Le () est une unité d'artillerie de l'armée française créée en 1860.
Création et différentes dénominations 1860: 1872 : 1883: () 1924: transformé en Régiment d'Artillerie Porté : recréation du ()
Chefs de corps : Antoine Adolphe Chautan de Vercly : Charles Foullon Grandchamp : Romuald Adolphe Ducasse : Vicomte François Gustave Toussaint : Baron Ernest Louis Charles Ducos de La Hitte 1877 : colonel d'Haranguier de Quincerot 1882 : colonel Bès de Berc 1886 : colonel Florentin 1889 : colonel Albenque 1891 : colonel Brzumienski 1895 : colonel Montagne ....
Historique des garnisons, combats et bataille Second Empire Le est formé, à Vincennes, en 1860 au moyen du .
Il est en garnison à Valence en 1862 et à Toulouse en 1866.
En 1863, le régiment est envoyé pour l'expédition du Mexique et il participe à la prise du fort de San-Xavier durant le siège de Puebla.
En 1870, durant la guerre franco-allemande, les , , , , , , , et , sont affectées à l'armée du Rhin. Enfermées dans Metz les batteries combattent à Borny, Rezonville et Saint-Privat. Les et , qui participent à la défense de Paris, sont engagées aux combats de Châtillon et aux batailles de La Malmaison, de Champigny, et du Bourget en 1870 et de Buzenval en 1871. Les , , , , et affectées à l'armée de la Loire et à l'armée de l'Est participent aux batailles et combats de Coulmiers, d'Orléans, de Josnes et de Vendôme en 1870 et aux batailles du Mans, de Villersexel et d'Héricourt en 1871.
1871 à 1914 vignette|Canon de Bange de 90 du d'artillerie, 1877. Alors en garnison à Toulouse en 1872, le « » est réorganisé en le mettant sur pied de régiment mixte sous le nom de « ». Il garde ses 3 premières batteries et son dépôt, reçoit 2 batteries montées du , 1 batterie du , et 5 batteries du . Il cède 2 batteries à cheval au , 1 batterie au , 2 batteries au , 1 batterie au , 1 batterie au , 2 batteries au et 2 batteries au .
Le remaniement du 28 septembre 1873 le place dans la .
Première Guerre mondiale Affectation vignette|Le maréchal des logis de Viguerie du . Sa conduite en septembre 1916 alors qu'un obus lui avait arraché une partie du visage et l’œil gauche lui vaudra la Légion d'honneur. À la déclaration de guerre, le régiment stationne à Agen. Il fait partie de la d'artillerie et sert d'artillerie à la d'infanterie.
Il est composé de 3 groupes de 9 batteries de 75 (36 canons).
1914 En 1914, il participe aux combats de la forêt de Luchy (en août) puis, pendant la bataille de la Marne, participe à la défense de la ferme des Grandes-Perthes (commune de Châtelraouldt). En décembre, il combat en Champagne (Perthes-lès-Hurlus).
1915 En , il combat à Vimy lors de Bataille de l'Artois.
1916 En 1916, il participe à la bataille de Verdun au bois de Vaux en juin puis à la Côte-du-Poivre en octobre.
1917 En 1917, il combat sur la Marne en mai-juin à Moronvilliers.
1918 En 1918, il participe à l'offensive de l'Ourcq en juillet puis à la bataille de l'Ailette en août et septembre et finalement il combat lors de la bataille de l'Oise.
Pour sa conduite lors de la guerre, il reçoit deux citations.
Autres sous-unités En , un autre groupe issu du est créé à Agen. Il sera rattaché à l'artillerie divisionnaire de la d'infanterie (AD/67). L'AD/67 sera renommée d'artillerie de campagne en .
Fin 1915, un autre groupe d'artillerie, constitué de deux batteries de vieux canons de modèle 1877, est formé. En décembre il rejoint l'artillerie divisionnaire de la (AD/126). En , les canons de 90 sont remplacés par des 75 modèle 1897. Le mois suivant, le groupe est rattaché à l'artillerie de corps du (AC/15). En , les deux batteries du groupe deviennent les et du d'artillerie de campagne.
Entre-deux-guerres
Seconde Guerre mondiale Le , le régiment est recréé par le centre mobilisateur d'artillerie de Vannes sous le nom de « d'artillerie divisionnaire » (). C'est un régiment de type hippomobile doté de 36 canons de 75. Il est rattaché à la d'infanterie, et commandé par le lieutenant-colonel d'artillerie coloniale David remplacé fin par le lieutenant-colonel d'Aillières. La , équipée de huit canons de modèle 1937, est rattachée au après sa mise sur pied à Yvré-l'Évêque.
Le est composé de 3 groupes, de 3 batteries avec 4 canons de 75 mm comprenant 68 officiers, 212 sous-officiers, hommes, chevaux, 186 voitures hippomobiles, 19 voitures de liaison, 32 camionnettes, 3 camions, 4 motos, et 68 vélos.
Drôle de guerre
Mai 1940
Face à l'attaque allemande par les Ardennes, il s'installe sur la Meuse dans les Ardennes belges pour appuyer les régiments d'infanterie de la division. La division tient la ligne de la Meuse jusqu'au . Elle continue ensuite de combattre dans les Ardennes françaises avant d'être disloquée. La majorité du est encerclé et fait prisonnier. Les 200 rescapés sont envoyés pour être organisés en une nouvelle unité d'artillerie tractée motorisée mais ils ne retourneront pas au combat.
Le régiment est dissous le .
Après 1945
Il participe à la guerre d'Algérie.
Décorations Pour sa conduite lors de la Première Guerre mondiale, il reçoit deux citations à l'ordre de l'armée. Son étendard est donc décoré de la Croix de Guerre 1914-1918 et les membres du régiment peuvent porter la fourragère.
Drapeau Il porte, cousues en lettres d'or dans ses plis, les inscriptions suivantes Décision /SGA/DPMA/SHD/DAT du relative aux inscriptions de noms de batailles sur les drapeaux et étendards des corps de troupe de l'armée de terre, du service de santé des armées et du service des essences des armées, Bulletin officiel des armées, , : Constantine 1837 Sébastopol 1854-1855 Magenta 1859 Verdun 1916 L'Ourcq 1918 L'Ailette 1918 AFN 1952-1962
Bibliographie . . . Louis Susane : Histoire de l'artillerie Française Historiques des corps de troupe de l'armée française (1569-1900)
Notes et références Notes
Références
Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1860 Catégorie:Unité militaire française de la Première Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire française de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Unité militaire française de la guerre d'Algérie Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1914-1918 Catégorie:Unité d'artillerie française dissoute