La Déesse des mouches à feu est un drame québécois réalisé par Anaïs Barbeau-Lavalette. Il est adapté pour le cinéma par Catherine Léger d'après le roman éponyme de Geneviève Pettersen.
Le film est présenté en première mondiale le lors de la du Festival international du film de Berlin dans la catégorie Generation.
Synopsis 1996, Chicoutimi. Les parents de Catherine se disputent violemment le jour de ses 16 ans et finissent par se séparer quelque temps plus tard, en continuant d'avoir une relation difficile où Catherine ne trouve pas sa place. Un nouveau cercle d'amis devient le centre de son univers et Catherine expérimente, dérape et se perd sous la trame punk rock des années 1990.
Adaptation Bien que relativement fidèle au livre, le film s'en écarte à différents niveaux.
Ainsi, on ne retrouve aucun dialogue dans le livre, toute l'histoire étant racontée et vue à travers la narration de Catherine., alors que dans le film, il n'y a aucune narration de Catherine et l'histoire est vue de l'extérieur, à travers la relation entre les personnages..
L'ancrage temporel du film est fortement réduit par souci d'universalité.. On y perd une grande partie de l'atmosphère des années 1990 du roman.
Ensuite, le livre commence sur l'anniversaire de Catherine et se termine à la suite de son anniversaire de l'année suivante, qui coïncide avec le déluge du Saguenay alors qu'elle revient de plusieurs jours de pluie passés dans le bois seule avec son père. À la fin du film, Catherine se retrouve plutôt dans un chalet avec sa mère et son père, qui reprennent leur dynamique conflictuelle, mais qui finissent par se soutenir tous ensemble quand Catherine s'effondre, le film s'achevant sur une réminiscence d'elle et ses amis vivant des moments heureux avant le choc du deuil. Le déluge et le cycle annuel sont ainsi complètement évacués.
Enfin, contrairement au livre, le film ne donne aucun détail sur la vie des parents de Catherine. De plus, à la fin du livre, le père et la mère de Catherine annoncent qu'ils emménagent chacun avec leur nouveau conjoint, alors que ceux-ci sont complètement absents du film.
Fiche technique Titre original : La Déesse des mouches à feu Réalisation : Anaïs Barbeau-Lavalette Scénario : Catherine Léger d'après le roman de Geneviève Pettersen des éditions Le Quartanier Musique : Mathieu Charbonneau Conception visuelle : André-Line Beauparlant Costumes : Sophie Lefebvre Maquillage : Kathryn Casault Coiffure : Johanne Paiement Photographie : Jonathan Decoste Prise de son : Martyne Morin Conception sonore : Sylvain Bellemare Mixage : Bernard Gariépy Strobl Montage : Stéphane Lafleur Distribution des rôles : Murielle Laferrière, Marie-Claude Robitaille Production : Luc Vandal Société de production : Coop Vidéo de Montréal Société de distribution : Entract Films Budget : $ CA Pays d'origine : Canada Langue originale : français Format : couleur, DCP 2K, format d'image : 2,35:1. format son 5.1 Genre : drame Durée : Date de sortie : Allemagne : (première mondiale à la Berlinale 2020) Canada : (première canadienne au Festival de cinéma de la ville de Québec (en salle virtuelle du Cinéplex Ste-Foy)) Canada : (première montréalaise au cinéma Quartier Latin) Canada : (sortie en salle au Québec) États-Unis : (Festival international du film de Seattle) France :
Distribution Kelly Depeault : Catherine Caroline Néron : la mère de Catherine Normand D'Amour : le père de Catherine Éléonore Loiselle : Marie-Ève Robin L'Houmeau : Keven Bilodeau Antoine DesRochers : Pascal Noah Parker : Fred : Mélanie Belley Maxime Gibeault : Jean-Simon Laurence Deschênes : Véronique Ambre Jabrane : Vanessa Emmanuel Schwartz : Martial Emmanuel Bilodeau : le père de Keven
Production Développement En 2014, Anaïs Barbeau-Lavalette se fait recommander par son libraire le roman de Geneviève Pettersen La Déesse des mouches à feu. Elle le lit en une soirée. Le lendemain matin, elle appelle son producteur pour lui dire qu'elle veut adapter le roman au grand écran. En , Geneviève Pettersen annonce sur son compte Instagram que son livre La déesse des mouches à feu sera adapté au cinéma. Elle annonce par la même occasion que Catherine Léger sera chargée de l'adaptation et Anaïs Barbeau-Lavalette de la réalisation.
Tournage
Plusieurs initiatives sont mises en place lors du tournage pour réduire son empreinte écologique. Appuyée par des consultants de l'organisme La Brigade verte, l'équipe réussit Un sceau est ajouté au générique de fin.
Réception
Sortie en France Le film sort en France le , distribué par Les Alchimistes Films.
Distinctions Sélection : Festival international du film de Berlin (Berlinale), catégorie Generation
Récompenses : le film remporte au Gala Québec Cinéma Meilleur film : La Coop Vidéo, Luc Vandal Meilleure réalisation Anaïs Barbeau-Lavalette Meilleure interprétation féminine dans un rôle de soutien : Caroline Néron Iris de la révélation de l’année : Kelly Depeault Meilleure distribution des rôles : Murielle La Ferrière et Marie-Claude Robitaille Meilleur montage : Stéphane Lafleur Meilleure coiffure : Johanne Paiement
Nominations : le film reçoit 15 nominations au Gala Québec Cinéma, dont Meilleur film, Meilleure réalisation, Meilleur scénario, Meilleure direction de la photographie, Meilleur montage et Révélation de l'année pour Kelly Depeault. : le film fait partie des cinq finalistes de la du Prix collégial du cinéma québécois (PCCQ), mais le lauréat, choisi par des étudiants de 53 collèges et cégeps répartis à travers le Québec, est Souterrain de Sophie Dupuis.
Notes et références
Liens externes
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