La Castellane est une rivière française des Pyrénées-Orientales, dans la région Occitanie et un affluent gauche du fleuve la Têt.
Toponymie La rivière tient son nom de la localité de Catllar, où elle conflue dans la Têt.
Les formes anciennes du nom étant suivies du suffixe -anum, cela laisse supposer un toponyme issu du nom du possesseur du lieu. Deux hypothèses sont alors possibles. Une première, peu probable, renvoie à un nom de personne d'époque romaine, Castelius, lui-même issu du latin castellum désignant un château. Ce nom, répandu dans le sud de la France a donné de nombreux Castella et Castellane. Mais Castelius est un nom rare dans les pays catalans à l'époque romaine, et de plus rien dans les vestiges archéologiques ne donne d'indices sur la présence d'un domaine d'époque romaine en ce lieu. Une deuxième, plus plausible, identifie une villa à l'époque médiévale ayant pris le nom de son possesseur, Castellanus, issu de Castellu et désignant un châtelain. Ce nom est courant dans la région au , puisque c'est aussi le nom du fondateur de l'abbaye Sainte-Marie d'Arles-sur-Tech, à proximité, et qu'il existe une autre Villa Castellani, au dans le massif des Albères.
Une étymologie erronée a rattaché le nom de la localité au latin castellare (château), terme pourtant absent de tous les documents anciens concernant le nom de cette localité. Cette erreur, apparue dès le , est à l'origine de la graphie reprise par l'administration française au puis officiellement adoptée au , Catllar, et encore en usage à ce jour. Toutefois, cela n'a pas d'incidence au niveau de la prononciation car, le r final ne se prononçant pas en catalan, les formes Catllà et Catllar sont homophones.
Géographie Géographie physique
De , la Castellane prend sa source dans la commune de Mosset, à , sur le flanc est du pic de Madrès (), sommet pyrénéen à la limite de l'Aude et des Pyrénées-Orientales, passe en contrebas du col de Jau (), puis se jette dans la Têt, en rive gauche, au niveau du Mas Riquer à Catllar, à .
La vallée de la Castellane jusqu'au col de Jau constitue la limite orientale du massif du Madrès.
Transports La route départementale 14, ancienne route nationale, suit le cours de la rivière pour relier Catllar au col de Jau. La vallée de la Castellane est une ancienne voie de passage entre le Conflent et la vallée de l'Aude.
Communes traversées Dans le seul département des Pyrénées-Orientales, la Castellane traverse les trois communes suivantes, de l'amont vers l'aval : Mosset (source), Campôme et Catllar (confluence), dans l'arrondissement de Prades. Le cours de la rivière marque par ailleurs la limite entre Campôme et la commune de Molitg-les-Bains.
La plus grande partie de la vallée de la Castellane, en amont, sur , correspond presque exactement au territoire de Mosset.. Plus en aval, son bassin versant est partagé entre Campôme et Molitg-les-Bains, puis Catllar, avec un dépassement sur Ria-Sirach qui voit naître son affluent còrrec de Vallauria.
Bassin versant La Castellane traverse une seule zone hydrographique .
Organisme gestionnaire La Têt et son bassin versant sont gérés par le SMBVT ou Syndicat mixte du bassin versant de la Têt, né en 2008, et sis à Perpignan.
Affluents La Castellane a huit tronçons affluents référencés par le SANDRE : Còrrec de les Voltes (rgrd pour rive droite et rg pour rive gauche), sans affluent, donc de rang de Strahler un. Ruisseau de Cortal l'Espagnol ou Còrrec de Llustria (rg), sans affluent. Còrrec des Banyeres ou Ruisseau du Manat ou Còrrec de Xixat (rg), sans affluent. Còrrec de Canrec, (rd), sans affluent. Ruisseau de la Soulane ou Còrrec de la Solana (rd), sans affluent. Ruisseau des Creus (rd), sans affluent. Còrrec de les Eres (rd), sans affluent. Ruisseau de Ballaury (rd), sans affluent.
Ce qui donne un rang de Strahler égal à deux.
L'IGN recense cependant davantage d'affluents de la Castellane, ainsi que des sous-affluents, ce qui augmente le rang de Stahler.
Hydrologie Le régime est dit nival. La Castellane a été observée aux stations suivantes : Y0446010 - La Castellane à Molitg-les-Bains du au , à , pour pour un module de Y0445010 - La Castellane à Catllar depuis le à aujourd'hui, à , pour , pour un module de
La Castellane à Catllar Le module ou moyenne annuelle de son débit est à Catllar de . On peut remarquer que celui-ci est inférieur au module à Molitg-les-Bains.
Étiage ou basses eaux À l'étiage, c'est-à-dire aux basses eaux, le VCN3, ou débit minimal du cours d'eau enregistré pendant trois jours consécutifs sur un mois, en cas de quinquennale sèche s'établit à ou encore , ce qui est faible2 % du module à .
Crues Sur cette période d'observation, le débit journalier maximal a été observé le pour . Le débit instantané maximal a été observé le à avec en même temps que la hauteur maximale instantanée de soit .
Le QIX 2 est de , le QIX 5 est , le QIX 10 est de et le QIX 20 est de . La courte période d'observation de douze ans n'a pas permis de calculer les QIX 50 et QIX 100.
Lame d'eau et débit spécifique La lame d'eau écoulée dans cette partie du bassin versant de la rivière est de , ce qui est légèrement au-dessus de la moyenne en France, à . Le débit spécifique (Qsp) atteint de bassin.
Aménagements et écologie Irrigation L'arboriculture (pêche, cerise, abricot...) s'est développée vers les villages avec l'eau d'irrigation gravitaire gérée en réseau collectif.
ZNIEFF Une ZNIEFF de type II est présente sur le bassin versant de la Catellance, la ZNIEFF 910030627 Versant sud du massif du Madres, pour une superifice totale de , sur les deux communes de Campôme et Catllar.
AAPPMA
Galerie
Voir aussi
Articles connexes La liste des cours d'eau des Pyrénées-Orientales La Têt
Liens externes
Bibliographie
Notes et références Notes
Références
Castellane Castellane Catégorie:Affluent de la Têt Castellane