Aimée Navarra (état-civil inconnu) est une actrice, réalisatrice et scénariste française.

Biographie Vendeuse dans un grand magasin de soieries de LyonAprès le Concours théâtral d'amateurs de Douai, M. Antoine engage deux artistes. Le Grand Écho du Nord, 13 septembre 1911, p. 4, à ., Aimée Navarra est remarquée par le metteur en scène André AntoineMlle Navarra ne cache pas sa joie. Excelsior, 16 septembre 1911, p. 9, à Notes d'un parisien. M. Antoine ou le bon juge. Le Figaro, 12 septembre 1911, p. 3, à . dans un concours de comédiens amateurs organisé par la Fédération des sociétés théâtrales d'amateurs qui se déroule à Douai en Théâtres. Comment M. Antoine engage ses artistes. Excelsior, 1er septembre 1911, p. 7, à .. Il l'engage presque aussitôt dans la troupe du Théâtre National de l’OdéonParis. Théâtres. Odéon. Débutants. Comoedia, 1er septembre 1911, p. 2, à . qu'il dirige depuis 1906.

Aimée Navarra devient la première femme réalisatrice de cinéma en BelgiqueJill Nelmes, Jule Selbo, Women Screenwriters: An International Guide, Springer, 2015, p. 239.

Elle a créé un cours de cinéma avec Jules Raucourt. Ses étudiants ont participé à Cœurs belges Ronny De Schepper, Honderd jaar geleden.

En 1923, Aimée Navarra réalise Cœurs belges (Belgische harten), mélodrame patriotique., dont elle est la scénariste avec l'abbé De Moor, interprété par : Corona, l'abbé De Moor, Viviane Dhollain, M. Faucon, Marcelle Navarra, Raymonde Navarra, Jean Saint-Marc, Géo Schally, Manette Simonethttps://www.filmaffinity.com/us/film683219.html. Le magazine Ciné Revue l'annonçait ainsi : « Mme Aimée Navarra dans les vastes studios des Cigognes à Paris tourne les intérieurs de son film Janick »Ciné Revue, n° 14, 1923, p. 14.

Au cours des années 1920, il semble qu'elle ait également tourné de nombreux documentaires en Belgique, en Allemagne, en Afrique et en Amérique, sur lesquels on ne sait pratiquement rienCinémas. Petites nouvelles. Le Temps, 5 juillet 1939, p. 5, à .Cinéma. La Légion étrangère "vedette" de films. La Liberté, 11 mars 1940, p. 4, à ..

De retour d'Amérique, elle crée en une école de cinéma à AlgerCinéma. Chez nous...La Dépêche algérienne, 25 février 1932, p. 4, à .Le cinéma. Chez nous. La Dépêche algérienne, 10 novembre 1932, p. 4, à . où elle va passer désormais une grande partie de l'année. De à , elle va sillonner l'Algérie pour y représenter avec sa troupe Les Surprises du divorce, un vaudeville d'Alexandre Bisson et Antony Mars datant de 1888Affiche originale de 1888 à ..

Cinq ans plus tard, elle commence la réalisation de Frères d'AfriqueC'est une femme, Aimée Navarre, qui réalisera le premier film commencé pendant la guerre... à la gloire de notre armée d'Afrique. Paris-Midi, 16 novembre 1939, p. 2, à ., film situé en Afrique du Nord en 1938, avec le concours de la Légion étrangèreUn grand film sur l'unité française "Frères d'Afrique" va être tourné. La Cinématographie française, 26 août 1939, p. 20, à . et des dialogues de Pierre Mac OrlanDaniel Joseph, Guerre et cinéma: Grandes illusions et petits soldats, Presses de Sciences Po, 1972, p. 166, et qui est resté inachevé« Les prises de vues commencèrent effectivement en Algérie sous la direction de Mme Navarra qu'assistait André Zwobada, mais la guerre et l'Occupation firent définitivement échouer leur projet. », Le cinéma colonial : de L'Atlantide à Lawrence d'Arabie, Le Cinéma colonial : de L'Atlantide à Lawrence d'Arabie, Pierre Boulanger, Seghers, 1975, p. 101. Le slogan du film, était : « Deux races, deux religions, une seule patrie ».. Il devait être interprété par Pierre BrasseurJean-Marc Loubier, Pierre Brasseur: l'éternel milliardaire, Bartillat, 1997, p. 306 , Lisette Lanvin, Aimos, Aimé Clariond, Constant Rémy, Claude May, Camille Bert, Jean Fay, MahieddineMahieddine Bachtarzi, Mémoires, Éditions nationales algériennes, 1984, p. 25, Léon Bélières, Paul Azais, Nine Lion et Georges Lyon..

On perd définitivement sa trace en Pierre Brasseur à Alger. L'Écho d'Alger, 5 mai 1940, p. 3, à .Potinons. Marseille. Cinémonde, 22 mai 1940, p. 11, à .: quelques semaines seulement avant l'Armistice signé le suivant et qui semble avoir mis fin à ses activités cinématographiques. Née vraisemblablement vers 1890, elle devait donc avoir environ cinquante ans à l'époque.

Théâtre 1911 : Les Romanesques, comédie en 3 actes d'Edmond Rostand, au théâtre des Célestins de Lyon ()Après le concours des Sociétés théâtrales d'amateurs. La Vie douaisienne, 19 août 1911, p. 4, à . 1911 : Le Flibustier, comédie en 3 actes de Jean Richepin, au théâtre des Célestins de Lyon () : JanickDépartements et étranger. Lyon. Comoedia, 31 août 1903, p. 3, à . 1911 : David Copperfield, pièce en 5 actes de Max Maurey d'après Charles Dickens, au théâtre de l'Odéon () : Clara 1912 : La Puissance des ténèbres, drame en 5 actes et 6 tableaux de Léon Tolstoï, au théâtre de l'Odéon () : Marina 1912 : L'Honneur japonais, drame en 5 actes et 6 tableaux de Paul Anthelme, au théâtre de l'Odéon () 1912 : Cendrette, conte en un acte d'Emmanuel Dénarié, au théâtre des Célestins de Lyon (juillet) 1914 : Les Conférenciers, comédie de Th Moyel, au Théâtre du Carillon de Lyon (mars) 1922 : Les Petits, pièce en 1 acte, au théâtre de l'Odéon () 1923 : Attendez-moi sous l'orme, comédie en 1 acte de Jean-François Regnard, au théâtre de l'Odéon () 1923 : Adieu, Manette, pièce en 1 acte en vers de Léon Davido, au théâtre du Gymnase () 1923 : Le Souffle du désordre, comédie en 3 actes de Philippe Fauré-Frémiet, au Théâtre Albertin de Bruxelles (-)Comœdia, 10 novembre 1923, p. 2 1924 : Les Précieuses ridicules, comédie en 1 acte de Molière, au théâtre de l'Odéon () : Madelon 1932 : Le Gendre de Monsieur Poirier, comédie en 4 actes de Jules Sandeau et Émile Augier, à l'Eldorado Cinéma de Maison-Carrée ()Banlieue d'Alger. Maison-Carrée. Eldorado Cinéma. L'Écho d'Alger, 27 décembre 1932, p. 6, à . 1933 : Les Surprises du divorce, vaudeville en 3 actes d'Alexandre Bisson et Antony Mars, au théâtre de Cherchell (), à la salle de la Lyre de Guyotville (), à la Salle des fêtes Roblès de Douéra (), à la salle des Fêtes d'Affreville (), au Casino Botella de Relizane () et au théâtre Municipal de Mostaganem () : Mme Bonivard, la belle-mèreFaits locaux. Théâtre municipal. Mostaganem, 18 novembre 1933, p. 2, à . 1934 : Les Surprises du divorce, vaudeville en 3 actes d'Alexandre Bisson et Antony Mars, à la salle des Fêtes de Marengo (), à la salle des Fêtes de Bordj Bou Arreridj (), à la salle des Fêtes de Ménerville (), à la salle municipale des Fêtes de Coléa (), et au théâtre Municipal d'Alger () : Mme Bonivard, la belle-mèreBlida. Théâtre municipal. La Dépêche algérienne, 24 février 1934, p. 8, à .

Filmographie En dehors de nombreux documentaires non répertoriés et non identifiés, on ne connait d'Aimée Navarra que deux films de fiction : 1923 : Cœurs belges / Belgische Harten, scénario d'Aimée Navarra avec l'abbé De Moor. 1939 : Frères d'Afrique, conseiller technique André Zwobada, scénario et dialogues de Pierre Mac OrlanLa production française s'anime. On tourne Frères d'Afrique. La Cinématographie française, 23 décembre 1939, p. 9, à . (film inachevé)L'Algérie photogénique. On vient de tourner les premières scènes de "Frères d'Afrique". La Dépêche algérienne, 17 mars 1940, p. 4, à ..

Bibliographie Marianne Thys, Belgian Cinema, Cinémathèque royale de Belgique, 1999, p. 112 Charles Ford, Femmes cinéastes, Denoel/Gonthier, 1972, p. 137 Christel Stalpaert, « De filmtekst Coeurs belges (1923) van Aimée Navarre: de exploratie van de transgressieve ruimte door het vrouwelijke subject tijdens de Eerste Wereldoorlog », Akten van het colloquium Vrouwenstudies in België 1997-2000 / Actes du colloque Études féministes en Belgique 1997-2000, Annemie Motmans, Brussel, 2000, p. 177-198

Notes et références Notes

Références

Liens externes

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