Ascoli Piceno..
Basilique de la Santissima Annunziata ou Santa Maria a pie di Chienti, à Montecosaro
La basilique de la Santissima Annunziata ou basilique de Santa Maria a Piè di Chienti est une église paroissiale située dans la commune de Montecosaro dans le hameau de Montecosaro Scalo, dans la province de Macerata. Il représente l’un des chefs-d’œuvre de l’architecture romane des Marches, et doit son nom à la rivière Chienti qui coule à proximité. Déjà présente dans les documents antiques presque toujours comme et dans le bas Moyen Âge également appelée . Elle a été déclarée monument national en 1902. L’église a été construite dans sa configuration actuelle en 1125 comme l'attestent deux épigraphes à l’intérieur, mais des cartes de l'abbaye de Farfa, dont dépendaient les frères qui l’ont fondée, parlent de cette église dès l’année 936. Des voix locales l'associent au règne-même de Charlemagne qui serait né et enterré en terres des Marches alors carolingiennes avant que ses reliques ne soient transférées en la cathédrale d’Aix-la-Chapelle. De manière plus concrète, la structure de la Basilique est particulière en raison de son chœur à étagements ; elle comporte un remarquable cycle de fresques du Maestro di Offida de la deuxième moitié du trecento au niveau supérieur, accessible par un escalier dans le mur droit de la nef. L’on y appréciera le traitement tout à fait original de la Nativité. Dans le chœur inférieur, des éléments tels que niches ou chapiteaux laissent penser à des fondations réellement antérieure au .
Cathédrale Saint-Cyriaque d'Ancône
La cathédrale Saint-Cyriaque d'Ancône est une église de style romano-byzantin du située à Ancône dédiée à saint Cyriaque de Jérusalem.
Les fondations de la cathédrale remonteraient au . Une restauration précoce serait intervenue en 1234. C’est un bel édifice roman en pierre grise, bâti en forme de croix grecque dominée par un dôme. La façade possède une porte gothique, attribuée à Giorgio da Como. L’édifice comprend une Crypte et dix colonnes attribuées au bâtiment d’origine, un temple dédié à Vénus du .
Église Santa Maria della Piazza à Ancône L’église de Santa Maria della Piazza se trouve à Ancône sur la Piazza Santa Maria, dans l’ancien quartier du Port. Érigée entre les , elle fut construite sur une église paléochrétienne du restaurée au ; une partie du sol de l’église actuelle est en verre pour permettre la vision des mosaïques paléochrétiennes sous-jacentes.
Abbaye de Saint Vincent al Furlo à Acqualagna (PU) Le monastère est construit sur la rive gauche de la rivière Candigliano, le long de la Via Flaminia, près de la gorge du Furlo, où se trouvait la ville romaine de Pitinum Mergens abandonnée à l’époque de la Haute-Antiquité. Sa prospérité était liée aux pieuses offrandes des voyageurs qui traversaient la gorge du Furlus. Il abrita les reliques de l’évêque de Bevagna saint Vincent, martyr en 303, après que Bevagna eut été détruite par les Lombards au . La première mention de l’abbaye remonte à 970, qui renvoie à la vente des reliques de saint Vincent à Deodoric, évêque de Metz.
Église San Claudio al Chienti à Corridonia (MC) L’église de San Claudio al Chienti est un édifice roman qui se trouve dans la commune de Corridonia dans la Province de Macerata, en position isolée, dans la vallée du Chienti. Elle a été déclarée monument national en 1902. Documentée depuis le , il s’agit d’un des plus importants et anciens témoignages de l’architecture romane dans les Marches, encore intégrée dans sa conformation originelle et insérée dans un paysage encore intact. L’escalier d’accès avec balcon et le portail d’entrée de l’église supérieure, en pierre d’Istrie, furent ajoutés au .
Église de Santa Maria di Portonovo (AN) L’église Santa Maria di Portonovo est un précieux exemple de l’architecture romane des Marches. Immergée dans le décor naturel de la Riviera del Conero, surplombant la mer Adriatique, elle constitue un exemple d’équilibre entre nature et architecture. Il se dresse en effet sur les pentes du mont Conero, sur une falaise surplombant la plage de Portonovo, localité de la commune d’Ancône (Portonovo est l’un des quartiers du hameau du Poggio). Cette église, avec son monastère adjacent (maintenant détruit), est le seul bâtiment dont on a des nouvelles historiques à se trouver dans la zone des deux golfes de Portonovo. Pendant environ 680 ans, il en a été ainsi, puisque la Tour Clémentine, non loin, a été construite seulement en 1716 et le "jeune" Fortino remonte seulement à après 1811. Si l’on imagine donc ce scénario : montagne, mer, église, monastère ; pas de bourg, pas de routes, sinon un étroit sentier qui serpentait sur la montagne, zones marécageuses à proximité, il décrit un environnement certainement pas très différent de ce que les moines bénédictins ont habituellement préféré pour la construction de leurs bâtiments monastiques.
Monastère de Fonte Avellana
Ses origines remontent à la fin du premier millénaire après J.-C. et sont étroitement liées à l’histoire de la congrégation des Camaldules. L’Ermitage fut peut-être fondé par saint Romuald en 980. L’œuvre de saint Pierre Damien donna à l’abbaye une impulsion considérable qui y devint moine en 1035 et prieur en 1043. Non seulement pour l’élargissement des constructions originelles, mais aussi pour un fort développement culturel et spirituel qui fit de l’Ermitage un point de référence religieux et social. La tradition rapporte le nombre de 76 saints et bienheureux qui vécurent dans l’ermitage. L’Ermitage est cité dans la Divine Comédie (Paradis, chant XXI) par Dante Alighieri, qui semble en avoir été aussi l’hôte.
Sanctuaire de Santa Maria Infra Saxa, Genga
Le sanctuaire de Santa Maria Infra Saxa se situe à Genga, dans les Marches, dans la même cavité où se trouve le fameux Temple de Valadier. Celui-ci a été construit entre les rochers et est partiellement creusé dans le mur de la grotte. Les premiers témoignages écrits de l’ermitage datent de 1029 et parlent d’un monastère féminin de clôture habité par des moniales bénédictines. À l’intérieur du monastère, jusqu’aux années 1940, se trouvait une statue en bois de la Vierge, détruite dans un incendie qui détruisit une partie du couvent. Aujourd’hui, il a été remplacé par une statue en pierre copie de l’original. centré|vignette|Temple de Valadier|300x300px
Baptistère di San Giovanni d’Ascoli Piceno (AP) Le baptistère de San Giovanni d'Ascoli Piceno se dresse sur la place Arringo située sur le côté gauche de la façade principale de la cathédrale dédiée à saint Emidio, patron de la ville. C’est un monument de style roman qui compte parmi les meilleurs exemples d’art religieux italien et figurant sur la liste des monuments nationaux italiens. Entièrement réalisée de blocs carrés de travertin, sa structure se montre solide et massive. À la base du flanc Est du monument, on remarquera la présence de vestiges de murs romains. Le début de sa construction est difficile à dater, mais on suppose, à partir des découvertes archéologiques de 1828, et des fouilles ultérieures qui ont eu lieu dans la décennie entre 1870 et 1880, que la partie intérieure du bâtiment consistait en un temple païen du forum Ascolanum dédié peut-être à Hercule. L’utilisation du temple comme baptistère avait déjà lieu aux et s. Giambattista Carducci confirme la période du en tenant compte de la forme octogonale adoptée pour l’intérieur qui unit le baptistère d'Ascoli à celui de San Giovanni à Florence, au baptistère des Ariani de Ravenne, au baptistère du Latran de Rome construit par Constantin. La première restauration de la structure a eu lieu avant le , puis de nouvelles réparations ont eu lieu autour du .
Église san Giacomo Apostolo à Ascoli Piceno (AP) L’église San Giacomo Apostolo est un lieu de culte catholique, situé dans le centre historique d’Ascoli Piceno. L’édifice montre les caractères et le schéma de composition de l’art roman local, avec une certaine influence gothique, il se dresse isolé au centre de Piazza della Fortuna, entouré de nombreux bâtiments historiques. centré|vignette|Fronton semi-circulaire à haut-relief du ayant probablement appartenu à une porte plus ancienne.
Abbaye de Chiaravalle
L'abbaye de Chiaravalle di Fiastra est une abbaye cistercienne située à Tolentino, dans la province de Macerata. Fondée en 1098 en tant que communauté bénédictine, elle s'affilie dès 1142 à l'ordre cistercien. Fermée en 1624, elle connaît entre 1985 et 2018 une nouvelle période monastique avec une communauté cistercienne.
Collégiale de Santa Maria di Piazza Alta de Sarnano (MC) L’église de Santa Maria Assunta, également appelée Santa Maria di Piazza Alta est l’église-collégiale qui se dresse sur le point le plus haut du centre historique dans la commune de Sarnano en province de Macerata. La construction de l’église de Santa Maria di Piazza Alta date du lorsque les habitants de la zone étaient assujettis à la famille noble Brunforte, alors que l’autorité religieuse était représentée par les moines bénédictins de l’Abbaye de Piobbico, situé dans les montagnes près de Sarnano. Quand le village fut proclamé libre commune en 1265, les moines et les habitants commencèrent la construction de l’église, terminée en 1296 avec l’érection de la tour. Les constructeurs de la structure furent probablement des Maîtres Lombards, dépositaires du système de construction en terre cuite avec lequel a été réalisé le Castrum du pays. L’église possède en outre des œuvres de l’école de Camerino.
Abbaye de sant’Urbano à Apiro (MC)
L’abbaye de Sant’Urbano se dresse dans la commune d’Apiro, dans la province de Macerata, sur la rive gauche du torrent Esinante affluent de la rivière Esino. C’est probablement l’une des plus anciennes et des plus importantes abbayes, située entre les douces collines des Marches précisément à l’intérieur de la Vallée de San Clemente. Dédiée à Sant’Urbano, pape de 222 à 230 ans et patron d’Apiro, l’Abbaye Bénédictine de Sant’Urbano all’Esinante est mentionnée pour la première fois dans un parchemin de 1033. La fondation du complexe monastique est antérieure à cette date et peut se situer entre le . Une inscription gravée dans l’ancien maître-autel date de 1086, année de sa consécration, tandis qu’une autre avec la date 1140, peu lisible du fait du temps, est gravée dans la pierre de l’autel de la crypte. Concathédrale San Leopardo d’Osimo