Le d'automitrailleuses () est une unité de l'armée française qui a participé à la Seconde Guerre mondiale. Avant la mobilisation, l'unité était le ().

Historique du gauche|vignette|Le défile à Paris le 14 juillet 1937. À gauche, deux Laffly 80 AM précèdent des Panhard TOE, les blindés à droite sont des AMR 33. Créé le , le est associé à la garnison de Paris : l'état-major et et escadrons sont à l'école militaire de Paris avec un détachement à Versailles, tandis que le est à Compiègne. Il fait partie, avec le , de la de cavalerie. Le garde les traditions du de cuirassiers alors dissout.

Le de trois escadrons d'automitrailleuses, le d'automitrailleuses de découverte (AMD), le mixte automitrailleuses de combat (AMC)/automitrailleuses de reconnaissance (AMR) et le escadron d'AMD. À l'origine, les AMD du sont des White TBC, celles du des White TBC et des Panhard TOE, les AMC sont des Schneider P16 et les AMR des AMR 33. Plus tard, les White TBC sont remplacées par des Laffly 50 AM et Laffly 80 AM. Les quinze AMR 33 ont été perçues en 1934 et les Panhard TOE en 1935.vignette|AMR 35 en test au GAM en 1936-1937.Le , l'escadron d'AMD du capitaine Bodelot, caserné à Compiègne, rejoint le , formé avec un escadron du . Le ne compte plus que trois escadrons à Paris, le mixte AMD (Laffly 50 AM) et motos, le mixte AMC et AMR et un escadron hors-rang. Le teste au moins deux AMR 35 en 1936-1937. Les AMC P16 sont remplacées en 1937 par des Hotchkiss H35.

Historique du Le d'automitrailleuse est créé le à partir du d'auto-mitrailleuses. Ce dernier compte six escadrons à sa formation mais les deux escadrons d'AMR rejoignent les et de dragons portés en décembre.

Il est équipé d'automitrailleuses Panhard 178 et de chars Hotchkiss H35.

Il mobilise le et part aussitôt sur la frontière dans la région de Sedan avec la de cavalerie qui deviendra légère de cavalerie en . Il subit ses premières pertes en occupant la région frontalière allemande de Merzig. Avec le reste de sa division, il stationne pendant toute la drôle de guerre à la frontière luxembourgeoise avec comme mission d'entrer au Luxembourg en cas d'attaque allemande. Dans ce cas, le régiment doit servir à éclairer la progression des colonnes de la division. vignette|gauche|Automitrailleuse Panhard 178 du détruite au Luxembourg. Le , le régiment entre au Luxembourg et entre en contact avec les Allemands. Des combats s'engagent à Esch-sur-Alzette, et à Soleuvre avec l'aide des spahis de la division. Le , le régiment se met sur la défensive avant de se replier derrière la Ligne Maginot. vignette|Monument aux morts du à Dizy-le-Gros. Le , le régiment est chargé de couvrir la formation de la armée. Le , le régiment est transféré dans la région de Montcornet et, sans son escadron de chars, défend de façon acharnée Dizy-le-Gros face aux chars allemands. L'unité perd 35 hommes dans les combats. Le régiment se regroupe à Sissonne. Le régiment combat encore à Sissonne et à Laon avant d'être replier le derrière la ligne de front pour se réorganiser. Il ne reste au régiment que 5 automitrailleuses et une vingtaine de side-cars.

Le , il transféré dans le secteur de la Somme pour nettoyer la rive Sud et reprendre les ponts. Avec l'aide du 2e régiment de dragons portés, l'objectif sera atteint avec des combats du 24 au à Airaines, à Condé-Folie, à Hangest-sur-Somme et à Picquigny. Le , il passe en deuxième ligne.

Le 5 et , il combat pour endiguer l'offensive allemande sur la Somme. L'escadron de chars Hotchkiss (10 chars) rejoint son régiment le après sa reconstitution à Montlhéry depuis le . Progressivement, le régiment se replie sur la Seine qu'il défend le dans la région d'Elbeuf. Puis après le , le régiment se replie vers l'ouest. Il combat encore en Normandie et la poignée d'hommes qui reste sera capturée le à Saint-Fraimbault dans l'Orne.

Pour son action, pendant la campagne, le régiment est décoré de la croix de guerre 1939-1945 avec une citation à l'ordre de l'armée.

Insigne L'insigne est initialement une reprise de celui du escadron d'automitrailleuses ( EAMC), un chevalier chargeant. En , le nouvellement créé reprend les traditions EAMC, dont son insigne, et un nouvel insigne propre au est dévoilé le . Il représente, sur une roue dentée, un hippogriffe portant un écu chargé d'une ancre de marine. La roue dentée représente la motorisation, l'hippogriffe fait référence à la chimère présente jusqu'en 1929 sur l'insigne d'un des escadrons d'automitrailleuses stationnés à Paris. Enfin, l'ancre rappelle que les premiers équipages d'automitrailleuses étaient issus de la Marine.

Personnalités ayant servi au sein de l'unité

Marc O'Neill, compagnon de la Libération

Jacques Weygand, fils du commandant en chef Maxime Weygand

, lieutenant-colonel du régiment en 1940

Notes et références

Bibliographie

Catégorie:Unité militaire française de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Unité de cavalerie française dissoute Catégorie:Unité ou formation militaire créée en 1933 Catégorie:Unité ou formation militaire dissoute en 1940 Catégorie:Unité militaire décorée de la croix de guerre 1939-1945